‹ Impressions et souvenirsChapitre 17 sur 18 · L'AUGUSTA · texte numérisé non relu

L'AUGUSTA

Je rendrai compte de cet ouvrage comme s'il n'était pas d'un auteur qui me tient de près, et que, en tant que personne privée, j'aime par-dessus tout. Je ne croirai pas tomber dans le péché de partialité en disant que je fais grande estime de son livre. Si les gens mal disposés pour nous, ou d'un goût différent du nôtre, me donnent tort, d'autres plus bienveillants ou plus portés à encourager certaines tentatives me donneront raison.

Moi, je suis d'avis qu'on peut, qu'on doit même, h propos d'ouvrages nouveaux, raisonner sur le roman, qui est, relativement à la grande consommation qu'en fait notre époque, un produit d'art de création récente. Jadis un roman suffisait aux plaisirs d'un ou de plusieurs siècles. Aujourd'hui on en veut presque un nouveau pour chaque jour. Sans prétendre que le roman soit d'invention nouvelle, on peut donc dire

tours de la langue qui changeât, ce sont les nuances d*idées qu'ils expriment. La sinaplicité ou la recherche du langage tiennent à une certaine forme de la civilisation, et les plus grands esprits d'une de ces époques (fdt-elle littérairement supérieure aux autres) manquent pourtant de telle observation, de telle appréciation qui appartient historiquement à une autre époque. Pour qui voudrait absolument rester dans la couleur exacte et soutenue d'un âge déterminé de l'humanité, il faudrait écarter sans pitié certaines idées d'un autre âge. 11 y a de ces idées d'aujourd'hui que des langages plus anciens ne peuvent pas rendre, et même sans remonter bien haut dans le passé, on mettrait difflciiement dans la bouche des personnages certaines impressions qu'ils ont peut-être vaguemeht ressenties, mais dont ils n'ont pas cherché à se rendre compte ou qu'il n'auraient pas bien su formuler.

Avec une sincère et très-certaine modestie, l'auteur de VAugusta s* est souvent préoccupé de la manière de résoudre le problème historico-littéraire que je viens d'examiner et dont nous avons souvent devisé ensemble en faisant des études de vieux langage. Un peu absorbé depuis longtemps dans des recherches d'histoire naturelle et lisant pourtant les choses littéraires à ses heures, doué d'une très-vive et féconde imagination que l'étude des objets positifs semble

plutôt enflammer qu'éteindre, un de ses amusements, qu'il m'a fait souvent partager, est de s'isoler par moments du milieu actuel et de se représenter sa propre existence à une époque quelconque du passé. Il a peint cette situation de son esprit dans le roman de CallirhoéyOhy en étudiant des vestiges de l'antiquité étrusque et romaine, un homme de notre temps s'éprend tellement de l'époque qu'ils lui retracent,, qu'il croit en retrouver le souvenir et se met naïvement à raconter sa propre histoire au temps de l'invasion des Gaulois à Rome. Ce rêve s'empare tellement de lui, que ce devient une conviction et qu'il croit reconnaître dans toutes les personnes qui l'entourent des amis et des ennemis avec lesquels il a vécu jadis.

Après CcUlirhoéj Maurice Sand, tout en s'occupant incidemment d'archéologie et d'histoire, fut saisi impérieusement par la vision du moyen âge et, voulant me faire le résumé de ses lectures et de ses recherches, il se mit en riant à me raconter, à la première personne, la vie d'un chevalier du treizième siècle, comme, dans Callirhoéy Marc raccnte la vie d'un Gaulois conquérant. Ceci m'amusa et m'intéressa tellement que je l'engageai à l'écrire. Alors, sa grande facilité de composition aidant, il fil Raoul de la Chastre, un ro^ man qui ressemble tellement à une chronique traduite

d*UQ bout à Tautre du même écrivain, qu'elle fut prise au sérieux par les descendants de certaines familles. Alexandre Dumas père m'écrivit à ce sujet, après beaucoup xi'éloges pour Fauteur : « C'est un livre extraordinaîrement réussi; je cherche en vain le procédé de facture^ je ne peux pas le saisir. >

Le procédé était très-simple. L*auteur avait dépouillé absolument toute personnalité littéraire ou philosophique, pour s'identifier avec un type qui ri*a plus d'analogue aujourd'hui. Il avait compris profondément ce que devait être, au temps de saint Louis et de Philippe le Hardi, un preux vu en pleine réalité historique; comme quoi une forte et généreuse nature, lancée dans ce milieu à demi barbare, devait avoir mené la vie d'un héros et d'un bandit, d'un sensùalîste effréné et d'un excellent père de famille ; comme quoi il devait croire au diable et fort peu à rÉglise, avoir de temps à autre des sentiments de vrai chrétien et même des aperçus philosophiques admirables (en approchant de Roger Bacon, ce grand prophète de la science) et puis retomber dans la merveillosîté enfantine de son milieu, traiter avec mépris la royauté en se faisant chef de bandes, ne point connaître le patriotisme français comme peut l'entendre la France aujourd'hui constituée, courir les aventures, faire, deson chef et à ses frais, croisades et conquêtes.

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enfin devenir un riche et puissant seigneur, rassaaié de galanteries et gorgé de butin : au demeurant le meilleur époux du monde, loyal chevalier et grand redresseur de torts. Ces incompatibilités, effrayantes aujourd'hui, avaient alors leur raison d'être si naturelle que leur brutalité est une civilisation relative quand on se représente les autres classes de la société de cette époque, l'ouvrier synonyme d'esclave, l'artiste, le trouvère obligés de se faire valets, le paysan rendant un culte obscène à Satan pour obtenir la stérilité des femmes et n'avoir pas d'enfants à nourrir, etc., etc. La corruption de cette époque est sans voile et sans frein. La bonne hiftieur d'un héros qui traverse sans faiblir et sans s'étonner aucunement toutes les aventures tragiques et burlesques de ce milieu formidable, en passant par Toubliette et la torture, sans parier de maint coup de lance ou de masse d'armes, pour arriver à être un satisfait et un heureux de son temps : voilà certes une conception hardie et donj l'exécution exigeait un souffle extraordinaire, un parti pris sans défaillance et un certain désintéressement du qu'en dira-t-on. Ceci est une vaillance littéraire à encourager.

Le livre a, en effet, scandalisé les personnes qui veulent que l'auteur soit responsable de tous les faits et gestes de ses personnages. Celles qui savent ce que

c'est qu'un livre yrai, bien conçu et bien exécuté d'an bout à lautre, en ont fait le plus grand cas ; et quant à celles qui veulent connaître la vie et la couleur d'une époque déterminée, elles l'ont lu avec intérêt et profit, — moi, la première.

La figure de don Juan a beaucoup préoccupé notre génération. Un catholique sincère, M. Laverdant, esprit très-chercheur et très-original, lui aussi, a fait un Don Juan oh se trouvent des pages d'une grande profondeur et d'une réelle beauté. On peut recommencer cent fois la légende de don Juan, à tous les points de vue ; c'est presque un mythe comme Faust qui représente la lutte de Tésprit avec la matière. Don Juan lutte ouvertement pour la matière contre l'esprit. 11 est dans Rabelais, car chaque âge a eu son don Juan et son Faust, et si l'on veut bien y réfléchir, tout homme pensant a suivi, en rêve ou en réalité, une de ces deux voies. Maurice Sand a regardé Tune et l'autre dans son roman : il a vu passer Raoul, don Juan barbare dont l'instinct triomphe, et Roger Bacon, Faust, victorieux de l'enfer. Raoul est comme le corps énergique et sensuel du treizième siècle, que traverse un fugitif rayon de lumière intellectuelle, projeté sur lui par Bacon. Bacon est une de ces prodigieuses apparitions de Téternelle vérité jetées comme des manifestations diviiies au milieu des ténèbres sociales.

Bacon, au treizième siècle, prédisait les conquêtes scientifiques, philosophiques et industrielles du dixneuvième. Il ne faut plus dire que Maurice Sand a fait parler Bacon à sa fantaisie; il faut lire Bacon : c'est le succès que Maurice Sand a le plus ambitionné.

Je ne passerai pas en revue les autres ouvrages de mon fils, qui sont la suite et la conséquence de son procédé naturel : l'espace de ma causerie est limité ; seulement, avant d'aborder son dernier roman publié en volume, VAugusta^ je parlerai du Coq aux cheveux d'or^ un livre étrange et curieux entre tous.

Le Coq aux cheveux d*or,c'esi\e nom d'un guerrier scythe qui a pour rival un volcan 1 Bizarre donnée qui n'est pourtant pas une pure fantaisie. Nous sommes ici en pleine mythologie des temps antéhistoriques, et quand on se plonge dans ces premières notions dont les vestiges épars dans la mémoire des hommes ont fourni la matière de tant de livres savants et curieux, on est littéralement ébloui de l'imagination de rhomme primitif. Que sont nos contes de fées, les récits merveilleux de l'Orient, le fantastique des Allemands et des Slaves, les rêves grotesques ou sombres du moyen âge, en face de ces traditions de l'esprit humain à son premier essor ? Tout est prodige pour lui, comme pour l'enfant qui personnifie tous les phénomènes dont il est frappé. Il y avait de quoi tenter

ua homme qai aime à recueillir et à conserver les choses précieuses que la vogue dédaigne. Nul meilleur herbier pour ces plantes dont le sol nouveau ne se revêtira plus, que les feuillets d'un roman. L'auteur de Callirhoé^ fidèle à son travail de rétrospectivité, écrivit ce roman où il mit en scèno des êtres tantôt moitié dieux moitié hommes, tantôt moitié hommes moitié monstres. Tous les berceaux de l'antiquité religieuse lui furent bons pour saisir et récolter ces étranges figures symboliques parmi lesquelles la race humaine se débattit en sortant de son propre berceau. Rien dëtrange et pourtant de grandiose comme certaines de ces figures ; rien de merveilleux comme leur rôle au milieu des sociétés naissantes. Le roman du Coq aux cheveux d'or, sous une forme rapide et colorée, met en scène le dieu Ptah, ce génie des feux souterrains que le coq, le guerrier sauvage, doit combattre et dompter pour lui enlever la prêtresse Hemla, sa fiancée. Après maints travaux herculéens, le coq, c'est-à-dire Némeith, enlevant son amante, est surpris dans sa fuite par le déluge. Le tableau du cataclysme qui va anéantir l'Atlantide est vraiment vaste et terrifiant, et c'est par un moyen digne d'une pareille scène que les amants y échappent. Hemla a reçu de sa mère mourante une amulette, présent de Promé • thée, son aïeul, qu'elle ne doit ouvrir qu'en présence

de la mort. -Elle l'ouvre, il en sort un rayon de soleil qui dissipe les nuages.. Les amants arrivent sur la terre scythique, où ils deviendront la souche de la race caucasienne.

Ce roman se lit comme un conte de fées, et c'est pourtant la condensation des travaux les plus sérieux des érudits. Bien peu de personnes ont le loisir ou le goût de lire ces ouvrages respectables qui exigent, pour être appréciés, des étuaes spéciales préalables. Maurice Sand a mis à la portée de tous un récit des plus animés où, en quelques heures, on peut être initié à la fabulation multiple de nos origines historiques.

Dans VAugusta, Maurice a été encore une fois, comme on dit familièrement, empoigné par la vision d'une époque qu'il étudiait pour son instruction personnelle. 11 goûtait vivement les travaux de MM. Thierry, et, au milieu de ce qu'il y a .de bon et de mauvais dans les sources où ces grands historiens ont puisé avec tant de discernement, il saisissait l'intuilion de la vie au cinquième siècle de notre ère. 11 était frappé de certains rapports de cette époque avec la nôtre, et, comme je craignais de le voir s'engager dans des temps trop reculés pour être bien compris dans un roman, il me répondait avec raison que Thorame du bas-empire, par sa situation, ses idées, ses goûts et

son langage, était beaucoup plus rapproché de nous que celui du moyen âge. « On peut, disait-il, faire d'un Caïus Claudius Umbo, Gallo-Romaîn quelconque, un personnage beaucoup plus intelligible aujourd'hui que le Raoul de la Chaslre du treizième siècle. L'essai nie paraît plus facile. Nous avons là des auteurs féconds en détails et une langue écrite, un latin de décadence qui a sa couleur. Je vois aussi les personnages comiques, anciens types que j'ai rencontrés et comme pris aux cheveux dans mes recherches sur Torigine des séries des masques et bouffons. Ces empereurs d'Orient sont des beaux Léandre, ces Huns formidables ont du matamore, et Sidoine Apollinaire est le pédant de la troupe. Les femmes marquantes de cette époque sont supérieures pour l'instruction à celles d'aujourd'hui, et quant à l'époque elle-même, elle se caractérise par des luttes religieuses aboutissant au scepticisme général comme de nos jours. >

Le lendemain, il me lut la première lettre de Claudius Umbo et je lui conseillai fort de continuer. Les documents qui nous restent de cette époque sont précisément en grande partie sous forme de lettres. Il m'a paru piquant de voir un roman, pris si loin dans le temps passé, revêtir sans aucune gêne cette forme épistolaire qui oblige les personnages à parler eux-mêmes, sans rucune interprétation philosophique

dictée par le narrateur. C'est une très-bonne étude de latinité spéciale, et le rôle d'Eugenius Creticus est un remarquable spécimen de cette littérature à la fois chrétienne et païenne qui a eu son droit de cité comme une autre. Les coutumes, les mœurs et les situations matérielles sont décrites et choisies sans que Ton sente nulle part Tétalage d'érudition, le /ati exprès de l'auleur. La vie vraie coule à pleins bords à travers ce livre. Écrit et publié dans la Liberté de M. de Girardin,àla veille de l'invasion, il a une couleur de douloureuse prophétie et semble signaler les causes prochaines de nos désastres. Pourtant ces désastres n'étaient pas plus prévus à Nohant qu'à Paris ; mais en pénétrant dans la peinture d'une grande dissolution sociale de la race latine, la vision du narrateur devait forcément faire apparaître la nouvelle crise.

Comme les autres romans de Maurice Sand, VAugmta marche rapidement à travers les aventures, les combats, les revers, les passions et les entreprises. J'ai toujours eu pour opinion que, dans un sens ou dans l'autre, événements ou sentiments, un roman devait être avant tout romanesque. Dans sa manière d'envisager le roman de chronique, Maurice rejette avec raison le sentiment idéalisé. Il ne veut avoir ni opinion ni doctrine à faire entrer de force dans la tête de ses personnages. Pour lui, ils ne sont pas des êtres d'excep-

tion, ils personnifient des fractions étendues de la race à laquelle ils appartiennent. Ils sont famille, tribu^ espèce, comme dans les classifications qui lui servent à étudier la nature; car on l'a senti, de nos jours, Edgar Quinet Ta démontré excellemment, l'histoire de l'homme ne suit pas d'autres lois de développement que celles qui président au développement de la planète.

Mais si Maurice Sand fait abstraction des particularités trop accusées de l'individu, s*il ne cherche pas à lui infuser ]*idéal romanesque, il trouve de reste, dans le milieu si bien étudié oJi il le place, l'intérêt romanesque de la situation et de l'action. Si presque tous ses romans sont de consciencieux essais d'histoire sociale, tous sont ce qu'on appelle amusants au premier chef, même pour les lecteurs qui ne pénètrent pas le sérieux de son effort et de son but. C*est un esprit bien portant et bien nourri, par conséquent jamais ennuyé ni découragé devant son sujet, jamais tourmenté de l'accueil qu'on lui fera, et n'écrivant que sous le coup d'une obsession d'esprit bien tenace. 11 faut, dit-il, que cela me vienne en rêvant et me force à le déblayer ; il faut que je me sente entouré de revenants qui me parlent et remuent autour de moi ; sans cela je n'ai nulle envie d'écrire.

Il y a pourtant de vrais éclats de génie naturel et de

poésie spontanée dans ces chauds récits où la peinture à grands traits domine l'analyse raffinée. Ils sont rapides, ces moments de réflexion des personnages, mais ils portent à fond. J'ai été très-frappé du récit que Claudius Umbo, échappant à des ravisseurs qui l'ont emmené au loin, fait de sa course à travers des pays inconnus, au milieu du débordement des barbares. Dans le cours pressé de ses vicissitudes, il rencontre l'hospitalité d'un chariot. Une femme de la tribu des Acatzires, qui a perdu son père, ses frères et son mari dans la mêlée, Taccueille, Taime naïvement et devient sa compagne en accomplissant le rite d'invoquer la lune. Ils voyagent, c'est-à-dire qu'ils fuient ensemble à travers « un pays dévasté, sans ressources, sans » habitants, des bourgades en ruines, des amas de » décombres, des bois, des marécages, des plaines » couvertes d'ossements humains blanchis par le so- * leil et la pluie, restes des massacres qui ont dépeuplé » ces malheureuses contrées. » Des bandes d'affamés et de désespérés passent comme des vautours sur ces terres abandonnées, tuant et dévorant ce qu'ils trouvent. Une de ces bandes rencontre le chariot où Kolotza vient de mourir de cette peste qui accompagne les grandes invasions. Au moment où Claudius se dispose à l'ensevelir, la bande s'empare de lui, délie ses bœufs de Irait pour les manger, pille le chariot, le brise et

jette le cadavre aux loups, qui accourent aussitôt que les bandits s'éloignent. Claudius blessé, attaché au timon redressé du char, revient à lui « par un clair de » lune si brillant qu'il croit voir la terre couverte de » neige. » Il rompt ses liens, rassemble « les tristes » restes de ce qui fut Kolotza », et les ensevelit comme il peut sous une pierre :

« Te dire, Marius, dans quelle contrée de la Ger- » manie se trouve cette tombe, je ne le saurais. Ma » vie est devenue un rêve et certaines parties de ce » rêve sinistre sont comme noyées dans l'écroulement D d'un monde. »

Un peu plus loin je trouve un tableau largement tracé du côté tragique de Tépoque ; c'est uu ermite qui a accueilli le fugitif mourant de faim etquiTexhorte en vain à se faire égoïste : « Ne vois-tu pas, mon fils, » que le temps où nous vivons est la fin du monde ? » Tout s'en va à la fois, les vieux et superbes empires » s'écroulent et les nations civilisées ne possèdent » plus la terre. Elle est ravagée par des hommes » nouveaux qui, eux-mêmes, vont disparaître, car ils » n'ont pas compris l'Évangile et leurs forfaits épouj> vantent le ciel... 11 est impossible que tu puisses * trouver, dans ces temps de désolation, le moindre » bonheur ou seulement le moindre repos sur la terre. j> Tout est remis en question, la propriété n'est plus

» qu'un vain mot, la famille est un enfer, farnour un » trafic. La guerre est partout, et pour vivre en paix il » faut se faire une vie de troglodyte au fond des bois » et dans le creux des roches. »

La figure d'Attila est tracée de main de peintre. On la voit, on l'aime presque, tant elle est vivante et humaine. Mais j'en ai dit assez, et je demande pardon au lecteur d'avoir parlé de mon fils sans excès de modestie. 11 me paraîtrait pourtant fort injuste que rafifection m'interdit d'être juste envers lui.

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