‹ Impressions d'art contemporainChapitre 34 sur 41 · I. Le Musée, 1909, Henri Duhem · texte numérisé non relu

I. Le Musée, 1909, Henri Duhem

A propos (De Vart social et de la nécessité d'en assurer îe progrès par une exposition), par Roger Marx, dans la revue des Idées modernes, 1909.

Un livre récent de M. Marx, V Art social, expose la philosophie de sa doctrine. Fasquelle, éditeur, 1913.

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d’un ciel savoureux, ambre et miel ; un vent léger, précurseur du lever de lune, frisait de plissements le courant moiré, et l’œil s’inquiétait d’y bien saisir la loi des stries ternes ou lumineuses, pour qu’en lut fidèlement retracé sur la toile le jeu capricieux. Interrompant l’étude par le refoulement, vers les rives, des eaux en sillons parallèles, un train de bois s’avançait lentement ; jusqu’à l’horizon s’échelonnaient les radeaux rectangulaires, jalonnés en poupe et en proue par les silhouettes des mariniers conducteurs, perpendiculaires effilées dans l’atmosphère d’or par le prolongement des perches directrices ; convoi d’arbres géants, fraîchement abattus, comme en témoignaient les bouquets neufs de feuilles encore printanières jaillissant le long des troncs mutilés, dérisoire espérance, quand tout espoir était mort ! Sans honte, je pleurais, connaissant l’origine des épaves.

La terre de Flandre venait d’être saccagée. Le long des canaux, du côté du chemin de halage,sur des lieues et des lieues de territoire,

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des milliers et des milliers d’arbres, sans en excepter un, avaient craqué sous la cognée, pour céder la place nette aux hideux pylônes de fer d’une entreprise de traction électrique. Détruites les voûtes feuillues qui se miraient dans les routes d’argent, brisé l’éventail des peupliers ; la perspective est maintenant de potences en tôle, et, dépouillées du mystère de leurs voiles, les bourgades hier éloignées et bleues, accourent noires et écrasent. Massacre que permit l’administration.

Si l’on se réfugie vers la cité, le spectacle est non moins douloureux. Les promenades publiques cèdent leurs verdures aux façades hétérogènes ; le jardin français centenaire est désaffecté pour l’école de briques rouges et jaunes où se doit enseigner la Beauté ; d’autres édifices encore, des fabriques, comblèrent l’espace libre des places vertes; l’architecture, hormis de rares efforts, usinière et compliquée, ignore le souci du caractère local ; la volonté découragée s’arrête, à quoi bon réclamer des municipalités la mise en accord du développe-

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ment industriel avec le caractère d’une contrée pour échouer devant rineoinpréhension administrative et rivaliser avec « l’ennemi du peuple )), selon Ibsen.

La réflexion cependant et la foi qui dissout les obstacles commandent de lutter sans trêve ni crainte, car nombreux sont les courages sans faiblesse. Hier encore, sous le patronage et avec la collaboration de personnalités actives et qualifiées, dont MM. le ministre Bernaert, Broerman, Maeterlinck, Frantz Jourdain, Walter Crâne, est née la Revue internationale d'art public^ organe de l’Institut international d’art public à Bruxelles, dont la sollicitude se prolonge de la protection des paysages et de la rue à celle des arts mobiliers. Gomme l’explique son directeur Broerman, c’est par l’éducation respectant rintelligence individuelle au lieu de comprimer les cerveaux dans un moule uniforme, que pourra s’opérer l’œuvre de rénovation artistique ; la morale civique et la morale esthétique sont sœurs, et la conscience de soi-même prise par l’individu, élè-

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vera forcément le niveau moral d’un peuple.

(( Une meilleure éducation réparera les ravages d’un vandalisme général, qui a mutilé la poésie des campagnes et la physionomie historique des villes.

» Cette éducation ruinera les commerces immoraux de la matérialité en les privant des clientèles qui les alimentent.

» Elle s’affirmera par le providentiel enseignement des arts de la vie dans la nature.

» Nous rénoverons les Arts de la vie, non en imitant les œuvres glorieuses des ancêtres, mais en innovant comme eux, par esprit d’époque, dans la tradition nationale *.»

Ce fut là un départ des civilisations passées.

La propagande se poursuit donc effective sur le terrain international, et si, plus particulièrement, nous nous attachons au mouvement créé en France, non moindres sont les raisons d’espoir et de courage. Parmi tant d’initiatives agissantes, signalons le projet de loi, publié

I. Eug, Broerman, V École dans la nature, V éducation morale et rationnelle (^Revue de l'Institut d’art public, décembre 1909).

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cette année même, de M. le député Beauquier, impliquant pour l’agrandissement de nos villes l’obligation d’un plan convenable à leur caractère et au besoin de verdoyants espaces, poumons indispensables des grandes agglomérations.

Mais, des propositions d’utilité immédiate qui apporteraient à l’art public un inappréciable secours, il en est une à retenir en cet instant pénible pour notre amour-propre national; originale entre toutes, récemment émise dans la revue des Idées modernes, par un clairvoyant promoteur, M. Roger Marx, l’attitré critique en ces matières, parce que guide d"un goût infaillible, consolidé par une vie d’études et d’œuvres. Celui-là est un véritable fondateur de la cité future où sera respectée la Nature, et où les arts de la plastique, dans leurs fonctions décor atives, interviendront avec les industries de l’ameublement pour assurer à la patrie la prééminence du goût et, partant, de la richesse.

Justement tourmenté par le déclin du goût

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en ce pays, de l’individualité qu’il a toujours préconisée et qui semble aujourd’hui défaillir en maintes branches de nos arts nationaux, M. Roger Marx a compris l’antagonisme superficiel de l’industrie utilitaire et de la grâce française. Le siècle des ingénieurs ne doit pas devenir une ère exclusive des attraits de notre sol et de notre élégance nationale, et entre l’ingénieur et l’architecte une conciliation s’impose. Notre production mobilière, en péril, ne peut pas demeurer davantage stagnante, car la vie d’un peuple n’est pas indépendante de son art. Raisonnement tout à fait exact qui établit la subordination au progrès de la question économique, le dilemme se pose : sortir de l’ornière ou succomber, car l’étranger nous devance dans cette nécessité du renouvellement. Le remède le plus pratique, à l’avis de M. Roger Marx, pour cimenter les alliances réclamées, stimuler la concurrence et réveiller de la léthargie nos forces conceptives, aux ressources cependant incomparables, serait une exposition internationale d’art social.

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Voilà l’idée nouvelle : pour juger de son bon sens, analysons l’article de son auteur d’une permanente actualité ; le raisonnement lucide, la documentation savante en édifient conformément au verbe.

Le temps n’est plus du sujet noble, unique champ autrefois permis à l’évolution de la mentalité picturale, non plus de la limitation aux arts purement somptuaires ; et M. Roger Marx, à son point de départ, trace en termes sûrs l’axiome d’un art sociaL en cela d’accord avec les philosophes et les esthéticiens dont il a médité la pensée pour la maturité de la sienne. Après Ruskinet Morris, Auguste Comte, Saint- Simon, Proudhon, qui disserta de l’art et de sa destination sociale ; Guy au, l’auteur de r Art au 'point de vue sociologique ; Edmond Picard, avec la Socialisation de Vart, et nombre d’éminentes clairvoyances, comme celle de Léon de Laborde, dans son rapport sur l’Exposition de Londres de 1851 ; il a attesté le besoin d’embellir les chemins de la vie jusqu’aux sentiers les plus discrets et d’étendre à

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tous et à tout le bienfait de la beauté. Ce n’est point l’étude de ceux-là qui détermine sa conviction, car il est des germinations d’idées semblables propres aux esprits supérieurs, les floraisons analogues des exceptionnels terrains venant muluellemeiit se contrôler pour faire ressortir l’exemple et la vérité de leur éclat.

A la diffusion de ce socialisme bienfaisant, la hardiesse du littérateur lit emploi et preuve de ressources ; ses propositions furent recueillies, en dépit des inerties des majorités, parce que telle est la loi du bon elîort et du bon grain^ dont un seul suffit pour assurer l’épi et retrouver l’abondance. Sous la poigne du bon semeur, tournoyèrent dans le vent pour retomber au sillon nourricier les grains lourds d’un avenir meilleur ; ce furent des conférences, des articles, des livres, dont je retiens spécialement pour la cause ceux de la Décoration et V art industriel à r Exposition de 1889 et de la Décoration et les industries d'art à V Exposition universelle de 1900 \ Dans ces ouvrages, qu’il m’écliut^d’ana-

1. La Décovalion et l'art industriel à VExposition universelle^

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lyser \ une langue attachante et châtiée condensait rhistoire des étapes décennales ; la disposition de l’habitation au dehors comme au dedans, la parure de la rue et du foyer, la plastique, la mise en valeur du bois, de la pierre et du métal, autant de techniques où se complut la sagacité de l’auteur à dresser le constat de notre actuel bilan, en des conclusions impartiales qui, sévères aux défaillances, fraternelles aux initiatives, permettaient l’espérance du maintien de notre suprématie artistique par le renouvellement. Aujourd’hui, le rappel de ce passé induit à l’attention pour les desiderata de M. Roger Marx.

Déçu dans son attente, il n’a pas assisté au réveil prévu en 1900 ; l’affranchissement était illusoire. Si le mérite est grand de désigner les voies qui mènent à la victoire, supérieur est le

de Î889y par Roger Marx. Paris, ancienne maison Quentin, 1890. — La Décoration et les industries d’art à l’ Exposition universelle de 1900, par Roger Marx. Delagrave, éditeur,

J. L’Art social^ par Henri Duhem {la Revue contemporaine ,

1902. Juven, éditeur).

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courage, quand il est temps encore, de s’opposer à la défaite, de secouer les troupes aveulies dans une inactive et présomptueuse confiance en les anciens triomphes; or, sa décadence prépare cette défaite à l’industrie française sur le terrain esthétique et économique. Insoucieux de réserves neuves, nous nous sustentons de celles des siècles périmés, dont les artisans œuvrèrent selon la vie de chaque époque ; actes de foi, s’incurvèrent en entrelacs de branches et en gestes d’orants, mains jointes, les arcs des cathédrales gothiques ; le style correspondit aux fastes de la Renaissance et aux pompes du grand siècle, sinuant après en courbes voluptueuses, pour se redresser au souvenir de la sagesse grecque, aux règnes du xviii® siècle; saisons de splendeur pour le génie français. En une phrase légère et charmante, comme Tesprit national, M. Roger Marx en définit la cause : « Les raisons de cet ascendant ont été maintes fois rappelées : il tient à la politesse des mœurs, à ce sens ingénieux et affiné de la grâce, de l’élégance, de la mesure, que la France reçut

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en partage avec d’autres pays de petite étendue et de climat tempéré, la Grèce et le Japon. » Pourquoi, toutefois, s’obstiner en réminiscences épuisantes ?Si rien n’est plus exquis que la vie familiale avec l’amical entour des meubles des grands-parents,, si le goût, aussi rare que le génie, est louable, qui, dans le même esprit, sait réapparenter les beaux spécimens d’une époque, rien n’est plus fastidieux que l’existence dans un musée de meubles réunis par gloriole, avec la certitude de ne pas faire erreur pour le parvenu, à la remorque d’une mode consacrée. Et si la manie bourgeoise s’en mêle de simuler le raffinement par l’ostentation d’un mobilier imité d’une époque, nous descendons vite au pastiche qui confine au décor théâtral, sinon au grotesque, courant qu’il serait nécessaire d’endiguer. 11 est certes des reconstitutions, curiosités d’architecture, comme d’ébénisterie, de préciosité indéniable, mais qui, dédaigneuses du milieu, ont en outre le grave tort de dépasser, par le fini de l’exécution, celle du meuble ou de l’édifice original; à la suite.

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sans échelon intermédiaire, nous nc«ns abaissons à l’écœurante banalité de l’hôtel et de l’ameublement de style « courant » qui, celui-là, sévit et empoisonne. Dans les manufactures, le travail de l’ouvrier suit la loi de rhabitude, et la belle race de nos ouvriers d’art, qui y trouve momentanément assuré le pain quotidien dans l’éternisation d’une redite consacrée, y consume ses facultés d’initiative .

Bien-être momentané, répétons-le, car la sécurité actuelle engendrera la ruine de demain, l’art et l’industrie qui ne se renouvellent pas, suivant les conditions de la vie, sont voués à la mort certaine ; maints peuples étrangers l’ont compris, dont les facultés inventives ne sont certes point comparables aux nôtres, mais dont l’esprit pratique et réfléchi a saisi que l’aliment des fleuves millénaires est l’eau nouvelle des sources d’un même sol.

A l’origine des responsabilités, signalons les défectuosités de l’enseignement. Les professeurs de dessin de nos académies, par exemple, pas plus qu’elles-mêmes, ne sont créés pour

perpétuer uniquement une race de professeurs destinés à professer ; ils existent pour enseigner les règles, comme pour favoriser la croissance des spontanéités. Le vice n’est pas singulier, d’ailleurs, et sans que cela soit une digression , disons que pas davantage les maîtres de l’enseignement supérieur des belles-lettres ne conquièrent les grades pour la seule répétition du cycle de la maîtrise ; la gymnastique grammaticale et mécanique, qui renseigne sur la construction d’un texte, ne doit pas échouer en une recette souveraine pour la réussite des sages candidats, mais elle implique le moyen qui facilitera l’accès des hautes littératures et la conscience d’eux-mêmes aux travailleurs dont la note intellectuelle mérite un coefficient de faveur.

Moins de confusion entre le moyen et le but au détriment du libre essor, partout la plus haute moralité de la société sera atteinte par le respect et l’encouragement de l’individualité. Mieux vaut l’écart d’un esprit neuf que sa jugulation pour la suprématie du médiocre. Le

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bon coursier sait retrouver ia norme et conserver l’allure.

Si l’apparente sécurité de l’habitude conduit les institutions à la bureaucratie et à la dégénérescence, il en va pis encore pour les industries d’ouverte concurrence, où de quelque horizon une brise instructive apporte à tout instant l’écho d’une activité. Guerre à « l’hostilité contre tout changement, fréquente, sinon constante, chez les fabricants, chez les industriels », adversaires responsables des modèles nouveaux qui causent la mévente des modèles anciens, d’exploitation routinière. La maladie est définie, il convient de la soigner bientôt, et le bon citoyen est celui dont l’étude propose un sérum contre la contagion. M. Roger Marx s’emploie à l’amélioration du paupérisme qu’il dévoile, et sa proposition en ce sens d’une exposition d’art social mérite d’être accueillie avec une sollicitude empressée. « Le mieux est de se remettre à la tâche, de reprendre l’œuvre de régénération au point où elle en était restée. »

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Contrairement au bazar onéreux dans lequel se compromet forcément la leçon d’une exposition universelle, celle recommandée aurait le privilège de poursuivre un but de relèvement déterminé, de stimuler la production par un caractère international (( favorable à la comparaison, en montrant sous quelles espèces s’est traduite au xx* siècle la socialisation de la beauté. Il faudrait qu’elle fût moderne, que toute réminiscence du passé s’en ti’ouvât exclue sans pitié, les inventions de l’art social n’ayant d’intérêt et de raison d’être que dans la mesure où elles s’adaptent rigoureusement au temps qui les voit paraître ». L’exposition italienne de Turin, en 1902, fut une aube d’espoir pour notre sœur latine, l’Italie.

Si variées que soient les recherches de l’esprit humain, les pensées élevées se rencontrent dans une même sphère, vers le commun mobile de l’amélioration, justificatif de leur sincérité et de leur perspicacité. « Venez donc, vous par qui les objets usuels sont revêtus de beauté, venez en foule harmonieuse... artisans, artistes.

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consolateurs, qui nous donnez la joie des formes heureuses et des couleurs charmantes, bienfaiteurs des hommes vene?: avec les peintres, les sculpteurs et les architectes. Avec eux la main dans la main, acheminez-vous vers la cité future ». C’est l’appel à la concorde deM. Anatole France dans un de ses fraternels discours. Il vient à la rencontre du projet de M. Roger Marx, l’inventeur du bienfaisant moyen de parfaire cette union. Dans une entente harmonieuse, dans la compréhension de la Nature mère et de la Vie marcheront de pair avec leurs frères, pacifiques conquérants des industries d’art, les architectes et les ingénieurs, les coloristes et les ciseleurs.

Pour cela, il faut s’emparer de l’idée dont l’exécution, suivant le plan, serait une commémoration de la troisième République et, dès maintenant, ouvrir le champ à son examen. Au contraire des aristocraties voisines, notre Etat libre, cependant préoccupé de réformes sociales, délaisse volontiers dans une brume éloignée celle de l’art social, condition et conséquence

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des premières, puisqu’elle se confond avec les nécessités de la vie matérielle et morale. Les soucis du Pouvoir lui laissent rarement, en la questionne loisir d’écouter les voix de l’élite à qui fut permis l’accès aux certitudes ; par ailleurs, les aptitudes humaines ne sont pas universelles ; cependant qu’à l’appel de cette élite en marche vers la Beauté, l’attention sollicitée se fixe, car de part et d’autre l’étude et la culture ont le même aboutissement : le bien du peuple.

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