ARIA
Maria.
GAMBILLARD.
Charmante Maria, je vous aime; ça peut vous paraître bizarre, mais c’est mon genre à moi. {A l'oreille , et d’un air mystérieux.) Avez-vous lu les mémoires de Casanova? {il V entraîne quelques pas vers la droite, et lui dit avec importance ) ouvrage tiès-leste.
maria, à part.
Décidément, ce monsieur est timbré... n’importe, obéissons à mon tuteur. {Haut.) Voulezvous souper avec moi?
gambillard, à part, et d’un air étonné.
Tiens ! tiens ! le site est sauvage, mais les femmes pas. (Haut.) Si je veux souper avec vouai... mais souper, mais tout ce que vous voudrez... {Maria se dirige vers la table, à part.) Ah ! chenapan de Guibert... je lui prends sa maîtresse et son souper... Ah 1 tu veux me couper les oreilles, toi!
maria, à la table.
A table î
gambillard, s’approchant.
J’accepte avec enthousiasme... {Il s’assied.) Enfin, voilà une impression de voyage agréable, je la tiens!... {déployant sa serviette et donnant des marques de la plus grande joie) c’est un conte des Mille et une Nuits qui m’arrive là!... c’est un rêve, une orientale! Maria, ma sultane, vous me transportez... {il cherche V expression) dans le Midi, parole d’honneur... {Maria, qui s’est assise , lui offre à boire.) Elle m’offre à boire, c’est le coup de grâce!
Ail de la marche de M. Botte .
Oui , dans mon rêve asiatique,
Je croie être un nouveau Sindbad,
Au milieu d’un pallia magique De Samarcande on de Bagdad I Voici l’aimé, la bayadère!
Il ne manque qu'un dromadaire.
Eaclavei, comble* mon tramport 1 \
Verse*, eunuques, jusqu'au bord. J Il « lèf. pendant la ril.ura.lle ,l va te rasseoir pour commencer le second couplet.