‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 380 sur 417 · LIVRE 1V. CHAP. XV · texte numérisé non relu

LIVRE 1V. CHAP. XV

et méritera celle de la dévotion.

Car le: Seigneur répand volontiers sa bénédiction sur les vases qu'il trouve vides. £t plus un homme renonce parfaitement aux choses d'ici-bas, etimeurt à luimême par le mépris qu'il fait de

plus la grâce vient en lui avec promptitude, le remplitavec abondance, et élève son cœur ainsi dégagé.

4. C'est alorsqu'il.se verra dans l'afluence jusqu àen étresurpris, et qu'il sentira.en lui-même son cœur dilaté de joie, parce que la main du Seigneur est avec lui, et qu'il s'est jeté entre ses. bras sans réserve et pour toujours.

C'est. ainsi que sera béni l'homme-qui cherche Diou de tout son cœur, et. qui n'a; pas reçu son âme en vain.

«Cet homme, en recevant la

sainte Eucharistie, se rend digne de la grâce. d'une grande uniôn avc Dieu, parce qu'il ne consi- ‘ère pas sa dévotion et sa consolztion propre. mais l'honneur et la gloire de Dieu, qu'il préfère à sa dévotion et à sa consolation particulière.

PRATIQUE

Comment il faut sé disposer à recevoir la grâce proprede la sainte communion,età en profiter.

La fin de la divine Eucharistie est de nous unir :intimement à Jésus-Christ et de former dans nos âmes comme uneincarnation morale de son esprit et deses vertus, ce qui oblige les saints Pères d'appeler ce sacrement adorable une extension de l'Incarnation ; c’est de perpétuer en nous le règne de sagrâce et desonamour, et de nous faire toujours vivre d’une vie surnaturelle et divine

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