‹ Impressions d'un passant [microforme]Chapitre 19 sur 35 · EM HER LP · texte numérisé non relu

EM HER LP

Or, on ne vit que par le cœur!. ++ En l'espèce, c’est vers la vallée du Saint-Laurent, ou du Saguenay, attiré... Croirait-on, par exemple, que la vue de

et autres vaisseaux océaniques, dans le port d'Anvers, a failli nous faire fondre en larmes ! Eh bien, oui

que nous n'avions vu de navires de grande pas fallu davantage pour nous faire croire au retour prochain, s'.

Liège, Louvain, Anvers, Bruxelles: voilà les villes de la Bel: gique où nous nous ‘nmmes arrêtés quelque peu. Des beaux tableaux, des belles seul, tures, nous en avons vu ; NOUS en aurions Vu encore davantage, si les, églises de ces pays-là restaient toujours

“x Sont-ils assez stupides, ces Européens, avec leurs histoires de douane et d'octroi! A la fontière franco-belge

jour, à Lyon, je crois, l'officier de l’octroi et y rechercher, je suppose,

si je ne tentais pas d'introduire frauduleusement dans la ville je ne sais quelle denrée imposable, oignons, ails, vin, saucissons, huile d'olive, fromage de tête ou de pied de cochon. J'en viens à me demander gi je n’ai pas, d'aventure, un nez, uni œil ou un front dé Quoi qu’il-en puisse être de cétte question qu'il

notre course sur Paris, par un train extra-rapide du chemin de fer du Nori. Je crois bien que je n'ai jamais eu peur comme durant ce trajet, en voyageant sur les chemins de fer. Qui sait si la locomotive n’avait pas pris le mors aux dents? En tout cas nous volions plutôt que nous ne roulions; nous n’avions pas même le temps de reconnaître au Passage les espèces d’arbres qui croissaient au bord de la route: ce que nous voyions paître dans les piaines, x t di

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On imagine tout ce que je pourrais narrer sur ces dix jours de courses À Paris et à l'Exposition! Et l’on consent bien, j'espère,

à continuer d'ignorer les impressions que m'ont causées mes visites aux Invalides, à l'Hôtel de ville, à la Tour Eiffel, au Panorama de

au Pavillon de l’Inde, etc. Merveilleuses et féeriques, les illuminations générales, certains soirs, à l'Exposition —A la Chambre des députés, j'assiste à une séance sans intérêt, présidée par M. Aynard, et où paraissent à la tribune MM. Milleran 4, Baudin, de Gailhard-Bancel, de l’Estourbeillon; les abbés Gayrauci et Lemire étaient là. —Le dimanche, grand’messe à la Madeleine : égl se bondée de fidèles...

Certain soir, nous arrivons, Place de la République, à l'Hôtel Moderne, où doit se tenir une assemblée de la Pairie française, présidée par Jules Lemaître, et où R. Doumic va faire une conférence sur la “ Politique et la Morale.” Je croyais que cela se . passerait comme aux conférences publiques de l'hiver, à Québec, et qu’il n’y avait qu’à venir s’y asseoir pour écouter un éloquent monsieur... Mais ce n’était pas cela du tout. D'abord, il fallait avoir des cartes d'admission. … Sur nos instances, on nous conduisit à une sorte de bureau, où nous plaidâmes notre cause avec un entêtement parfait : ‘ C’est la seule fois de notre vie, leur déclarai-je, où nous aurons l’occasion de voir et d'entendre Lemaître et Doumic, et vous ne pouvez nous priver de ce plaisir! ” Chose étonnante, et malgré le culte des Français pour le règlement, on leva la consigne en notre faveur, et l’on nous conduisit à des places de choix. Or, ce fut, non pas une conférence Purement académique, mais une véritable assemblée politique, où l’on tomba tout le temps à bras

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