‹ Importance du traitement post-opératoire des néphrectomisés pour tuberculose rénaleChapitre 20 sur 42 · LES · texte numérisé non relu

LES

c) Les granulations. — Elles apparaissent comme des petites élevures grisâtres, arrondies, jaunâtres au centre, bordées d’une zone rouge, et généralement en nombre assez restreint.

La présence de granulations est le signe d’une Iésion jeune, ou encore d’une poussée récente dans une forme plus ancienne.

Les granulations sont d’ailleurs une des premières lésions à disparaître.

Les ulcérations tuberculeuses peuvent être plus ou moins grandes, tantôt elles ne dépassent pas la surface d’une lentille, tantôt elles présentent une surface de plusieurs centimètres.

Les bords, sauf lorsqu’elles sont de très petites dimensions, sont très irrégulièrement découpés, souvent décollés, et forment parfois un petit lambeau.

L’ulcération est plus ou moins creusée. Le fond en est le plus souvent raviné. Sa coloration plus pâle que la muqueuse voisine, peut être modifiée par des débris gris jaunâtre, par des petits caillots, ou par des suffusions sanguines. Le pourtour de l’ulcération est rouge, mais généralement dans une zone assez limitée.

Le siège de ces ulcérations est situé le plus souvent autour de l’orifice uretéral malade et au sommet de la vessie, localisation absolument pathognomonique. e) Les bourgeons inflammatoires apparaissent parfois :

— soit comme des bourgeons charnus plus ou moins saillants;

Adi

— soit comme de petits papillomes peu frangés, que l’on pourrait confondre avec de véritables polypes, si l’on ne constatait pas de lésions de cystite.

C’est d’ailleurs sur cette sorte de lésions que les traitements locaux auront le plus de difficulté à agir, alors qu’ils agissent souvent de façon remarquable sur les granulations, et sur les ulcérations. D’où la nécessité de recourir à l’étincelage à haute fréquence.

f) Les nappes de cystite nacrée se présentent sous forme d’une tache blanche, généralement peu étendue, légèrement surélevée, toujours un peu irrégulière de surface. Tantôt elles donnent l’aspect d’un flocon d’ouate fixé à la paroi, tantôt elles donnent l’aspect du givre.

La muqueuse vésicale au pourtour est rouge, et parfois il existe au voisinage des taches plus rouges encore, d’un rouge éclatant, qui sont le point de départ d’hémorragies.

On les distingue des plaques de pus à ce qu’elles sont immuables et ne se modifient pas par des lavages, contrairement aux plaques de pus, qui, elles, sont balayées sinon au premier lavage, tout au moins à des lavages successifs.

g) L'état de l'orifice uretéral du côté restant. — Le méat uretéral apparaît le plus souvent comme sain, bien que quelquefois, il puisse être entouré d’une zone d’œdème. Mais en tout cas l’éjaculation reste claire.

Les signes de cystite peuvent être dus :

…—MAâtE

2e AU MOIGNON URETÉRAL.

Nous avons vu en effet que celui-ci met souvent plusieurs mois et même parfois plusieurs années à s'oblitérer. Pendant tout ce temps il pourra être le siège de véritables abcès froids, et continuer à déverser ses produits bacillaires dans la vessie, entretenant ainsi la cystite.

La cystoscopie montrera du côté opéré un orifice uretéral cratériforme dans lequel l'eau du lavage fera voltiger des flocons de pus, comparables à de la neige.

Page 1