‹ Impressions photographiques aux encres grassesChapitre 5 sur 38 · Eau 100cc · texte numérisé non relu

Eau 100cc

Nitrate d’argent 3sr

Acide citrique l?r

A la quantité de solution pyrogallique nécessaire pour recouvrir la plaque on ajoute quelques gouttes de nitrate d’argent, et, toujours à la lumière du jour, on fait agir ce mélange sur la couche : elle ne tarde pas à monter, et la solution devient bientôt brune. Lorsque l’effet désiré est obtenu, on lave, on passe au cyanure et l’on fait sécher.

On peut encore procéder au renforçage au moyen des sels de mercure, et souvent il faut, après renforcement à l’argent, user de ce procédé.

On fait dissoudre à saturation dans l’eau du bichlorure de mercure, et dans cette solution filtrée on plonge le cliché préalablement mouillé. Il ne tarde pas à blan-

chir, et il faut laisser cet effet se continuer jusqu’au moment où la couche est blanche dans toute son épaisseur, ce dont on s’aperçoit facilement en retournant le cliché; lorsque celui-ci est devenu blanc à l’envers, l’action est complète.

On lave à grande eau, et l’on noircit en plongeant la plaque dans de l’eau ammoniacale à 3 pour 100, ou mieux dans une solution à 1 pour 100 de sulfhydrate d’ammoniaque. Lorsque la couche de collodion est devenue noire dans toute son épaisseur, on lave et l’on met à sécher. Il ne faut pas prolonger outre mesure l’action du sulfhydrate, car les traits délicats seraient emportés.

Il est peut-être plus facile d’obtenir des reproductions de gravures bien intenses en se servant du collodion sec, procédé au tannin ou à l’albumine.

Nous ne décrirons pas ces deux excellentes méthodes et nous renverrons aux auteurs qui en ont parlé ( 1 ) .

Emploi du gélatinobromure.

Il n’est pas toujours facile d’obtenir des clichés de gravures d’intensité suffisante en faisant usage de glaces au gélatinobromure; cependant on peut arriver à des résultats convenables avec certaines précautions.

Il faut d’abord employer les préparations les moins rapides : glaces rouges de Lumière, par exemple. La

p) Davanne, op. cit ., t. I, p. 264. — Fabre, op. cit., t. II, p. 141.

RETOURNEMENT DES CLICHÉS

pose doit être aussi exacte que possible, et l’on cherchera surtout à éviter un excès de pose.

Le développement à l’hydroquinone vieux, ou additionné de bromure de potassium, sera de beaucoup le meilleur.

Le renforcement se fera au bichlorure de mercure et à l’ammoniaque.

Je n’aurai rien de particulier à dire sur les clichés de paysages ou de portraits : ici seulement il faut éviter les négatifs durs et trop épais; il est beaucoup plus facile d’obtenir de bons tirages aux encres grasses en faisant usage de clichés doux et un peu légers.

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