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tement de toutes les complications la thérapeutique
de toutes ces cystites.
c) Sujets qui ont continué à avoir des urines tuberculeuses ..
S’accompagnant de troubles faisant partie intégrante du tableau de la tuberculose rénale.
Ce sont essentiellement :
— la fréquence des mictions, diurne et surtout nocturne, s’accompagnant d’une sorte d’impériosité, qui peut donner lieu à une fausse incontinence d’urine nocturne, mais beaucoup plus rarement que dans une tuberculose rénale non opérée.
— la douleur pendant ou après la miction;
— la pyurie et l’hématurie, qui se confondent avec les mêmes troubles d’origine vésicale;
— la diminution de la capacité vésicale.
La persistance de ces troubles chez des malades persuadés que la néphrectomie devait leur apporter la guérison complète aussitôt après l’intervention, les amène fréquemment à penser que le rein restant est à son tour devenu tuberculeux — surtout quand ils peuvent voir dans leur entourage des opérés à qui l'intervention a apporté une cessation complète de tous leurs troubles urinaires.
D'où découragement, psychisme lamentable, tous facteurs qui ne sont pas faits pour contribuer à un prompt rétablissement.
Ces troubles peuvent d’ailleurs avoir une origine différente; ils peuvent être dus :
Al —
1° Aux lésions vésicales qui n’ont pas encore régressé.
2° Au moignon uretéral qui continue à déverser des bacilles de Koch dans la vessie.
3° À une lésion tuberculeuse du système prostatovésiculo-épididymaire.
1° AUX LÉSIONS VÉSICALES.
Dans ces cas la cystoscopie s’impose. Elle montrera des lésions variables.
a) En premier lieu : l'œdëme, siégeant au niveau de l’orifice uretéral du côté de la néphrectomie. C’est un œdème bulleux, qui se présente sous forme de saillies plus ou moins arrondies, plus ou moins saillantes, plus ou moins confluentes, plus ou moins étendues. Ces saillies sont translucides et peuvent être comparées à des grains de raisin éclairés par le soleil, ou à des bulles d’herpès.
Cet œdème peut persister quelquefois très longtemps après la néphrectomie.
b) L'aspect ecchymotique de la muqueuse vésicale. — On peut voir une rougeur anormale de la vessie produite par une exagération du volume des vaisseaux.
A un degré de plus, les vaisseaux très nombreux laissent à peine voir la teinte normale de la vessie.
La teinte rouge peut être uniforme et occuper toute la vessie et témoigner simplement de l’existence d’une cystite, ou apparaître sous forme de taches extrêmement limitées et d’un rouge grenat éclatant, et alors témoigner de l’existence d’une hémorragie vé-
sicale.