‹ Impressions de voyage dans ParisChapitre 32 sur 129 · LE MUSÉE ASSYRIEN · texte numérisé non relu

LE MUSÉE ASSYRIEN

Les monuments assyriens sont une conquête de nos jours sur le désert et sur les temps qui les ont ensevelis pendant tant de siècles. C’est en 1845 que M. Botta, consul de France à Mossoul, découvrit les ruines de Ninive et fit transporter à Paris une partie des débris qu’il avait découverts à K ors a b ad ; ces monuments

DANS PARIS ANCIEN ET MODERNE

dataient du septième siècle avant Jésus-Christ. Comme on le voit par des inscriptions en caractères cunéiformes, les plus curieux de ces objets sont des colosses de granit qui ont servi de décoration à l’entrée du palais. On aime à étudier ces costumes orientaux, ces mitres imposantes, les longues robes à manches, les colliers, les armes, les cheveux et la barbe disposés en étages et bouclés avec une extrême symétrie. Tout cela fait revivre les races efféminée? des héritiers de Sardanapale ; à l’aide de ces débris on essaie de rétablir l’aspect des rues de Niuive et de Uabvlorie. Les murailles deNinive avaient vingt-quatre pieds d’épaisseur et cinquante de hauteur, sept à huit chars pouvaient passer de front sur elles. Quand on voit ces énormes monolithes hissés ;i des hauteurs de dix-huit à vingt mètres, on serait porté à croire que les Assyriens disposaient de la plupart des appareils puissants que la mécanique moderne a inventé, il n’en est rien. Non seulement ils n’avaient pas le secours de nos machines, mais encore ils n’employaient ni bêtes de somme ni voitures, ni wagons pour le transport des terres et des pierres; ils nuisaient que des forces de l’homme comme on le voit par des scènes représentées, sur les bas-reliefs de Khorsabad. En Assyrie comme en Egypte, ces travaux immenses étaient faits par des prisonniers de guerre et on les voit figurer en longues files de travailleurs accouplés par escouades apportant la terre ou les briques.

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