SCENE XII
PAUL, GAMBILLARD.
pacl, lui tendant la main.
Maintenant, monsieur Gambillard, nous àoœmes amis.
gambillard, lui serrant la main avec exaltation. Jusqu’au décès ! j’aime mieux ça. (Avsc la plus
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grande expansion et en marchant ù droite et à gauche.) Ah! je renais donc lout à 1a fois à la vie, h l’Italie et à Olympe, trois choses a quoi je tiens! je nage , je nage dans un océan de... ma ( foi, je dis le mot, personne ne m’entend... (au ; public , d'un air confidentiel ) dans un océan do félicité! oui, Olympe! l’ Italie! vais-je m’en donner, des impressions ! et poétiques !
Aïs d'Ange et Démon (de Doche).
Dan* mon vague déliré ,
Je veux monter ma lyre ( Bis. )
Au bruit de* ouragans ;
Et de* alpe* neigeuse*
Les cime* orageuse* ( Bis. )
Répéteront me» chants.
Je veux sur vingt portique»,
Je veux graver mon nom >
Mime lur la a«Uc(Uc.
Du vieil Utrculanon.
Quelque jour un artiste.
Exhumant ce granit ,
Y lira d’un air trille :
Gambillard le touriste...
Mil huit cent treulr-huil-
llmmu sur le banc elsemble tracer son nom sur te roher à droite.
Dan* mon vague délire, etc.
Prodiguant roc» tendresse».
Français et né malin ,
Je veux de vingt Lucrèce»
Devenir le Tarquin 1 Au pied des sept colline» ,
Xaim’ ce peuple romain,
Qni court sur des ruines ,
S' Ion T tableau des Sabine» ,
Nu , le sabre b la main!
Dans mon vague délire, etc.
p„daal es couplet, Pool s’est assis sur Us rochers qui sont à gauche, au premier plan. Il suit le, mouvement de Combiner, 1 et parait s'amuser de son exaltation. Dis que Gambillard a fini de chanter, ils’approche de Paul qui te lire, et ils descendent tous deux la seine.
(A Paul ) Mon *mi, mon cher ami, ah! que j ai donc bien fait d’avoir quitté la rue Mauconscil, et d’avuir suivi celui que vous m’avez donné l paul, souriant.
N*est-ce pas T
gambillard , toujours avec exaltation.
Embrassons- nous 1
paul, à part.
lldevient fou, le pauvre garçon. (Haut.) Allons.
Il tend le. br» i G.mbMsrd . qui , su lieu de <J j«l«r, lui tourne brusquement le do».
GAMBILLARD.
Après des émotions comme celles-là il faut quo je me calme un peu en escaladant quelque pic ncigcui ; je vais en chercher un. (A Paul.) Je no La pas fâché , voyez-vous , de rcla.er toutes le, impressions de ma matinée, dan, un endroit propre à ce genre de pensées... J’éprouve le besoin d é-
erirequelqucspetiteschoses. un peu gran ioscs.
(Au ta dignité.) le me le dois à moi-même, je le dei* âmes entons, qui sc diront un jour... i r.
/Uchii pendant quelques moment; puis, ne trouvant pat ce qu’il cherche, ii dit à Paul avec qaittt:) Adieu I cher ami!
11 remonte en chantant:
Dans mon vague délire, etc.
S'apercevant qu'il oublie son chapeau , qui est resté sur sa canne fichée au milieu du théâtre , il revient sur ses pas et ne parvient qu’avec beaucoup d’efforts h la déplanter. Tout ce jeu de scène a lieu pendant la reprise du refrain. Gambillard sort par le fond à droite.