LIVRE II. CHAP. LIX
me dispenser de vous adresser mes gémissements, mes cris et mes supplications. Enfin, je n'ai personne en qui je puisse meconfier pleinement, ni qui me secoure plus à propos dans mes besoins, que vous seul, 6 mon Dieu! Vous êtes mon espoir et ma confiance, vous êtes mon consolateur et la fidélité même en toutes choses.
2. Tous cherchent leurs propres intérêts (Paiipp. n, 2.); vous ne voulez que mon salut et mon avancement, et vous tournez tout en bien jour moi.
Quoique vous m’exposiez à des tentations et à différentes adversités, c’est pour mon avantage que vous en ordonnez ainsi, VOUS qui avez coutume d'éprouver vos bien-aimés en mille manières. Et vous ne devez pas étre moins aiiné et moins béni dans ces épreuves
que si vous me combliez de vos célestes consolations.
3. dJ'établis donc en vous, & Seigneur mon Dieu, soute mon espérance et tout mon refuge, et je rejette sur vous toutes mes afflictions et toutes mes peines, parce que je ne trouve que faiblesse et qu'inconstance en tout ce que je regarde hors de vous. Car je ne puis tirer avantage d'un grand nombre d'amis, ni être aidé pi de puissants protecteurs, ni recevoir d'avis utiles de personnes prudentes qui me conseillent, ni trouver. de consolation dans les livres des docteurs, ni devoir ma délivrance à quelques richesses que ce soit, ni rencontrer d'asile dans la retraite la plus profonde et la plus propice,si vous ne nr'assistez, si vous ne me fortifiez, si vous ne me consolez, si vous ne