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DEUXIÈME PARTIE

chemin se tend alors, et l’image seule forme relief, repoussée qu’elle est par le bloc de bois.

Le parchemin, bien tendu sur le châssis, sera premièrement recouvert d’une couche de glycérine que l’on étend partout avec le doigt. Au bout d’une demiheure de contact, on enlève cette glycérine à l’éponge et l’on mouille avec le bain suivant :

Eau 300 cc

Glycérine 700 sr

Nitrate de potasse 15 *r

On laisse agir cette solution pendant une demi-henre environ, c’est-à-dire jusqu’au moment où les reliefs ont disparu, ainsi que nous l’avons dit à la page 80.

On essuie, on encre à la manière ordinaire. On place à la main les caches, on pose la feuille de papier, on la recouvre d’un feutre ou mieux d’une feuille de caoutchouc épaisse de icm environ, et l’on porte sous la presse.

Celle-ci peut-être une presse à copier ordinaire, mais il sera bon de s’assurer que le plateau est bien dressé, qu’il n’est pas creux au milieu, ce qui arrive très souvent, surtout dans les presses à bon marché.

Le fabricant de l’ Autocopiste a fait établir une presse excellente, dans laquelle la pression acquiert toute la puissance voulue, grâce à une plus grande longueur des bras qui commandent la vis centrale.

Cette méthode, entre les mains d’un opérateur soigneux, donne de bons résultats ; aussi a-t-elle été acceptée de préférence à toute autre par bien des amateurs;

Procédé Balagny.

Dans ce procédé on emploie des plaques souples au gélatinobromure de fabrication spéciale; car, avec les pellicules ordinaires, la couche de gélatine n’a pas une adhérence suffisante au support.

On coupe à la grandeur voulue les plaques souples collographiques et on les plonge dans le bain suivant :

Eau !000fC

Bichromate de potasse ou de soude 30 sr

La plaque immergée dans ce bain doit y rester au moins quatre minutes et cinq au plus.

Il faut veiller aussi à ce que la température du bain ne dépasse pas 10° à 12°, car, s’il était trop chaud, le •gélatinobromure se ramollirait et les couches deviendraient inutilisables.

Au bout de cinq minutes, le maximum de sensibilisation est obtenu, on retire la pellicule et on la dépose sur une glace, couche de gélatine en dessous, puis on passe sur le dos une raclette ou mieux un rouleau en caoutchouc pour enlever tout l’excès de bichromate.

Avant d’ôter la pellicule de dessus la glace, on enlève à l’éponge tout l’excès de liquide, puis on l’attachera avec des épingles, face en dessous, sur une planchette de bois, et l’on séchera à l’étuve modérément chauffée de 20° à 25°.

Dès le lendemain de leur préparation, ces pellicules

bichromatées sont excellentes, et elles peuvent conserver leurs qualités pendant une quinzaine de jours.

On les détache de la planchette sur laquelle elles ont séché, et on les met à plat les unes sur les autres dans un carton que l’on enferme à l’abri de la lumière.

On insole la plaque au châssis à ressorts, ainsi que nous l’avons déjà indiqué (J).

Les impressions sur couches de gélatinobromure d’argent bichromaté se font très rapidement; avec un cliché de force moyenne, deux minutes suffisent généralement au soleil, et vingt à trente minutes à l’ombre. Il vaut toujours mieux éviter l’insolation au soleil .

On suit la venue de l’image en ouvrant le châssis dans une pièce éclairée à la lumière jaune : l’image se dessine en noir gris sur le fond jaune de la pellicule. Il faut que cette image traverse en entier l’épaisseur de la plaque et qu’elle vienne se dessiner bien complètement sur le verso de la planche. Il faut que l’on puisse voir tous les détails du négatif se transmettre à l’envers, que les blancs et les noirs se détachent nettement les uns des autres. Une planche qui serait restée blanche à l’envers est rarement insolée suffisamment.

S’il arrive que cet effet se produise, quel que soit le temps que dure l’exposition à la lumière, ce serait une preuve que les pellicules ont été mal préparées : ou

(') Voir p. G.

qu’elles ne sont pas restées un temps suffisant clans le bain de bichromate, ou que le séchage s’est fait à trop basse température, ou qu’il a été trop long à se produire.

On insole ensuite par le dos, jusqu’à disparition presque complète de l’image.

On lave abondamment jusqu’à élimination complète du bichromate.

La plaque ainsi prête à l’impression doit être montée sur un bloc rigide qui permette de la fixer sur la presse et de l’encrer sans que le rouleau l’arrache de son support.

Après différents essais, M. Balagny s’est arrêté au procédé suivant.

Sur une planchette à dessin, il fixe, au moyen de quatre petites pointes de Paris, une feuille de zinc d’épaisseur moyenne, n° 8 ou 10. Il nettoie la surface du zinc au moyen de papier d’émeri, de façon à enlever toutes les impuretés qu’elle pourrait avoir. Puis il prend une feuille de gélatine opaque, la trempe dans l’eau, l’applique sur le zinc et pose immédiatement sur elle la pellicule encore humide; au moyen d’un rouleau de gélatine, il élimine tout l’excès d’eau. La feuille de gélatine ainsi interposée se soude intimement, d’un côté à la feuille de zinc, de l’autre à la pellicule imprimante.

Il ne reste plus qu’à passer à la glycérine, au bain mouilleur, à essuyer et à encrer comme à l’ordinaire.

Le tirage se fait également à la presse à rouleau ou à la presse à copier.

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