MATER ADMIRABILIS ” OÙ NOTRE-DAME-DU-LIS
C'était en mai 1844. Les Dames françaises du Sacré-Cœur du couvent de la Trinité-des-Monts, étaieut réunies pour la recréation ; tout en s’occupant à des tra vaux utiles, elles s’entretenaient de la dévotion des Romains pour les Madones des rues, En ce moment la supérieure est demandée au parloir, et laisse libre la place de la présidente, A cette vue, une
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Notre-Dame du-Lis 177 religieuse s'écrie : ‘‘ Si la Sainte Vierge venait prendre la place de notre Supérieure !— Voulez-vous que je la fasse venir? reprend alors tout naïvement une novice récemment arrivée de France pour étudier le dessin, —‘° Oui, oui,”” s’écrièrent toutes les autres. La jeune artiste avait obéi à un premier mouvement ; elle voulut protester, mais en vain ; elle dut se mettre à l’œuvre. La fresque tracée par son pinceau sur le mur du passage où la communauté étaitalors réunie, est un chef-d'œuvre de grâce et de naturel. La Sainte Vierge y est représentée telle qu’elle était dans le temple, sous la figure d’une jeune fille de quinze ans.
Près d’elle, placée sur une colonnette, est une quenouille chargée de lin. Marie est occupée à filer; mais ses doigts retiennent à peine le fil pendant que son esprit paraît absorbé dans une douce contemplation, et que son cœur prie. À