‹ Incontinence D'Urine Et Constante D'AmbardChapitre 24 sur 32 · AS · texte numérisé non relu

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tante uréo-secrétoire d'Ambard est augmenté, quelquefois d’une manière notable (0,113).

Examinons maintenant d’un peu plus près les observations (que l’on trouvera plus loin).

Les 4 premiers malades, examinés par M. le Professeur agrégé Cuevassu, sont des incontinents infantiles. Ils ne présentent aucun symptôme permettant de rattacher leur incontinence à une cause quelconque, sauf le numéro 1, porteur d'un phimosis qui fut opéré sans aucun résultat pour son incontinence. Dans l’état actuel de nos connaissances, on peut donc considérer leur affection comme essentielle.

Le malade numéro 5 a une constante notablement exagérée; son incontinence est acquise; elle semble s'installer à la suite d'une fièvre typhoïde. Dans son cas, K = 0,113.

De nos 2? malades personnels, le premier nous semble le plus intéressant. Il a toujours été incontinent. Nous avons ? fois (à huit jours d'intervalle) pratiqué la constante chez notre sujet. Nous obtenons la première fois K — 0,083 et la deuxième fois K — 0,084. Examinons de près notre incontinent et interrogeons-le. On ne trouve absolument rien, au premier abord, comme cause productrice, mais, si nous lui demandons des renseignements sur ses antécédents héréditaires et collatéraux, nous apprenons que sa mère a eu 12 enfants et que, sur ce nombre, 10 sont morts, en général vers 12 ou 13 ans. D'autre part, M... est un tousseur habituel; il est pollakiurique, polyurique même, aux urines claires. Nous pouvons, dès lors, penser à quelque chose de rénal et

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nous croyons que, dans un cas semblable, l'examen et les explorations ultérieures doivent tendre à dépister une bacillose rénale larvée en évolution très lente.

Nous avons ainsi cette seconde proposition :

2 Lorsque le chiffre de la constante, pratiquée chez un incontinent qualifié d’essentiel, est augmenté, celte affection peut être en rapport avec un fonctionnement rénal défectueux, dû, soit à des séquelles de congestion anciennes, de néphrites suites de maladies antérieures (fièvre tlyphoïde) ou même soit à des maladies à évolulion très ralentie ou incipientes (bacillose rénale au début).

Les altérations microscopiques des glomérules de MarpiGni, des tubes droits et des tubes contournés permettent le maintien, dans le sang, d'une quantité d'urée supérieure à la normale. |

Le mécanisme de l’incontinence est, dès lors, facile à expliquer. Toute substance physiologique en quantité augmentée dans le sang et dans les humeurs de l’organisme joue un rôle irritatif constaté depuis longtemps.

Les centres médullaires sont extrêmement sensibles à ces causes d’irritation, même minimes.

Dans les cas qui nous intéressent, peut-être le centre vésico-médullaire est-il lui-même irrité par cette irritation. Il serait prédisposé à réagir plus vivement que d’autres pour une cause ou pour une autre et déterminerait, par réflexe, la production de l’incontinence; dans d’autres cas, d’autres centres, également prédisposés,

réagiraient autrement.

3 Chez les incontinents dits essentiels, lorsque la DENOYELLE L

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