DES CLICHÉS PROPRES AUX IMPRESSIONS
perdu et le résultat définitif sera toujours une épreuve grise sans effet.
Il est cependant possible d’arriver au même résultat par une méthode simple, un peu plus longue, il est ' vrai, et que nous exposerons avec détail : dans ce cas, on laisse absolument de côté les épreuves positives sur papier et l’on fait directement sur le cliché primitif les clichés multiples si prisés par les imprimeurs. De cette façon, l’effet est conservé, et l’on ne perd aucune finesse.
Enfin, condition indispensable, il faut employer des clichés retournés; sinon les images seraient inversées, les objets situés à droite seraient à gauche. Dans certains cas, cet inconvénient peut n’avoir aucune importance, mais, le plus souvent, il ne peut être accepté. Nous verrons un peu plus loin comment on obtient ces clichés retournés.
Sans vouloir décrire d’une manière complète les manipulations nécessaires à l’obtention des négatifs, nous allons cependant énumérer les conditions spéciales au sujet qui nous occupe.
Emploi du collodion.
Bien des photographes pourront sourire en nous voyant parler de ce procédé au collodion; et cependant il n’est pas un atelier de Phototypie où l’on ne préfère de beaucoup les clichés ainsi obtenus.
C’est le procédé par excellence pour les reproductions à l’atelier : qu’il s’agisse d’un objet quelconque,
sculpture, préparation d’histoire naturelle, et surtout dessin au trait ou en demi-teinte. Les glaces au gélatinobromure peuvent bien être employées, mais elles donnent souvent des résultats incomplets, surtout dans les reproductions de dessins au trait.
Le collodion humide est plus commpde à employer que le collodion sec; cependant, pour les dessins au trait, ce dernier procédé est sans rival.
On trouve encore dans le commerce des collodions tout préparés qui ne laissent rien à désirer; je citerai entre autres le collodion Poulenc, et le collodion René préparé par la maison Guilleminot.
Si l’on veut préparer soi-même son collodion, voici deux formules excellentes :
Traits.
Demi-teintes.
Éther
600 cc
Alcool
Iodure de cadmium ....
» d’ammonium —
Bromure de cadmium. .
Coton azotique
Teinture d’iode
Ces deux formules ne donnent un collodion prêt à l’usage qu’après une quinzaine de jours de repos.
Si l’on doit les employer à l’état humide, on prendra du coton azotique soyeux; au contraire, pour l’emploi à sec (reproductions de gravures ou positives par contact), on mélangera en parties égales du coton soyeux et du coton poudreux (préparé à haute température).
Nous ne décrirons pas les manipulations des deux