LIVRE IV, CHAP, IIlL
que c'est l'obéissance seule,et non pas l’ardeur de nos désirs, qui nous fait communier. Car enfin, mon Jésus, comment peut-on vous! connaître sans vous aimer, et vous aimer sans désirer de s'unir à votre Cœur, et de se transformer en vous par une bonne et fréquente communion? Et cependant combien de fois n'ai-je pour vous, 6 mon Dieu! qu'une insensibilité qui me désole, et qui me découragerait, si je ne savais qu'au défaut de cet amour que je voudrais avoir, que je ne puis me donner et que je vous demande, vous voulez bien que je vousreçoive:én vued'une obéissance accompagnée d'humilité! Que deviendrais-je, 0 mon Dieu ! dans la sécheresse où je me trouve, si je ne savais que les grandes misères de mon âme attirent sur elle vosmi-
séricordes, et que vous prenez plaisir à demeurer dans'un cœur qui se reéonnait indigne de vous recevoir, ét qui fait ce: qu'il peut
our ne l'être pas? En effet, l'hum-
le: aveu denotre indignité, après une’ confession la plus: entière dont æn'chrétien esteapable,supplée au défaut des désirs ardents de la sainte communion; et nous né pouvons ni mieux honorer, ni plus contenter le cœur de notre Dieu; qu'en! nous abaïssant pour lui ét dévant lui, Nous ne devons donc: pas: nous |'éloïgner dela saïntetommunion parcequenous ne sémtons point de dévotion:ou dé désir” urdent'id'en:: approcher; rfiais noué) devôns :'dommumier autant'de ‘fois (que notre confesséur!, que’ nous avonsidt d'ailleurs chotsir sage étidiscret, nous: L'ordonne; et: recevoir: Jésus-Christ