‹ Importance du traitement post-opératoire des néphrectomisés pour tuberculose rénaleChapitre 28 sur 42 · SEE 4 ONE · texte numérisé non relu

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Il faudra aussi nitrater la fistule, mais dans ce cas, il ne faudra pas oublier que le moignon urétéral reste perméable, et que le nitrate pourra provoquer des phénomènes d’irritation, particulièrement fréquents dans les vessies tuberculeuses, intolérantes au nitrate d’argent.

En conséquence, il ne faudra nitrater la fistule qu’à vessie pleine, ou après l’avoir remplie de sérum isotonique.

Ce n’est que dans les cas exceptionnels qu’on sera amené à envisager l’urétérectomie : intervention toujours délicate et shockante, parce que nécessitant de grands délabrements pour un résultat souvent hypothétique.

D. — COMPLICATIONS URÉTHRALES.

En cas de rétrécissement, il faudra pratiquer de nombreuses séances de dilatation, d’ailleurs souvent très difficiles. Elles s’accompagnent fréquemment de phénomènes généraux impressionnants : syncope, hyperthermie, hémorragies, rétention vésicale.

Ces séances de dilatation ne seront pas tant faites pour augmenter le calibre de l’urèthre, que pour l’entretenir.

E. — COMPLICATIONS VÉSICALES.

1° Cystites à germes banaux.

2° Cystites bacillaires.

Traitement des complications vésicales

1° CYSTITES À GERMES BANAUX

Il faudra d’abord éliminer le trouble dû aux urates ou aux phosphates. Il suffira pour cela de prélever les urines à la sonde, le trouble n’apparaissant qu’au repos et au froid, ou encore d’ajouter soit de l'acide acétique qui élimine le trouble dû aux phosphates, soit de la lessive de soude qui élimine le trouble dû à l’acide urique.

L'examen des urines montrera souvent l’existence de colibacilles.

Il faudra chez ces malades

— prescrire un régime alimentaire aussi peu toxique que possible;

—instituer un traitement médicamenteux diminuant la toxicité du contenu intestinal, et assurer son évacuation de la façon la plus régulière possible;

— d’autre part désinfecter les voies urinaires, en modifiant les urines de façon à les rendre aussi peu irritantes que possible.

1° En les rendant abondantes par l’absorption de boissons et de tisanes diurétiques.

2° En modifiant leur pH.

Si elles sont acides, on les rendra alealines par l'ingestion de bicarbonate de soude à la dose de 5 à S gr. par jour, où d'eaux minérales : Vichy, Pougues, Vals. ch

Si elles sont alealines, on les rendra acides au moyen de l'acide benzoïque ou de l'acide phosphorique : formule de Joulie, Phosoforme,

3° En luttant contre le germe ineriminé : colibacille le plus souvent.

4° Grèce au traitement local qui consistera en lavages de vessie. Ces lavages seront faits à la seringue et non au bock, qui ne permet pas bien de doser ni l'intensité du jet, ni la quantité du liquide injecté, toujours par l'intermédiaire d'une sonde et non par l'intermédiaire direct du canal, la projection du liquide étant mal réglée et son évacuation nécessitant un effort de la vessie.

Les solutions employées seront le nitrate d'argent à 1/1.000 où à 1/500 l'oxvevanure de mercure à 17/4000.

On veillera pendant le lavage à ce que la vessie ne soit pas mise en tension, et à ce que le liquide ne revienne pas en totalité avant de recommencer l'injection, pour éviter que la vessie ne se contracte sur la sonde.

Enfin on poursuivra le lavage, jusqu'à ce que le lavage revienne complètement limpide,

Si les troubles persistaient, on pourrait essayer les instillations de nitrate d'argent à un taux plus élevé.

IL faut du reste savoir que cette cystite s'est dé-

veloppée dans une vessie, qui, si elle ne l’est plus, a été atteinte par le processus bacillaire, et que les vessies tuberculeuses sont souvent intolérantes au nitrate d’argent.

On aura donc avantage le plus souvent à user d’un traitement anticolibacillaire per os : vaccins et surtout le Mandélium, qui donne de très beaux résultats dans les infections à colibacilles, et de se contenter pour le traitement local, de lavages de vessie peu irritants, suivis d’instillations de bleu dunacaïné.

2° CYSTITES BACILLAIRES

Nous envisagerons :

A. — Le traitement général.

B. — Le traitement local.

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