ETUDIANTS
On ne reste pas longtemps à Rome, sans se sentir dans le centre de la catholicité, et sans y remarquer le caractère d’universalité que revêt notre sainte religion.
Un mot seulement des étudiants de la Ville éternelle. Voyez ceux qui entrent au Collège romain ; ilsarrivent par toutes les rues, car les collèges des différentes nations sont distribuées dans tous les quartiers de la ville. Leurs costumes sont des plus variés et de toutes les couleurs, depuis le blanc de la robe dominicaine jusqu’au rouge écarlate de la soutane allemande. Après s’être arrêtés quelques instants à la chapelle, les voilà qui envahissent la grande salle des cours.
Bientôt s’avance avec modestie un professeur que tous saluent avec respect en se levant sur son passage. Un profond
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silence se fait soudain et tous les regards se tournent vers l’homme de la doctrine.
Le spectacle qu'offre cette assemblée est uvique. J1 y a là des élêves de toutes les nations et de toutes les langues qui se coudoient sans se comprendre. Que vat-il donc se passer! Dieu va-t-il renouveler le don des Langres en faveur de ce professeur qui s ’apprête à à adresser la pa-. role à unauditoire aussi disparate ? Non ; l'Église, une par sa doctrine, ses sacrements et son chef, l’est aussi par son langage, et elle peut réunir autour d’une ” même chaire des auditeurs venus de tous les climats. Une voix s'élève et tous l’entendent ; car elles’exprime dans cette belle langue latine qui est celle de » Eglise par toute la terre.
Tous ces jeunes gens réunis un instant sur le chemin de la vie, se sépareront et iront sur toutes les plages distribuer la
Le peuple romain 11
semence de l’Évangile, arroser de leurs
sueurs la portion de la vigne que le maf-
tre du champ ieur aura assignée, en at-
tendant qu’ils reçoivent le salaire de
journée. Ils espèrent se réunir alors de
nouveau, cette fois pour toujours dans
la possession de Dieu connu dans son
essence, ant:
En attendant, Rome avec le Pape est,
au monde des âmes, ce qu'est pour le
globe terrestre le soleil qui nous éclaire.
Que celui-ci disparaisse, et les ténèbres
se répandent dans tout l’univeis ; de
Rome partent les purs rayons de la’ vé-
rité qui guident tout homme venant en
ce monde.