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DEUXIÈME PARTIE

En hiver, avec une lumière faible, il est bon d’augmenter la quantité de bichromate et de la porter à 30 sr.

La feuille de parchemin étant sèche, on l’insole au châssis positif, comme nous l’avons indiqué, c’està-dire en posant le négatif sur une cache de papier noir. Les châssis à ressorts sont suffisants, mais il faut augmenter l’épaisseur du coussin placé derrière le parchemin, afin d’obtenir un contact parfait.

On expose à la lumière diffuse, et non au soleil. Il est préférable que cette lumière soit douce ; les résultats sont bien meilleurs lorsque l’image vient très lentement. A une lumière éclatante, une demi-heure d’exposition serait suffisante ; mais il vaut infiniment mieux s’arranger de façon à ce que l’image exige trois ou quatre heures pour venir, et cela, bien entendu, avec un bon cliché. Si le cliché est dur, il faudra exposer jusqu’à six et sept heures.

Ce manque de sensibilité provient de la dose très faible du bichromate dans le bain sensibilisateur, mais on ne peut augmenter trop cette dose sans voir les cristallisations se produire dans la couche.

L’exposition doit être poussée jusqu’à ce que l’image se détache, dans ses moindres détails, en brun sur jaune clair ; en général, un excès est préférable à un manque de pose.

Quand l’épreuve est venue à point, on retire le parchemin et on le retourne dans le châssis d’où l’on a enlevé la cache, de façon à présenter l’envers à la lumière; on ferme le châssis et on le porte à la lumière.

L’image, qui s’aperçoit par transparence à travers la feuille de parchemin, commence à se voiler graduellement et à disparaître finalement : ceci demande dix à quinze minutes à l’ombre.

La feuille de parchemin est alors définitivement retirée du châssis et plongée dans une cuvette pleine d’eau fraîche et renouvelée tous les quarts d’heure. Ce lavage exige, au moins, de trois à quatre heures, mais il n’y a aucun inconvénient à le prolonger sensiblement. La feuille, en sortant du lavage, doit être entièrement blanche, sans accuser la moindre teinte de jaune due au bichromate; on la laisse sécher spontanément à l’abri de la poussière, après l’avoir épinglée sur un châssis de bois pour éviter qu’elle ne s’enroule.

Tirage. — Le parchemin sec est mis à tremper dans l’eau pure pendant quinze à vingt minutes, épongé entre deux feuilles de papier buvard, puis fixé sur le châssis tendeur. Cette opération se fait ainsi :

Ouvrir les crochets de cuivre qui retiennent le cadre mobile, et enlever celui-ci, ainsi que le bloc de bois, la plaque de zinc et le feutre.

Placer le parchemin sur le châssis, remettre en place le cadre mobile, de façon à pincer le parchemin, fermer les crochets de cuivre pour le maintenir.

Tirer alors le verrou, et ouvrir le châssis à volet; placer alors le bloc de bois sur la planchette qui forme le fond de l’appareil, le couvrir du petit feutre, et sur celui-ci placer la plaque de zinc.

Fermer alors lentement le châssis, la feuille de par-

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