DEUXIÈME PARTIE
Eau
Glycérine
Alcool de 40°. . .
Alun en poudre
Au moment de faire usage d’une planche conservée, on la fait tremper d’abord dans l’eau pure avant de la passer au bain mouilleur.
Il arrive parfois que les épreuves portent de petits points blancs, dans lesquels l’encre n’a pas adhéré; il faut alors procéder à leur retouche. Celle-ci se fait avec un pinceau très petit à poils un peu durs, et avec l’encre qui a servi à l’impression et que l’on étend avec très peu d’essence de térébenthine. Cette retouche est la seule possible, elle est très facile à exécuter; mais il ne faut pas penser à corriger de larges surfaces, comme la chose se fait dans les épreuves photographiques ordinaires ; il vaut mieux, dans le cas de défauts aussi étendus, abandonner le tirage et faire Une nouvelle planche.
C’est le plus ordinairement au tirage qu’apparaissent les défectuosités de la planche, et il peut alors se pro-^ duire les accidents suivants :
Retouche.
Accidents de tirage.
1. La gélatine manque d’adhérence, parce que : la couche préalable d’albumine était trop vieille; le bi-
chromate était en trop petite quantité; la gélatine a été tenue trop longtemps en fusion, elle était de mauvaise qualité ; la dessiccation à l’étuve a été menée trop rapidement, l’insolation beaucoup trop forte. Dans ces deux derniers cas la gélatine s’enlève par écailles.
2. Voile au tirage. — L’épreuve a été insolée sous un cliché trop faible, ou sur une plaque préparée depuis trop longtemps. Mouillage insuffisant; encre trop fluide, pression trop forte.
On peut remédier à cet accident en faisant usage du bain vert :
Eau 1000 cc
Alun de chrome 100^
Mais il ne faut pas faire usage du bain à l’ammoniaque pour enlever ce voile; et'Cependant c’est là une pratique trop souvent employée dans les ateliers. On obtient bien alors quelques épreuves nettes, puis le voile revient de plus belle. Cette pratique a en outre, comme nous l’avons déjà dit, l’inconvénient d’altérer les encres, l’ammoniaque ayant une action pernicieuse sur certains principes colorants qu’elle rend solubles, ce qui fait que la gélatine se teinte ainsi que les blancs de l’épreuve.
3. Cristallisations, piqûres. — La gélatine a été séchée trop lentement, l’étuve n’était pas assez chauffée; elle a été éteinte avant complète dessiccation. Les solutions n’étaient pas bien filtrées.
4. Bulles d'air qui nuisent a l'encrage. — La plaque de cuivre n’a pas été convenablement nettoyée au caoutchouc. La plaque était trop chaude lorsqu’on a étendu la gélatine.
5. Excès de relief. — La couche est trop épaisse ; le bichromate est à dose insuffisante; le cliché est trop heurté.
6. Zones irisées , moutonnées. — La température de l’étuve n’a pas été régulière. L’étuve a été ouverte avant la fin de la dessiccation.
Talcage et vernissage des épreuves.
Les épreuves tirées sur papier couché peuvent prendre un aspect brillant qui les rapproche des tirages sur papier albuminé.
Si Ton ne veut obtenir qu’un brillant modéré, il suffit de les frotter avec un tampon de coton imprégné de talc en poudre.
Au contraire, il faut employer du vernis pour avoir des épreuves semblables à celles sur albumine; ce vernis peut être à l’eau ou à l’alcool.
Vernis a Veau. — On met dans un vase pouvant aller sur le feu, capsule de porcelaine ou de tôle émaillée, 700cc d’eau, 60sr de borax et l’on porte à l’ébullition; d’un autre côté et dans une capsule trois fois plus grande, on a mis 500cc d’eau et 60§r de gomme laque
blanche pulvérisée; on porte également à l’ébullition. Puis on verse la solution de borax dans cette eau, tenant en suspension la gomme laque, en ayant le soin d’agiter fortement avec une spatule et de maintenir le liquide en ébullition. Au bout d’un certain temps, la gomme laque est dissoute, on ajoute alors 2sr de savon de Marseille dissous dans 20cc d’alcool, et 10 gouttes d’huile d’olive. On additionne enfin de 800cc d’eau, on laisse déposer, et l’on filtre le liquide refroidi.
La gomme laque blanchie n’est pas entièrement soluble; elle perd ses propriétés avec le temps; aussi est-il important de n’employer que de la gomme laque récemment préparée.
Le vernissage se fait en faisant flotter les épreuves à la surface de ce liquide, comme s’il s’agissait de sensibiliser une feuille de papier positif sur un bain d’argent. On évite avec soin les bulles d’air, on relève les épreuves et on les fait sécher en les suspendant à l’air libre.
On obtient un vernis encore plus brillant en substituant l’ammoniaque au borax; pour cela, on ajoute de l’ammoniaque au mélange d’eau bouillante et de gomme laque jusqu’au moment où la dissolution est complète; il faut agir lentement, en n’ajoutant l'ammoniaque que par très petites quantités.
Les proportions sont alors les suivantes :
Eau 500-
Gomme laque 50 &r
Savon vert 10 *p
Huile de lin 5-
Ammoniaque 9rc