‹ IncidencesChapitre 9 sur 37 · HIT A PROPOS DE MARCEL PROUST · texte numérisé non relu

HIT A PROPOS DE MARCEL PROUST

On l’a dit souvent : les jugements que nous portons sur nos contemporains sont contrefaits. Outre que nos amitiés nous obligent, nous manquons du recul nécessaire et, suivant notre humeur, dénigrons ou magnifions à l’excès ceux qui œuvrent trop près de nous. Certains qui nous paraissent considérables, dont le renom, grâce à la complicité des critiques, semble, aux yeux même de l'étranger,

apporter un lustre neuf à la France, étonneront bientôt

par leur insignifiance. Je veux que l’on m'ignore si, avant que deux générations aient passé, les noms de Curel, de Bernstein, de Bataille sont beaucoup plus cotés que déjà celui-de Mendès aujourd’hui.

Je m'étais bien promis de ne plus parler que des morts; mais il me désolerait pourtant de ne laisser en mes écrits aucune trace d’une des admirations les plus vives que j’ate

‘jamais éprouvées pour un auteur contemporain — et je “dirais sans doute la plus vive, si Paul Valéry n'existait

point. Malgré cé que j'ai dit plus haut, jé ne pense pas. surfaire l'importance de Marcel Proust; je ne pense pas qu’on la puisse surfaire. Il me paraît que, depuis longtemps, nul écrivain ne nous avait plus enrichis.

Madame B... me racontait hier qu’elle avait eu de tout temps la vue faible; ses parents ne s’en avisèrent pas aussitôt, et ce n’est que vers l’âge de douze ans qu'on commença de lui faire porter des lunettes. « Je me souviens si bien de ma joie», me disait-elle, «lorsque, pour la première fois, je distinguai tous les petits cailloux de la cour.» — Lorsque nous lisons Proust, nous commençons

ra

INCIDENCES 45 de percevoir brusquement du détail où ne nous apparaissait jusqu'alors qu’une masse. C’est, me direz-vous, ce qu’on appelle : un analyste. Non; l’analyste sépare avec effort; il explique; il s’applique : Proust sent ainsi tout naturellement. Proust est quelqu'un dont le regard est infiniment plus subtil et plus attentif que le nôtre, et qui nous prête ce regard, tout le temps que nous le lisons. Et comme les choses qu’il regarde (et si spontanément qu’il n’a jamais l'air d'observer) sont les plus naturelles du monde, il nous semble sans cesse, en le lisant, que c’est en nous qu’il nous permet de voir; par lui tout le confus de notre être sort du chaos, prend conscience; et comme les sentiments les plus divers existent en chaque homme à l’état larvaire, à son insu le plus souvent, qui n’attendent parfois qu’un exemple ou qu’une désignation, j'allais dire : qu’une dénonciation, pour s’affirmer, nous nous imaginons, grâce à Proust, avoir éprouvé nous-mêmes ce détail, nous le

reconnaissons, l’adoptons, et c’est notre propre passé que ) pl à

ce foisonnement. vient enrichir. Les livres de Proust : agissent à [a manière de ces révélateurs puissants sur les plaques photographiques à demi voilées que sont nos souvenirs, où tout à coup viennent réapparaître tel visage, tel sourire oublié, et telles émotions que l’effacement de ceux-ci entraînait avec eux dans l’oubli.

Je ne sais ce qu’il faut le plus admirer, de cette suracuité du regard intérieur, ou de l’art prestigieux qui s'empare de ce détail et ne nous l’offre que favissant de fraîcheur et de

. vie. L'écriture de Proust est (pour employer un mot que

les Goncourt m’avaient fait prendre en horreur, mais qui, lorsque je songe à Proust, cesse de me déplaire) la plus artiste que je connaisse. Par elle il ne se sent jamais empêché. Si, pour informer l’indicible, le mot lui manque, il recourt à l’image; il dispose de tout un trésor d’analogies, d’équi-

valences, de comparaisons si précises et si exquises que parfois l’on en vient à douter lequel prête à l’autre le plus de vie, de lumière et d’amusement, et si le sentiment est secouru par l’image, ou si cêtte image volante n’attendait pas le sentiment pour s’y poser. Je cherche le défaut de ce style, et ne le puis trouver. Je cherche ses qualités dominantes, et je ne les puis trouver non plus; il n’a pas telle ou telle qualité : il les a toutes (or ceci n’est peut-être pas uniquement une louange) non tour à tour, mais à la fois; si déconcertante est sa souplesse, tout autre style, auprès du sien, paraît guindé, terne, imprécis, sommaire, inanimé. Dois-je l’avouer ? chaque fois qu’il m'arrive de replonger dans ce lac de délices, je reste ensuite nombre de jours sans oser reprendre la plume, n’admettant plus — comme il advient durant tout le temps qu’un chefd'œuvre exerce sur nous son empire,.— qu'il y ait d’autres manières de bien écrire, ne voyant plus dans ce que vous appelez la « pureté» de mon style, que pauvreté.

Vous m'avez dit que souvent la longueur des phrases de Proust vous exténue. Mais attendez seu'ement mon retour et je vous lis ces interminables phrases à haute voix : comme aussitôt tout s'organise ! comme les plans s’étagent | comme s’approfondit le paysage de la pensée !.. J'imagine une page de Guermantes imprimée à la manière du « Coup de dés» de Mallarmé: ma voix donne aux mots-soutiens leur relief; j’orchestre à ma façon les incidentes, je les nuance, tempérant ou précipitant mon débit; et je vous prouve que rien n’est superflu dans cette phrase, qu’il n’y fallait pas un mot de moins pour en Map les plans divers à leur distance et pour permettre à sa complexité un épanouissement total. Si détaillé que soit Proust, je ne le trouve jamais prolixe; si abondant, jamais diffus. « Minu-

tieux», mais «non méticuleux», disait judicieusement Louis Martin-Chauffer.

Proust m’éclaire exemplairement ce que Jacques Rivière entendait par le mot «global», dont il se servait pour dénoncer la paresse d’esprit de ceux qui se contentent de saisir par brassée des sentiments que la coutume a liés et dont le faisceau nous apparaît trompeusement homogène. Proust au contraire délie soigneusement chaque gerbe, en distrait tout l’embrouillement. Même il ne se. tient pour satisfait que s’il nous montre avec la fleur, la tige, puis même le délicat chevelu racinier. Quels curieux livres ! On y pénètre comme dans une forêt enchantée; dès les premières pages, on s’y perd, et l’on est heureux de s’y perdre; on ne sait bientôt plus par où l’on est entré n1 à quelle distance on se trouve de la lisière; par instants il semble que l’on marche sans avancer, et par instants que l’on avance sans marcher; on regarde tout en passant; on né sait plus où l’on est, où l’on va, et:

Tout d’un coup mon père nous arrêtait et demandait à ma mère : « Où sommes-nous ? >» Épuisée par la marche, mais fière de lui, elle lui avouait tendrement qu’elle n’en savait absolument rien. Il haussait les épaules et riait. Alors, comme s’il l’avait sortie de la poche de son veston avec sa clef, il nous montrait debout devant nous la petite porte de derrière de notre jardin qui était venue avec le coin de la rue du Saint-Esprit nous attendre au bout de ces chemins inconnus. Ma mère lui disait avec admiration : « Tu es extraordinaire !... »

Vous êtes extraordinaire, mon cher Proust ! Il semble que vous ne nous parliez que de vous, et vos livres sont aussi peuplés que toute la Comédie humaine ; votre récit n’est pas un roman, vous n’y nouez ni n’y dénouez aucune intrigue, et pourtant je n’en connais point qu’on suive avec un intérêt plus vif; vous ne nous présentez vos per-

sonnages qu’incidemment et par raccroc pourrait-on dire, maïs nous les connaissons bientôt aussi profondément que le Cousin Pons, Eugénie Grandet ou Vautrin. II semble que vos livres ne soient pas «composés » et que vous répandiez votre profusion au hasard; mais, si j'attends vos livres suivants pour en bien juger, je soupçonne déjà que tous les éléments s’en déploient selon une ordonnance cachée, comme les branches d’un éventail qui par une extrémité se rejoignent et dont la divergence est reliée par un tissu subtil où s’étale la diaprure de votre Maja. Et vous trouvez le moyen, chemin faisant, de parler de tout,

mélant à l’éparpillement apparent du souvenir des réflexions si judicieuses et si neuves que j'en viens à souhaiter, en appendice à votre œuvre, une sorte de lexique qui nous permette aisément de retrouver telles remarques sur le sommeil et sur l’insomnie, sur la maladie, la musique, l’art dramatique et le jeu des acteurs.…., lexique qui déjà serait épais mais où je pense qu’il faudrait faire figurer à peu près tous les mots de notre langue, quand auront paru les volumes que vous nous promettez encore.

Si je cherche à présent ce que j’admire le plus dans cette œuvre, je crois que c’est sa gratuité. Je n’en connais pas de plus inutile, ni qui cherche moins à prouver. — Je sais bien que c’est à quoi prétend toute œuvre d'art, et que. chacune trouve sa fin dans sa beauté. Mais, et c’est là sa qualité, les éléments qui la composent s’efforcent tous, et si l’ensemble même est inutile, rien n’y paraît ou n’y devrait paraître qui ne soit utile à l’ensemble, et nous savons que tout ce qui n’y sert pas y nuit. — Dans la. Recherche du Temps perdu, cette subordination est si cachée qu’il semble. que tour à tour chaque page du livre trouve sa fin parfaite en elle-même. De là cette extrême lenteur, ce non-désir d’aller plus vite, cette satisfaction continue, Je ne connais

| INCIDENCES 0 pareil nonchaloir qu’à Montaigne, et c’est pourquoi sans doute je ne puis comparer le plaisir que je prends à lire

un livre de Proust qu’à celui que me donnent les Essas. Ce sont des œuvres de long loisir. Et je ne veux point dire

seulement que l’auteur pour les produire dut se sentir

tion de l’heure ; mais le livre de Proust a ceci de particulier A qu’il tient compte de chaque instant; on dirait qu'il a la

l'esprit parfaitement désengagé de la fuite des heures, mais qu’elles exigent aussi bien pareille désoccupation du lecteur. Tout à la fois elles l’exigent et l’obtiennent; c’est là leur plus réel bienfait. Vous me direz que le propre de l’art et de la philosophie est d'échapper précisément à la réclama- É

fuite même du temps pour objet. Échappé de la vie, il ne se détourne pas de la vie; penché sur elle, il la contemple, ou plutôt il contemple en lui son reflet. Et plus inquiète

“est l’image, plus calme est le miroir, ph contemplatif le

regard.

Il est étrange que de tels livres viennent à une heure où l’événement triomphe partout de l’idée, où le temps manque, où l’action moque la pensée, où la contemplation ne semble plus possible, plus permise, où, mal ressuyés de la guerre, nous n’avons plus de considération que pour ce qui peut être utile, servir. Et soudain l’œuvre de Proust, si désintéressée, si gratuite, nous apparaît plus profitable et de plus grand secours que tant d'œuvres dont l’utilité son est le but. : . ca

Il me revient que la Nouvelle Revue Française déçoit

‘nombre de ses lecteurs, de ses amis et des meilleurs. On . =

attendait d’elle autre chose. « Je ne me console pas, m’écrit Michel Arnauld, de voir la N. R. F. renoncer à ce que

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son ancien effort avait si bien préparé: une révision de valeurs françaises — et des valeurs européennes — sans préventions d’école ni de parti...» Et de cela, je vous avoue que je ne me consolerais pas non plus, car j'estime que jamais ce travail n a été plus utile. Mais d’abord, ce renoncement, “si tant est qu'il soit réel, je ne crois pas qu’il soit volontaire; je ne crois pas surtout qu’il soit seulement imputable au nouveau directeur de la Revue. Il vient surtout de ce fait, que nombre des premiers et plus actifs collaborateurs, ayant « évolué » durant la guerre, n’apportaient plus le même esprit à la critique de ces «valeurs » et qu’ils cotaient différemment. Pour ma part, ne les approuvant pas toujouts, n’approuvant pas plus souvent Rivière, je me suis tu par grande crainte d’envenimer les débats auxquels la reprise de notre revue donnait lieu; et soucieux, surtout, de ne point diminuer l’autorité de notre directeur, de la renforcer au contraire, je lui donnais du moins l’appui de mon silence. Il y avait à celui-ci d’autres motifs, que peut-être aujourd’ hui je puis vous dire :

Quand j’abandonne à leur penchant naturel mes pensées, elles vont vers la gauche extrême, et je ne les ramène à droite que par l’effort de ma raison, Cet effort je l’ai donné durant la guerre, par opportunité, par urgence, et je le donne encore par égard pour quelques amis à qui il me déplaît de déplaire — et qui ne se doutent sûrement pas de ce que je prends sur moi pour eux. Je ne dis point que mon raisonnement soit faussé, par quoi j'obtiens cette rectification de mes. idées; je dis simplement que cette direction ne leur est pas naturelle. Et je ne parviens pas à me persuader que la direction naturelle de la pensée ne soit pas la direction la meilleure. On l’incline aisément par intérêt patriotique ou personnel, par sympathie; mais

INCIDENCES FAR je ne lui reconnais quelque valeur que si je la sens non inclinée. Voilà pourquoi je me suis tu durant la guerre. On a traversé de lugubres moments, où toutes les pensées du cœur et du cerveau s’enrôlaient; il n’était plus question que d’aider, chacun de tout son modeste pouvoir; aider la France; l’aider à vaincre, à en sortir vivante. La France en sort; victorieuse, mais épuisée. Et maintenant, cette soumission de la pensée, on vient nous dire qu’elle est plus nécessaire que jamais. Certains qui, durant la guerre, ont mis héroïquement leur cerveau dans leur giberne,

veulent nous persuader qu’il est fort bien en cette place et n’a que faire d’en sortir; que tout au moins il est utile qu’il y reste — pour permettre le relèvement de la France. Le pis est qu’ils le croient. Voici donc le dilemne : risquer de troubler momentanément un ordre factice et manifestement provisoire, par la mise au vent de certaines idées qui ne s’accommodent pas de lui — ou consentir aux compromissions de la pensée, laisser se fausser notre jugement, s’émousser notre sens critique et se ternir enfin ce beau miroir qu’offrait la France, où la vérité, mieux que partout ailleurs, reconnaissait son clair visage Î,

L'idée de patrie est un très complexe faisceau. Il n’y a pas seulement des champs, des intérêts, des cathédrales à protéger; il y a aussi des qualités intellectuelles et morales, inévaluables, dont l’effacement progressif risque de demeurer inaperçu, puisque se perd avec elles le sentiment de leur valeur; celles-ci sont en grand danger.

Je sens bien que ces considérations vous assassinent;

1 « L'intelligence française, dans cet état de mobilisation permanente, risquerait bientôt non seulement de ne plus être l’intelligence, mais de ne plus être française », disait votre ami Thibaudet dans son excellent article « sur la démobilisation de l’intelligence » . (N. R. F. du r°f janvier 1920) — article après lequel je ne trouve plus rien à dire.

en 2 INCIDENCES oo si vous préférez mon silence, vous le direz. Mais laissez-moi d’abord vous lire ces quelques lignes d’une lettre de Michel Arnauld : 5:

«Ce qui m'’effraie, c’est de voir à quel point les hautes activités de l’esprit sont à présent séparées. Tout ce que je regarde, tout ce que je lis, montre que le goût n’est pas en péril. L'art prospère; il se met au rang des nouveaux riches ; il laisse la pensée du côté des vieux pauvres. S’il y eut un temps où le savoir et la logique abstraite gênaient le jugement intuitif, nous n’en sommes .plus là, et le mal d’aujourd’hui est pire. Ce qui demanderait rassemblement d'informations et enchaînement des conséquences, on en décide comme on ferait du choix d’un trait ou d’une valeur dans un tableau. On prétend penser comme on sent, et, . sentant juste, on pense faux. Pour la patrie et pour la paix sociale, les votes d’un Congrès de Tours sont moins menaçants que cette irréflexion des classes cultivées. » J'hésite à vous envoyer ces pages; car cette lettre répond bien peu, je m'en persuade, à ce que vous espériez de moi. Puissé-je, un autre jour, récompenser mieux votre attente. À cause de ce silence que j'ai si longtemps observé, il faut que je sorte d’abord ce qui d’abord se met en travers. :

Plus je me retire de la N. R. F., plus on croit que c’est moi qui la dirige. Il est vrai que Rivière me fait cet honneur souvent de me demander conseil; pour moi qui surtout ai souci de donner à chacun de l’assurance, je l’encourage en ses initiatives; or c’est toujours dans celles qui diffèrent le plus de ma façon de voir, que le public se plaît à reconnaître le plus mon esprit. On s’userait à protester et c’est pourquoi je garde le silence; mais ce faisant on laisse une fausse

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A es à

image de soi se former; de tous les monstres c’est ou

contre lequel il est le plus difficile de lutter. Vous m'avez fait observer go de pour ce qu est de la fausse : image, je n’ai souvent à m'en prendre qu’à moi-même et qu’avec

ma Symphonie Pastorale j'avais donné le change à plus d’un. Il est vrai. Et c’est ce qui, ma morosité aidant, m’a

retenu de remercier aucun critique, si élogieux fût-il, si sensible que je fusse, si excellent que me parût l’article. Plus encore que ceux-ci, je crois, m’a touché certaine lettre d’un jeune auteur, qui me prenait à partie, sentant subtilement que je n’avais pu me plaire à ce livre, s’étonnant que 1e l'eusse écrit, après les Caves, m’én demandant raison. À quoi je ne savais répondre, de la manière la plus Den. que par la phrase des Goncourt: «On n’écrit pas les livres qu’on veut », et qu’il ne me paraissait point tant que

je voulusse écrire ce livre, mais bien que ce livre voulût

être écrit par moi; que je ne faisais, en l’écrivant, que m'acquitter d’une ancienne dette contractée jadis envers moi-même; que jusqu’à présent je n’avais pas écrit un seul livre qui n’eût été conçu dès avant ma trentième année,

de sorte que chacun d’eux me tirait en arrière et ne répondait nullement au plus récent état de mon esprit; mais qu’à présent, enfin, j'étais quitte; que ce livre était ma dernière dette envers le passé; que je l’avais écrit pour m’exonérer ; que pour l'écrire et le mener à bien j'avais dû terriblement me contrefaire, ou du moins rentrer dans des plis effacés ; que durant tout le temps que je l’écrivais, je pestais contre ce travail au petit point qu'exigeait la donnée du problème, contre ces demi-tons, ces nuances — tandis que ce que je souhaitais maintenant, c'était.

mais je vous dirai cela une autre fois.

Cuverville, avril 21.

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