‹ Index du Mercure de France, 1672-1832Chapitre 1 sur 264 · Bibl. nat. nis. Clairainbault · texte numérisé non relu

Bibl. nat. nis. Clairainbault

4. .lal prétend avoir cherché, sans le trouver, le brevet de cette charge donnée, dit-on, par Louis XIV à Donneau de Visé. Dict. hist., p. 1280.

INTRODUCTION

1G72 et 1711. Donneau de Visé à ce sujet avait traité avec le libraire lyonnais Thomas Aniaulri/, libraire, rue Mercière, à la Victoire.

Charles Rivière Dufresny {Juin iiio-Arrii nU)

La mort de Donneau de Visé ne causa pas d'interruption au Mercure : Charles Rivière Dufresny en obtint aussitôt le privilège.

Le nouveau directeur était né à Paris en 16i.8, d'après la plupart des biographes, à l'exception de Jal, qui le fait naître en 1054. Dans sa jeunesse, il avait été valet de chambre de Louis XIV : la vivacité de son esprit lui valut les bonnes grâces du monarque, et, mieux encore, un brevet de dessinateur des Jardins du Roi, en date du 21 septembre 1700. Dufresny épousa la fille de Nicolas Perdreau, greffier criminel au Parlement. 11 habita longtemps la rue du Bourg-Tibourg, puis la rue ^'ieille-du-Temple où il mourut le G octobre 1724 ; il fut enterré le lendemain au cimetière de Saint-Jean-en-Grève.

Dufresny donna un nouveau lustre au Mercure : il essaya même d'en modifier le plan, en 1711, année dont les volumes furent divisés en quatre parties : Littérature, Amusements, Pièces fugitives et Xouvelles. L'expérience démontra que la méthode de Donneau de ^'isé avait encore trop de partisans pour subir aucune modification, et le caractère versatile de Dufresny ne fut pas longtemps à se dégoûter des exigences d'un recueil périodique ainsi conçu. Il publia néanmoins 44 volumes dont quelques-uns étaient déjà très recherchés en 1704. Hatin les considère comme les meilleurs de la collection. Bien qu'ils aient été réimprimés plusieurs fois en Hollande, on nous permettra de ne pas partager cette opinion au point de vue où nous nous sommes placés. En décembre 1713, Dufresny céda le privilège, sous réserve d'une pension dont il jouit jusqu'à sa mort. Le Mercure d'octobre 1724 lui consacra une courte nécrologie qui rappelait son bon goût et sa connaissance des arts, en particulier de la décoration des jardins.

Sous la direction de Dufresny, les armes du Dauphin furent remplacées, sur le titre, par Mercure tenant le caducée d'une main et, de l'autre, présentant une banderole à l'Amour.

Le Mercure se trouvait alors chez Daniel Jollet, au Livre royal, au bout du Pont Saint- Michel; — Pierre Ribou, à l'Image saint Louis; — Gille Le Mesle, à l'entrée de la rue du Foin.

Hardouin Le Fèvre de Fontenay {Mai i7i4-Ociobre I7I6)

Bien qu'il eut acquis le privilège du Mercure en décembre 1718, Hardouin Le Fèvre — qui se nomme Le Fèvre de Fontenay dans un de ses volumes — n'en continua la publication qu'à partir de mai 1714. « 11 est grand fleuriste, et s'exerce à cultiver son jardin dans un des faubourgs de Paris; il vend des grains et des oignons de fleurs' . »

En dehors des 33 volumes du Mercure qu'il a publiés, Le Fèvre est l'auteur de deux petits ouvrages : un Journal de voyage de l'Ambassadeur de Perse en France et un autre Journal sur la mort de Louis XIV et l'avènement de Louis XV à la Couronne -.

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