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(le 26/9/29
Croquis-Radio de M. P... Obs.Il (le 20/1/30)
JT présentait tous les signes cliniques d’une fracture de l’extrémité supérieure du fémur.
Une radio pratiquée immédiatement a montré , Û rase l'existenre d’une fracture sous-trochantérienne ‘avec troisième fragment adhérent au fémur.
La déformation étant considérable et présentant
NEP MODS
une abduction de 45°, la réduction est pratiquée le 27 septembre sous anesthésie rachidienne, suivie de Papplication d’un immense plâtre double, en abduction bilatérale, et rotation externe forcée.
Le 7 décembre, ablation du plâtre, mais la consolidation est encore incomplète.
Le 22 janvier, l’on renvoie le blessé chez lui, muni
d’un petit appareil silycaté destiné à maintenir sa fracture ; il ne peut encore marcher.
L'on enlève cet appareil le 1° mai.
Le 12 juin, le malade marche avec une canne depuis trois semaines.
L'examen debout montre que le blessé se tient avec une bascule latérale du bassin abaïissant son épine iliaque antéro-supérieure du côté gauche de trois centimètres. Il corrige de cette façon le raccourcissement fémoral. . À
Debout, en glissant une cale de trois centimètres sous le pied gauche, on rétablit l’horizontalité de la ligne bi-iliaque. Cependant, le blessé reste entraîné de côté, ce qui montre que dans cette attitude intervient
autre chose qu’un simple facteur de compensation : le blessé, qui est un gros gaillard de 90 kilos, n’a pas encore la confiance suffisante pour rectifier son attitude. |
L'on note par ailleurs une atrophie de deux centimètres à la cuisse et d’un centimètre à la jambe. j
NAS O0 Sen
L'examen couché montre que le membre atteint est en légère rotation externe avec un raccourcissement de 3 centimètres sans abduction ni adduction.
L'étude des mouvements de la hanche montre que la flexion de la cuisse est complète, l’adduction normale, l’abduction à 45°, la rotation externe à 20°. Les mouvements de l'articulation du genou ont une
flexion qui atteint la presque totalité de son étendue.
L'élévation de la cuisse se fait à la verticale.
Revu enfin le 17 septembre, ce malade, qui avait présenté une fracture sous-trochantérienne très grave, peut, comme le prouvent les photos qui s’y rapportent, se tenir sur son membre fracturé, marcher, s’accroupir, monter un escalier, enfin mener une vie active.
Son raccourcissement dépasse à peine deux centimètres, l’atrophie de la cuisse n’est plus que d’un centimètre, celle du mollet d’un demi-centimètre.
Du point de vue fonctionnel, limitation légère de la rotation externe.
Donc, résultat parfait, tant au point de vue anatomique qu’au point de vue fonctionnel.
OBSERVATION Ill (Due à l’obligeance de M. le Professeur TIxIER)
Mme Grange, âgée de 67 ans, est rentrée dans le service le 10 février 1923.
En montant dans une grange, elle a passé à travers la trappe et tomba dans l’étable.
Elle présente tous les signes d’uné fracture de la cuisse gauche et d’une fracture malléolaire.
Üne première radio pratiquée trop bas ne donne aucun renseignement, la fracture paraît être cervicotrochantérienne ou sous-trochantérienne, mais en raison de la rétention d’urine, d’une ecchymose de la grande lèvre gauche, on se méfie d’une fracture du
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cotyle. Le toucher rectal ne révèle aucun point douloureux particulier.
Une seconde radio vérifie qu’il s’agit bien d’une fracture sous-trochantérienne, sans grand déplacement des fragments, mais avec arrachement total du petit trochanter.
L’ôn pratique un grand plâtre pelvi-dorso-pédieux.
Le 28 mars, la malade est revue : relativement peu de déformations pour une fracture aussi importante.
I1 existe seul un aplatissement de la plante et un épaississement de la racine de la cuisse.
La fracture est en bonne voie de consolidation.
On place la malade à plat sur un matelas avec une planche et l’on reprend l’extension modérée avec abduction.
Le 29 mai, on libère la malade, une nouvelle radio montre la coaptation parfaite des fragments sans aucun chevauchement. Seul le fragment du peti trochanter est resté isolé.
Revue deux mois après, la malade peut marcher avec une canne.
Le raccourcissement atteint à peine deux centimètres.
L'étude des mouvements de la hanche montre que la flexion de la cuisse est presque complète, l’adduction à peine diminuée, l’abduction à 45°.
Enfin, la malade marche et ne souffre pas.
L'on ne pouvait souhaiter un résultat fonctionnel
meilleur, vu l’âge de la malade.
CATATS
OBSERVATION IV (Due à l’obligeance de M. le Professeur TiIxIER) j
Le 15 septembre 1927, Mme Chambard, âgée de 69 ans. entre dans le service pour fracture de cuisse.
Etant assise sur une chaise et se penchant en avant elle est tombée sur la fesse gauche.
Elle n’a pu se relever, éprouvant une violente douleur avec impotence complète.
Amenée dans le service, elle présente tous les signes d’une fracture de cuisse : déformation en crosse et raccourcissement du membre inférieur gauche qui ‘repose sur sa face externe.
La radio montre une fracture à trois fragments avec décollement du petit trochander, fracture en biseau oblique en bas et en dedans et remontant très haut jusqu’au sommet du grand trochanter. On met le membre en traction et abdu£tion.
Le 20 septembre, l’on effectue la réduction sous À. G. et l’on applique un grand plâtre pelvi-dorsopédieux avec culotte pelvienne en abduction forcée.
Le 28 novembre, on pratique l’ablation du plâtre. La malade soulève facilement le piea du plan du lit. Tous les mouvements de la hanche, abducetion, adduction et rotation, sont faciles, mais le genca est ankvlosé.
L’on garde la malade au repos et on lui fait faire des mouvements de rééducation.
Le 15 janvier, la malade peut marcher avec des béquilles et on la renvoie chez elle.
Revue le 22 mars 1928, la malade revient en excel-