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veuses ou des ruptures vasculaires intra-rachidiennes (hématorachis, hématomyélie). Des épanchements sérohématiques peuvent se former autour des éléments nerveux, puis s'organiser en déterminant de la sclérose engainante périnerveuse. |
Du côté des membres inférieurs, il est rare de consftater des troubles de la motilité mais on observe souvent des zones d’anesthésie notamment au niveau de la face interne des cuisses. Une zone d’anesthésie périanale est également fréquente. Des contractures des membres inférieurs ont parfois été notées dans l'enfance.
L'anesthésie vésicale et urétrale se voit quelquefois et le besoin d’uriner disparaît; le malade peut uriner s’il veut, mais comme il nest pas sollicité par des impressions périphériques, il se fait de la rétention et l'incontinence survient par regorgement. C'est, par conséquent, une incontinence qui se fait goutte à goutte, aussi bien le jour que la nuit. Mais si la moelle est atteinte plus bas, il existe simplement de la parésie du sphincter et il se produit de l’incontinence vraie ou non associée à des troubles de la défécation. Roussy et Rossi ont obtenu expérimentalement cés troubles chez le chien.
Ces cas de paralysies radiculaires sont relativement fréquents. Au cours de l’accouchement, il faut donc. éviter toutes les causes d’élongation radiculo-médullaire en restreignant les tractions inguinales manuelles ou instrumentales ainsi que les manœuvres de version podalique dans les présentations du siège.
or2 al six D VI. — Dégénérescences, névroses, psychoses.
1° Dégénérescences. — VoceL et Boux ont voulu ratta-
cher au rachitisme tous les cas d’incontinence. C’est une opinion aussi exagérée que celle d'Oximus et de DE Souicx qui présentent que les incontinents sont tous des sujets à l'aspect chétif et aux muscles grêles. Morez, MAGax et LEGraix sont plus près de la vérité ; pour eux, les stigmates de dégénérescence sont le plus souvent atténués ; il faut les dépister; ils sont peu nombreux chez le même individu.
Citons les plus fréquents de ces stigmates ; on note de l’asymétrie faciale, de l'implantation vicieuse des cheveux (FÉRÉ), des anomalies de la voûte palatine (voûte ogivale) rétrécissement de l’arcade dentaire supérieure, prognathisme, implantation vicieuse des dents. Le strabisme est relativement assez fréquent. On a signalé de l’asymétrie chromatique de l'iris, des hernies, des mamelles supplémentaires, des conformations vicieuses des oreilles (Insertion en anse sur le crâne, lobule sessile, etc.)
L'incontinence rentre elle-même dans le cadre, bien souvent, des stigmates de dégénérescence. Par sa fréquence comparée à celle des autres stigmates, elle est un des: meilleurs signes de dégénérescence.
2% État psychique. — Tous les incontinents sont des névropathes. Ils ont eu, quelquefois, dans leur première enfance, des convulsions, des terreurs nocturnes, etc.
Les uns sont intelligents, ouverts, mais émotifs
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à l'excès, honteux souvent de leur incontinence; les autres sont apathiques, mous, indisciplinés, quelquefois menteurs et grossiers. Indifférents à leur imfirmité, au début, sous l'influence des châtiments et des réprimandes, ils souffrent. La miclion devient leur préoccupation prédominante. Ils prennent une attitude craintive, triste, soupconneuse, que cette attitude soit due aux châtiments qu'ils subissent, d'après Bokay, ou
plutôt qu’elle ne soit que l'expression de leur état mental
arriéré. L'incontinence d'urine est, en effet, un symp-
tôme fréquent chez les débiles arriérés, chez les idiots et les imbéciles.
MERkLEN a signalé les rapports de l'incontinence avec la débilité motrice de l'inhibition, syndrome décrit par Durré : c’est l'impossibilité de réaliser la résolution volontaire d'un musele et d’en inhiber l'état de tonicité exagérée.
Signalons, ensuite, l'incontinence par paresse.
J.-L. Penir a bien décrit les incontinences chez les enfants apathiques qui ont la paresse de se lever pour uriner.
Dans un cas de Wir, l'enfant urinait au lit par ven-
geance. Il s'agissait d'un dégénéré onaniste.
Pour l’empêcher de se livrer à ses habitudes solitaires, sa famille en avait été réduite à lui passer, la nuit, une camisole de force. L'enfant se vengeait en urinant dans ses draps. On a aussi observé des enfants se mouillant la nuit par peur de se lever.
3° Incontinence d'urine dans les névroses. — Dans
l'épilepsie, l'incontinence survient à la fin des crises et
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est le plus souvent nocturne, plus exactement, malutinale. Lorsque l’incontinence survient après une crise comitiale nettement caractérisée, le diagnostic s'impose. Mais elle peut se voir dans une crise avortée.
Il est des formes d’épilepsie ne se manifestant que par de l'incontinence d'urine. Dans ces cas d’épilepsie, la névrose peut facilement passer inaperçue. L'abattement et l’amnésie au réveil, la trace de crises convulsives antérieures (cicatrices du front, de Ja face, etc.) permettent de faire le diagnostic. En tous cas, la présence d'une incontinence survenant chez un enfant déjà grand qui n’a pas présenté de troubles urinaires depuis la période d'incontinence physiologique, doit faire penser à l’épilepsie. |
Dans les neurasthénies de l'enfance, il y a souvent de l’incontinence. Ici, le diagnostic devient très difficile. Nous avons vu que incontinence et neurasthénie voisinent souvent, dit JANET, et comment les pollakiuries psychopathiques précoces aboutissent à la miction involontaire nocturne.
Dans certains cas, il faudra songer à l'hystérie, bien que l'incontinence n’en soit qu'un symptôme peu fréquent. Lorsqu'elle survient, ce n’est pas pendant l'attaque mais pendant la période de coma. Signalons, cependant, l'opinion de Gulerre, qui voit dans l'hystérie infantile la grande cause de l'incontinence. Cette opinion est peu admise.
Il est hors de doute, néanmoins, que l'hystérie qui peut simuler la plupart des affections organiques peut se
manifester par de l’incontinence d'urine.
DENOYELLE 3