LIVRE IV. CHAP. XV
battre,ou vousattrister avec excès.
Dieu donne-souvent en un moment ce qu'il a-longtemps refusé ; et quelquefois, à la fin de Ja prière, il accorde ce qu'ila différé de donner au commencement.
2. Si cette grâce était toujours accordée sans délai, et qu'on l’obtint en la souhaitant, ce ne serait pas une chose convenable à la faiblesse de l’homme. C'est pourquoi il faut ‘attendre la grâce de la dévotign avec une espérance ferme et une humblepatience: et cependant, lorsqu'elle ne vous est pas donnée ou qu'elle vous est soustraiteien secret, imputezle à vous-même et à vos péchés.
C’est quelquefois peu de chose qui met obstacle à la grâce, ou qui la cache, si toutefois on doit appeler petit, et non pas plutôt très considérable, ce qui empéehe
un si grand bien. -Mais, que ce soit: peu où: beaucoup, si vous l'éloignez de: vous; ou si vous le détruisez'tout à fait, vous aurez alors ce que vous aurez demandé.
.13: Car, dès que vous: vous serez donné:à Dieu de tout votre-cœur, et que: sans chercher ceci ou cela, selon votre fantaisie et votre inclination, (vous vous serez remis entièrement à lui, vous vous trouverez: dans le recueillement et dans la paix, paree que vous n'aurez point de plus grand plaisir et plus de. goût que dans la disposition de la volonté divine.
Quiconque: donc ‘élèvera au ciel son iintention vers Dieu-avee simpheité de cœur;'et se rendra vide de tout-amour déréglé et de: tout plaisir sensible qui pourrait venir de quelque chose de créé,sera très propre à recevoir la grâce,