LIVRE I. CHAP. XIX
pas communes pe doivent point paraitre au dehors ; et il est plus sûr de s'acquitter en secret de celses qui nous sont particulières.
Gardez-vous bien néanmoins d'être leni pour vos devoirs communs, et trop prompt pour les dévotions singulières; mais après avoir rempli parfaitement et fidèiement vos obligations eu vos dedevoirs,s'il vous reste du temps.
employez-le pour vous-même,selon que votre dévotion yous » portera.
Tous ne peuvent pas avoir les mêmes exercices: celui-ci çon-
-Fient à l un, et celui- là convient
: l'autre. Ilest bon même de les diversifier selon les temps, parce que les uns nous touchent plus dans les. jours de fêtes, d’autres
dans les jours ordinaires.
Nous avons besoïin:des uns au
temps de la téntation, et des au- |
tres quand nous sommes dans la paix et dans le repos. Quelquesuns nous conviennent dans la tristesse, les autres quand nous goûtons les consolations divines.
6. Il faut renouveler nos pratiques de piété aux approches des grandes fêtes, et implorer avec lus de ferveur l'intervention des aints. Il est à propos de nous disposer d'une fête à une autre comme si nous avions alors à sortir de ce monde pour parvenir à la fête de l'éternité. Ainsi notre plus grand soin doit être denous y préparer, d’avoir une conversation plus sainte, et de nous acquitter (plus exactement de nos observances régulières, comme si nous devions dans peu récevoir de Dieu la récompense denostravaux.