‹ Impressions de voyage [microforme]Chapitre 9 sur 30 · ET TN PUISE · texte numérisé non relu

ET TN PUISE

te net memes ee

A sale. ,

à. NN ad Ut à, < sde

RÉ LS de nt De Rte A F3 M + +7 ep PNR A GR PUEE à «

ee

la tradition, les deux innocentes victimes de lambition d’un oncle usurpateur furent nourris par une louve. Reconnus pour Ë : du sang royal, ils reçurent un domaine. Ce fut autour du Palatin que Romulus traça avec le soc d’une charrne les limites d’une ville nouvelle ; elle s'étendit bientôt sur les six collines environnantes qui sont : au nord et à l’est, le Capitole, le duirinal, le Viminal et l’Esquilin ; au sud, le Cœælius et l’Aventin. Dans les temps plus ranprochés de nous, la ville envahit le Vatican, le Montorio, le Janicule et le Pincio. Sur la colline où Romulus creusa une caverne pour sa demeure, les rois, ses successeurs, eurent leur résidence; sous la Ré.

publique, les familles les plus considérables et les personnages célèbres s'y établirent. Là naquit Auguste.

Devenu empereur, il v bâtit un palais

Le Palatin

CE RS PSE qu’il laissa à l'Etat pour l'usage des Césars. Ceux-ci luttèrert de luxe et d'extravagance pour l'agrandir et l’embellir. Caligula, sons le prétexte d’aller plus facilement causer avec Jupiter Ca.

pitolin, fit jeter sur ie Forum un pont qui relia le Capitole au Palatin. Mais le comble de la folie fut la Maison d'Or de Néron. D'un luxe inouï et de dimensions colossales, elle couvrait les monts Palatin, Cœlius et Esquilin, et les vallées qui les séparent ; ses dépendances s’étendaient jusqu’à Sainte-Marie-Majeure. Un auteur contemporain nous dit qu’elle menagçait d’envahir toute la ville. On se fait difficilement une idée de la richesse des salles. Dans les festins les fleurs tombaient des balcons d’or sur les convives ; des tuyaux répandaient les parfums, tandis que les voûtes changeaient de décor pour varier le spectacle.

Au dehors, des portiques ‘à triple rang de colonnes s’allongeaient sur des parcours d’un mille. Mirage des eaux, obscurité mystérieuse des bois touffus, solitude des vastes plaines, gaîté des prairies verdoyantes et des vignes champêtres :

tout se réunissait pour charmer les regards et captiver les sens. Dominant tout de sa superbe, la statue de Néron s'élevait, d’or et d’argent, à cent vingt pieds dans les airs En la contemplant et tout ce qui l’entourait, Néron se crut quelque chose ; i! se prit pour un habitant de l’Olympe. Il eut cependant la modestie de dire : ‘‘ Enfin, je suis logé Comme un Lomme. ” Voilà où peut conduire la sottise hu- maine, quand rien n’y fait contre-poids.

En ces temps de civilisation païenne, plus de la moitié du genre humain respirait pour satisfaire les caprices d’un

Lis s ES

* ii HR -—

Le Palatin

petit nombre d'hommes. C'est ce luxe eff :6n6, cette orgie de jouissances qui ont tué la Rome des empereurs. É Les fouilles qu’on poursuit encore sur le Palatin nous révèlent les richesses incomparables du peuple-roi, sa puissance et son génie, mais elles proclamentaussi bien haut le néant des choses hnmaïines.

Pour nous, chrétiens, en visitant les ruines du palais des Césars, nous nous :

rappelons avec bonheur et orgueil quela religion du Christ pénétra sous ces lambris dorés, et qu’au milieu de cette cour corrompue où figuraient une Messaline etune Agripine, la honte de leur sexe, vivaient des chrétiens aux mœurs pures à qui saint Paul adressait des saluts.

Sur le mont Palatin s'élève l’église de 4 Saint-Bonaventure habitée depuis des:

siècles par les Franciscains de la Stricte Observance ou les Alcantarins. Elle … possède un trésor bien précieux, le corps

de saint Léonard de Port-Maurice, si parfaitement conservé qu’on le croirait vivant.

Page 1