ARRIVÉE A ROME
VTARDI, 3 novembre 1891.—-TI faisait nuit lorsque nous sommes entrés dans Rome. Comme ïl était trop tard pour aller frapper au Collège canadien, je me r'endis avec mon compagnon de vovage, M. Pabbé J. Kéroac, à la pension
Lavigne. La maïson est bien connue des Cruadiens. L'hôtesse, une française, reçoit ses cousins d'outre-mer aves une Cordialité parfaite,
Ce matin, le premier article du programme fut de s'installer an Collège canadien. Nous envoyons quérir une.
voiture. Le commissionnaire, après avoir tardé à revenir, nous annonce qu’il n’a pu en trouver uné seule. De nouvelles perquisitions restent inutiles ; pas l’ombre d’un cocher snr les places publiques ousurlesrues; évidemment nous sommes les victimes d’unegrève. Qu’avions-nous donc fait à messieurs les cochers de Rome, pour mériter qu’ils s’éclipsassent ainsi le jour même de notre arrivée? Force nous fut donc d'aviser. La conséquence fut qu’on put voir deux ecclésiastiques étrangers partir pédestrement de la rue del Tritone dans la direction des Quatre-Fon-
taines, tandis que les accomp”.snait, en
Au Collège canadien 7
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trottinant au milieu de la rue, un chien traînant une voiture chargée de malles, C’était à faire songer aux cométiques du Labrador. |
Au Collège canadien nous attendait M.
le supérieur Palin d’Abonville qui nous reçut à bras ouverts. L'année scolaire était commencée de la veille, Nous étions le dernier contingent attendu ; la famille canadienne était maintenant au complet.