LIVRE I. CHAP. XV
sante, si elle n'est animée de la charité et d'uneinclination pieuse et tendre vers l’auteur des vérités qui nous sont révélées.
Qu'il m'ennuie, 6 mon Dieu.
de passer tant de temps sans occuper mon esprit de votre présence, et mon cœur de votre amour !
Quelle confusion pour moi, de penser si peu à un Dieu qui pense toujours à moi, et de ne sentir souvent que de l'indifférence pour vous, Seigneur, qui brülez toujours du feu de mon amour! Ne souffrez pas que je vive un seul moment sans vous aimer; et puisque vous êtes le centre de mon Cœur, imprimez-lui pour . vous cêtte tendresse eontinuelle et ce désir vif etardent de vous plaireet
‘de vous chercher en toutes choses
et sur toutes choses, pour netrouver de repos, de bonheur et de vraie satisfaction qu’en vous. Ainsi | soit-il.