‹ Importance du traitement post-opératoire des néphrectomisés pour tuberculose rénaleChapitre 27 sur 42 · A. — TUBERCULISATION DE LA PLAIE · texte numérisé non relu

A. — TUBERCULISATION DE LA PLAIE

Nous avons vu qu’en présence d’une température qui s’élève vers le troisième jour pour se maintenir en plateau entre 39 et 40, alors qu'un examen Ccomplet de tous les organes ne donne pas la raison de cette température, il faut désunir la plaie même si elle paraît satisfaisante. Le traitement sera le même que celui des fistules : nitrater largement la plaie, panser à plat et veiller à ce que la cicatrisation se fasse de la profondeur vers la périphérie.

On pourra aussi conseiller les R.U.V. qui seront un excellent adjuvant de la cicatrisation et de la reprise de l’état général.

B. — FiISTULE LOMBAIRE SIMPLE.

On cautérisera au moyen du nitrate d’argent le ou les trajets fistuleux pendant quelques minutes, ce qui suffira en cas d’un trajet peu important. Si le trajet est plus important, on laissera le crayon de nitrate à demeure, il se formera ainsi une eschare, qu’on retirera quelques jours après.

On renouvellera cette manœuvre autant qu’il sera nécessaire. Mais il faut savoir que la réaction causée par le nitrate est souvent très douloureuse. Il sera donc bon de faire précéder cette cautérisation d’une injection de morphine, et de protéger le pourtour de la plaie au moyen d’un corps gras, pour éviter la vésication due au nitrate.

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