L'UT
tirée le long de la mer , de Nandod à Goa.
A Test la mer, et au sud la limite déjà fixée pour le télinga, marquent les frontières en dedans desquelles se
{>arle l'urya,ou langue d'Onssa; à 'ouest et au nord, ses limites sont indiquées par la ligne tirée de Sohnpour à Midnapour, dans le Bengal.
Le vaste espace laissé libre entre.le Maharashtraet Orissa est occupé, pour la plus grande partie, par les forêts qu'habitent les Gonds. Leur langue, quoique tout à fait différente des autres, n'est pas comptée parmi les cinq Jangues du Deccau.
Les plus anciens royaumes du Deccan sont ceux où Ton parle le tàmoul.
Deux hommes de la classe des cultivateurs fondèrent les royaumes de Chola et de Pandya.
Le royaume de Pandya a pris son nom de son fondateur. On ne sait à
3uelle époque il a vécu, mais il y a lieu e croire que c'était dans le V* siècle avant J. C. Malgré de longues guerres avec le royaume voisin de Chola, les princes de Pandya restèrent puissants jusqu'au IX.* siècle de notre ère, où ils perdirent leur importance-, et après avoir été tantôt tributaires et tantôt indépendants, ils furent définitivement vaincus er 1736 par le nabab d'Arcot.
L'histoire du royaume de Chola est à peu près semblable. Après des alternatives de grandeur et de défaites également peu importantes, il finit par devenir la proie d'un frère du fondateur de l'empire des Marattes, lequel devint le premier prince de la famille princière actuelle de Tandjore.
Chéra était une petite principauté entre le territoire des Pandyas et la mer occidentale. Il se composait du Travancore, d'une partie du Malabar, et du Coïmbatour. Ptoléméeen parle; et peut-être ne perdit-il son indépendance que dans le Xe siècle, où il fut partagé par ses voisins.
Suivant les mythologues, le pays de Kerala, qui comprend le Malabar et le Canara, fut miraculeusement conquis sur la mer par Paris Ram, et non moins
miraculeusement peuplé par lui avec l'aide des Brahmanes. Une tradition
f>lus raisonnable nous apprend que, vers e premier ou le second siècle de notre ère, un prince de Kerala appela dans ses États une colonie de Brahmanes; et coin me les Brahmanes du Malabar et du Canara descendent principalement des cinq nations du nord, le fait semble être historiquement vrai.
Mais, de quelque manière que ce pays ait été peuple, tous les monuments s'accordent pour dire que le Kerala était d'abord indépendant, et occupé par des Brahmanes, qui le partagèrent en soixante-quatre districts, et le gouvernèrent au moyen d'une assemblée générale de leur caste, en affermant les terres aux classes inférieures.
Le pouvoir exécutif était exercé par un Brahmane élu pour trois ans, et assisté d'un conseil composé de quatre personnes de sa caste. On ne sait pas quand les deux parties nord et sud du Kerala se séparèrent ; mais ce qui est certain, c'est que, dans le courant du IXe siècle, la partie sud , celle du Malabar, se révolta contre son prince, qui s'était converti à l'islamisme, et se morcela en plusieurs petites principautés. L'une d'elles était celle des Zamorins, que Vasco de Gama trouva encore en possession dans les dernières années du XVe siècle.
LeConcan semble avoir été, dès les premiers temps, une forêt peu habitée, ce qu'il est encore aujourd'hui. Les habitants de ce pays ont vraisemblablement toujours appartenu à la race des Marattes.
L'unité de mœurs et de langue qu'on observe dans tout le Caruatic doit faire supposer qu'il a jadis formé une grande individualité nationale : cependant les
f>lus anciennes traditions historiques e représentent comme partagé en un grand nombre de principautésjusqu'au XIe siècle, époque où il paraît qu'il fut réuni sous le sceptre d une grande et puissante dynastie. C'était la famillede Belâla ou de Belal, qui était ou prétendait être issue des Hàdjpoutes, de la branche Yàdou, et ne fut renversée par les musulmans qu'en 1310 ou 1311.
La partie orientale du Télingâna semble avoir appartenu, depuis le commencement du IXe siècle jusqu'à la fin du XI% à une dynastie obscure du nom de Yàdava.
Une famille radjpoute, de la tribu Guloukya , régnait à Caliân, entre le Caroatic et le Mahârashtra. On a la preuve authentique de son existence par des inscriptions, depuis la fin du X* jusqu'à celle du XIIe siècle. Cesinscriptions prétendent qu'elle conquit le Gouzerat; mais cela doit probablement s'entendre de l'avènement dans ce pays d'un prince de cette maison , par suite de son mariage avec l'héritière de la famille Chaura.
Une autre branche des Chaloukyas régna à Calniga, sur la partie orientale du Télingâna, depuis le DrAvira jusqu'à l'Orissa. Elle fut à la fin dépossédée par les râdjas du Gattac.
Les rois d'Andra, dont la capitale s'appelait Varangoul (à environ quatre-ringU milles au nord-est de Haïderabad), passent quelquefois pour atoir été alliés aux Andras de Magada : cequi rend cela impossible, c'estqu' Andra n'est pas leur nom de famille, mais celui de toute la partie méditerranéenne du Télingâna. Ils finirent par être absorbés dans le royaume de Golconde.
L'histoire d'Orissa , comme celle de tous les autres pays du Oeccan , commenoeavec les héros du MahâBhârata.
Kosuitec'estun chaos inextricable dans lequel on voit Vicramaditya et Sâlivâhana venir tour à tour occuper le pays ; puis surviennent les invasions des Yi\vans de Delhi, arrivés dans l'Inde d'un pays nommé Bâboul (on suppose que c'est la Perse), et celles conduites par les princes du Cachemir et du Sind.
Ces invasions occupèrent tout l'espace compris entre le VI* siècle avant, et Je IV» siècle après J. C. La dernière fut faite par mer, et les Yâvans victorieux restèrent maîtres de l'Orissa pendant cent quarante-six ans. Us furent "puisés, en 473, par Yâyâte Késari, dont la dynastie occupa le trône pendant six cent cinquante ans, et fut renversée, en 1131, par des princes
indous, qui régnèrent avec éclat presque jusqu à l'époque de l'invasion mahométane. L'Orissa fut enfin réuni à l'empire mogol par Akbar, en 1578.
A en juger par la grande étendue du pays où l'on parle la langue des Marottes , et par sa situation géographique sur la frontière du Deccan, on devrait s'attendre à voir le Mahârashtra iouer un grand rôle dans l'histoire de la péninsule : cependant, jusqu'au temps des musulmaus, nous ne connaissons que deux faits isolés sur l'histoire de ce pays.
Le premier de ces faits, c'est l'existence d'une ville nommée Tagara, qui, dans le second siècle de notre ère, était l'un des plus grands entrepôts du commerce intérieur. L'auteur du Périple parle de cette ville, mais il n'en donne pas la position : et l'on ne sait plus même aujourd'hui ou elle était située, quoique des inscriptionsdu XII0 siècle nous apprennent que même à cette époque elle n'était pas encore déchue de son opulence.
Le second de ces faits, c'est le règne de Sâlivâhana, dont l'ère commence en Tan 77 après J. C. Tout fait croire que Sâlivâhana fut un puissant monarque; et cependant il ne s'est rien conservé de son histoire qui soit authentique ni même croyable. Après lui, l'histoire du Mahârashtra est de nouveau interrompue^ nous n'en entendons plus parler jusqu'au commencement du XIIe siècle, où une famille des Yâdous, une brancue peut-être de celle de Bélall, s'empara de la principauté de Déogiri.
En 1294, lorsque les musulmans de Delhi envahirent le Mahârashtra , un princeYâdou régnait encore à Déogiri.
Réduit d'abord à payer le tribut, il fut ensuite définitivement renversé en
Cest alors seulement que les auteurs musulmans commencent à mentionner le nom des Marottes. Il est probable que jusque-là les Marattes avaient trop peu fait pour mériter l'attention. S'ils eussent à aucune époque formé une grande monarchie, il est vraisemblable que l'histoire en eût gardé le sou venir, comme elle a gardé
L'UNIVERS
celui des autres États du Deccan; et, comme les autres aussi, ils auraient eu une littérature et une civilisation particulières. Cependant, même aujourd'hui, les Marattes comptent moins de gens instruits et sont moins policés que les autres peuples de l'Inde ; encore ce qu'ils ont accepté de la civilisation semble-t-il plutôt emprunté aux musulmans qu'aux Indous.
Les titres de gloire des Marattes devaient se produire dans des temps plus modernes; mais alors ils devaient jouer un plus grand rôle qu'aucune autre nation de l'Inde, et fonder le plus grand empire que la péninsule eût encore vu.