‹ Importance du traitement post-opératoire des néphrectomisés pour tuberculose rénaleChapitre 23 sur 42 · A. — LE TRAITEMENT GENERAL · texte numérisé non relu

A. — LE TRAITEMENT GENERAL

1° Traitement hygiéno-diététique.

2° Thérapeutiques adjuvantes.

1° TRAITEMENT HYGIÉNO-DIÉTÉTIQUE.

Il est classique de prescrire à tous les convalescents de néphrectomie pour tuberculose rénale, le repos, la vie au grand air, les cures de soleil, un régime alimentaire spécial. Nous ne doutons pas du bienfondé de ces prescriptions, mais nous n’avons eu ni à les conseiller, ni à les imposer à nos malades.

De même le lever précoce, appliqué dans toutes les circonstances favorables, nous a toujours donné les meilleurs résultats.

En effet, une fois le rein tuberculeux enlevé, à moins de lésions extra-rénales en activité, et quand il

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ne souffre plus de sa vessie, le malade doit guérir tout seul.

Il est à noter que l’opéré, dans les jours qui suivent l'intervention récupère un excellent appétit, qui d’ailleurs le pousse souvent à commettre des excès de table, pouvant être le point de départ d’ennuis gastro-hépatiques, du reste sans gravité.

En dehors des soins locaux, qui pourront demander plus ou moins de temps, les malades sont rendus à une vie sociale normale en général 6 semaines après l’intervention.

Nous n’en envisagerons pas moins les moyens qu’on peut employer pour le relèvement de l’état général du malade.

Hygiène : vie au grand air, avec cure hélio-marine, si possible.

Alimentation : réconfortante, avec viandes rôties ou grillées, viande crue, œufs, poissons, etc...

Nous devons insister sur la notion du régime à volonté, même quand après la néphrectomie, il persiste une légère albuminurie.

Reconstituants généraux : huile de foie de morue, fer, quinquina, phytine, tricalcine, phosphates.

Extraits opothérapiques, extraits de foie buvables. 2° THÉRAPEUTIQUES ADJUVANTES.

Ce sont celles qui s’adressent à l’élément bacillaire.

Nous avons utilisé trois préparations :

a) L’antigène méthylique de Nègre et Bocquet, délivré par l’Institut Pasteur en ampoules de 1 cm3, solution diluée et solution forte,

Bout PIERRE

On commencera le traitement par une injection de un quart de cmc. de la solution diluée, qu’on répètera à la cadence de 2 injections par semaine. Si le malade ne présente aucune réaction thermique, on passera 3 ou 4 jours après la 5° ou 6° injection, à un demi cmc, dose répétée 5 à 6 fois. Puis on augmentera de un quart de cmc. jusqu’à 1 cmc., en renouvelant toujours les injections de chaque nouvelle dose, tous les 3 ou 4 jours.

Si au cours du traitement on observe une réaction fébrile de plus de 0°5, on diminue la dose injectée en dernier lieu de un quart de cmc. Lorsque le malade a reçu 5 à 6 fois 1 cmc d’antigène dilué, on lui injecte un quart de cmc. de la solution concentrée, en surveillant attentivement ses réactions.

Puis on progresse de la même façon que pour l’antigène dilué.

Les injections sont ensuite poursuivies à la dose de 1 cmc., qu’il ne faut pas dépasser, jusqu’à amélioration suffisante ou guérison.

Si le résultat n’a pas été obtenu au bout de 5 à 6 mois, on laissera le maalde au repos pendant 6 semaines, puis on recommencera par l’antigène dilué, de la même façon que précédemment.

L’antigène sera contre-indiqué :

— si le malade est hyperthermique;

— si l'injection d’antigène détermine une poussée

fébrile;

— s’il provoque des hématuries.

— où —-

b) Le V.A.V. de Vaudremer, délivré sous deux formes : émulsion bacillaire faible, émulsion bacillaire forte.

L'émulsion faible sera indiquée, quand il y aura association de manifestations pulmonaires actives.

On injectera une fois par semaine : d’abord 1/4, puis 1/2, puis 1 eme.

On s’assurera avant chaque injection que l'auscultation ne révèle l'apparition de bruits adventices, ou leur augmentation.

Après la 3° injection, le malade sera mis au repos pendant 15 jours après lesquels on reprendra le traitement.

L'émulsion forte sera employée en l'absence de manifestations pulmonaires évolutives.

On pratiquera une injection tous les 4 jours aux doses croissantes : 1/4, 1/2, 3/4, 1 cc. 2 cc., jusqu'à la 6° injection, en ne dépassant pas la dose de 2 cc. Puis on laissera le malade au repos pendant 15 jours et on reprendra le traitement.

Il faut savoir que vers la 5° ou 6° injection, on peut observer des réactions assez violentes caractérisées par des mictions répétées, impérieuses et douloureuses, des urines purulentes et sanglantes. On suspendra alors le traitement, qu'on reprendra après la disparition de ces accidents.

c) L'allergine de Jousset, délivré sous deux concentrations : en ampoules de 1/2 et de 1 cc. contenant 1 mgr. de corps microbiens par centimètre cube: en ampoules de 1 et de 5 ce., contenant 5 mgr. de corps microbiens par centimètre cube,

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