LIVRE I. CHAP. XXV
11. Souvenez-vous toujours de votre fin, et songez que le temps perdu ne revient plus.
Vous n’acquerrez jamais de vertus, si vous n'êtes soigneux et dilig-nt. Si vous commencez à vous relâcher,vous commencerez à déchoir; mais, en devenant fervent, vous jouirez d'une grande paix, et lagrâcedeDieuetl'amourdelaverturendront votretravail plusdoux.
Un homme appliqué et zélé est prêt à tout. Il y a plus de peine à résister à ses passions qu'à supporter toutes les fatigues du corps.
Car celui qui n'évite pas les petits défauts tombe peu à peu dans. les plus grands. (Eccr. xix, 4.) Vous serez. toujours content le soir quand vous aurez employé utilement la journée. Veillez sur vousmême ; et, quoi qu'il arrive aux autres, ne vous négligez point
vous-même. Vous n'avancercz !
dans la vertu qu’en proportion
de la violence que vous vous se- !
rez faite.
PRATIQUE
Selon l’ardeur que l'on a pour son avancement, on profite de toutce qu'on voit de bien, pourle pratiquer et pour se porter à Dieu.
Pour s’avancer dans la vertu, il faut beaucoup gagner sur soi, se renoncer en tout, et mourir aux désirs de son cœur; et il est sûr qu'on ne mérite au service de Dieu qu’autant qu’on se fait violence. Ainsi, dans les Occasions, combattons et surmontons l’inclination déréglée qui nous porte au mal et au relâchement, et par À nous assurons notre salut.
Vous savez, Seigneur, la peine
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