‹ Impressions de voyage vaudeville en deux actesChapitre 20 sur 56 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

GAMBILLARD, PAUL, OLYMPE.

oltmfi, bas à Puul t avec intérêt.

Monsieur Paul , ne le tuez pas au moins ! car enfin ce pauvre Gambillard, j*ai toujours quelque chose pour lui.

pacl, bas à Olympe.

Ce n’est pas quand vous êtes assez bonne, assez généreuse pour protéger mes amours, que j’irai troubler les vôtres.

gambillard, à part, avec colère.

Ils causent! {Il s'approche d'eux avec précipitation , s arrête tout court , les examine et revient vers la gauche, en disant d un air très-tranquille.) Ils causent!

paol, bas à Olympe.

Ne craignez rien, je vais m’acquitter envers vous. ( Haut . ) Monsieur Gambillard , l’argus s’est éloigné, je vous fais belle chance, n’avez -vous rien à dire à mademoiselle ?

gambillard, d’un ton solennel.

le vous remercie, monsieur I ( Pestant prêt d'Olympe’.) Faisons-lui mes derniers adieux. [Haut.) Olympe, dans ce moment desagréable (mur moi, où je vais peut-être bientôt paraître. . . (montrant le ciel) devantqui de droit, je veux vous donner uno preuve de mon... (regardant Paul avec inquiétude) do ma... (1U (me mouvement; te décidant enfin à s'adresser à Paul .) Monsieur, m’autoriser-vous à me servir du mot omottr, qui n'a rien de déplacé dans ma bouche? (Atiemiment de Paul.) Rival généreux! (A Olympe, avec transport.) Oui, une preuve de mon amour!

olympb, avec un ton de reproche.

Prenez garde !

gambillard, s' attendrissant.

Il le permet ! Olympe, je veux assurer votre avenir; je vous fais un legs de toute ma fortune... trois mille quatre cents livres de rente. (Petit mouvement d’ Olympe.) Oui, j’ai dit trois mille six, parce que vous pouvez hardiment vous les faire en tripotant un peu le coupon... ( Mouvement d’O lympe, qui lui indique quelle ne comprend pas.) Oui, oui, en tripotant, mou agent de change vous dira ce que c’est... Je n’y mets qu’une condition •u legs, une seule , une simple condition... (avec force) c’est que tu ne le marieras jamais... et * Paul , Gambillard , Olympe.

que tn t’enseveliras pour le restant de tes jonrs dans un affreux couvent... (après une pause et avec importance) de femmes, bien entendu!

olympe, riant.

Est-il drôle! C’est égal, ce que vous venez de dire lé prouve que voua m'aimez encore on peu GAMBILLARD, ÜVCC feu.

Beaucoup, passionnément...

paol, l'interrompant.

Eh bien I au lieu de mourir et de l’empécber de se marier, pourquoi ne pas vivre et l’épouser vous-méme?

gambillard, très-surpris.

Comment! vous y consentiriez, A me laisser vivre?

PAOL.

Très-bien, cent ans l

gambillard, au comble de la joie et & part .

Cent ans I ça me donne de la marge... cent ans ! (ô Paul) et à me la laisser épouser?

olympe, à part.

Enfin! nous nous marierons!

cambillard, avec enthousiasme et fichant dans le sol son bâton ferré , sur lequel il place son chapeau.

Olympe, viens sur mon cœur, je préfère ta main au trépas le plus glorieux 1 (Il l'embrasse.) Mais j’achèverai avant la noce ma tournée de voyageur; je ne puis déshériter le public et ses arrièro- neveux de mes observations... profondes. Olympe.

olympe.

Accordé! (A part.) H m’épousera! quel bonheur! courons annoncer celte bonne nouvelle à mon oncle !

Ai» ; Fragment du final du premier acte de Renaudia. Adieu, je vou» quitte, et jusqu’au revoir . 4 Car un devoir m’appelle (A elle même.)

Ah ! puisqu’il me reste fidèle,

L hymen va combler mon espoir ,

O doux espoir !

Jusqu’au revoir.

Adieu donc, messieurs, au revoir.

PAUL et GAMBILLARD.

Adieu < ^ onc * belle, et jusqu’au \

f ma charmante, et jusqu’au / rcvo ‘ r *

Puisque l’on vous appelle !

Mais bientôt revenez fidcle / mon \

v «on » smour combler l'espoir ,

O doux espoir !

Jusqu'au revoir.

Adieu dune, ma belle , au revoir.

Ils remontent la scène pour reconduire Olympe , gui sort par le fond à droite.

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