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gauche un lis penche vers la celeste fileuse sa fleur virginale ; à terre est une corbeille de travail ; au dessus des fuseavx on voit un livre entr'ouvert. Tout cela constitue un tableau d’une simplicité parfaite, mais d'un charme divin.
Depuis, les religieuses de la Trinitédes-Monts ont au milieu d’elles pour présider à leurs recréations ordinaires Notre- Dame du-Lis.
Pie IX, visitant un jour la communauté, remarqua la Madone ; il loua l’idée de représenter la Sainte Vierge à l’âge où les jeunes filles vont dans les couvents se former à la vertu et au travail : ‘‘ C'est une pieuse pensée, dit-il, d’avoir représenté la Vierge à un dge où elle semblait oubliée”. Le Pape permit d’honorer la Madone sous le titre de Mater Admirabilis, et enrichit de nombreuses indulgences le sanctuaire, ou plutôt le corridor, car c’est vraiment un corridor
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qu’ on ferme avec des arches pour le temps des offices. La Madone devint célèbre ; elleattira les pèlerins quiaimaient à venir prier entre les lis, symbole de la pureté, et la quenouille, symbole du travail.
Moi-même, je voulus alier y passer les premières heures du nouvel an dans une communauté française, où il me semblait être plus près de la terre du Canada.
La fondation du couvent de la Trinitédes-Monts remonte au XVe siècle. Ilfut bâti par Charles VIII sur les instances de saint François de Paule, et la garde en fut confiée à des religieux de l’Ordre des Minimes que le saint ermite venait de fonder. Il fut abandonné plus tard.
Sous Louis XVIII, on en fit un pensionnat de jeunes filles sous la direction des Dames du Sacré-Cœur ; mais à la condition qu’il restât toujours desservi par des religieuses françaises.
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De tous les couvents de Rome, c’est celui qui donne l’éducation la plus distinguée.