‹ Index du Mercure de France, 1672-1832Chapitre 2 sur 264 · Camusat, loc. cit., III, p. 229, note · texte numérisé non relu

Camusat, loc. cit., III, p. 229, note

2. Voy. les numéros 514, 517 el 525 de notre Table de concordance, infra.

INTRODUCTION

Le 28 novembre 1716, un arrêt du Conseil d'Etat du roi lui défendit de continuer la publication du Mercure où il se glissait « des choses scandaleuses et même injurieuses à la réputation de plusieurs personnes ».

Le Mercure se trouvait alors chez Pierre Hibou, quay des Auguslins, à l'Image saint Louis; — Grégoire Dupuis, rue Saint-Jacques, à la Fontaine d'or.

Pierre-François Buchet {Janvier mi-Mai I72i)

Par lettres patentes données à Paris, le 19 janvier 1717, le Mercure fut confié à l'abbé Pierre-François Buchet, né à Sancerre, le 19 décembre 1679 et mort à Paris le 30 mai 1721. De 1717 à cette dernière date, l'abbé gazettier publia 54 volumes du Mercure. Tout fait croire que les fautes d'Hardouin Le Fèvre imposèrent à l'abbé Buchet l'approbation des censeurs qui apparaissent, dès 1717, en la personne de l'abbé Terrasson, Le titre de Mercure galant faisant place à celui de Nouveau Mercure Y>romeUa.it, en outre, une rédaction moins frivole. A vrai dire, le rôle du nouveau directeur se borna à des transformations matérielles dont il cherche l'excuse dans la modicité du prix de sa gazette, les exigences de l'envoi en province, le désir de faciliter la reliure en moins de volumes, etc.

he Mercure se trouvait alors chez Guillaume Cavelier, au Palais; — la veuve de Pierre Ribou, quay des Augustins, à l'Image saint Louis; — Guillaume Cavelier fils, rue Saint- Jacques, à la Fleur de lys d'or.

Dufresny, de La Roque et Fuzelier {Juin i72i-Octobre 1724)

La notice de Camusat — ou plutôt de Bernard, son éditeur — nous apprend que le Mercure passa des mains de l'abbé Buchet dans celles des frères Jean et Antoine de La Roque qui lui donnèrent le titre de Mercure de France. L'erreur de Camusat a déjà été relevée par Hatin : entre le Nouveau Mercure de l'abbé Buchet et le Mercure de France, une série de 36 volumes parut, sous le titre de Mercure, de 1721 à 1723.

Aux témoignages de l'avertissement placé, dès juin 1721, en tête de ce Mercure, et du privilège en date du 3 juillet suivant, les sieurs Dufresny, de La Roque et Fuzelier succédèrent à l'abbé Buchet. Ils firent précéder leur Mercure d'un long préambule dont nous extrayons le passage suivant afin de montrer l'impulsion nouvelle que le goût éclairé d'Antoine de La Roque allait donner bientôt à la publication : « Journalistes de la poésie et de l'éloquence^ « nous le serons aussi de la peinture, nous tâcherons d'instruire le public de tout ce qui « pourra contenter son goût. On lui annoncera tous les livres nouveaux, les tableaux des « bons maîtres, les estampes des plus habiles graveurs, les statues des sculpteurs distin- « gués, enfin les fabriques des plus fameux architectes »

Le Mercure se trouvait alors chez Guillaume Cavelier, au Palais; — Guillaume Caveliery fils, rue Saint-Jacques, au Lys d'or ; — André C aille au , place de Sorbonne ; à Vlmage Saint André; — Noël Pissot, quay des Augustins, à la descente du Pont Neuf, à la Croix d'or.

INTRODUCTION

Antoine de La Roque {Novembre nH-Octobre 1744)

Né à Marseille en 1672, Antoine de La Roque entra dans les gendarmes du roi, après un voyage au Levant. Le 11 septembre 1709, il eut une jambe emportée à la bataille de Malplaquet : la croix de saint Louis et une pension récompensèrent les services de l'officier que sa blessure rendait à la vie civile.

L'activité d'Antoine de La Roque ne tarda pas à remplacer le goût des Armes par celui des Lettres et des Arts. Le portrait que nous a laissé de lui son ami Watteau et la collection qu'il avait rassemblée ont fait l'objet d'une des meilleures notices du livre de M. Clément de Ris sur les amateurs d'autrefois'.

De la collaboration au Mercure à sa direction, la route fut courte pour M. de La Roque. D'abord associé de 1721 à 1723, il resta seul titulaire à la mort de Dufresny, survenue le 6 octobre 1724. Par brevet du 17 de ce mois et lettres patentes du 9 novembre suivant, le privilège du Mercure de France était accordé au sieur de La Roque. Il s'adjoignit son frère aîné, Jean de La Rocjue, qui publia dans le Mercure une suite de travaux fort appréciés.

Depuis janvier 1724, le Mercure avait pris le titre de Mercure de France, probablement inspiré par Antoine de La Roque qui conserva ce titre au journal pendant les vingt années de son directorat. Années glorieuses pour le Mercure de France que ses dissertations sur les beaux-arts et l'archéologie placèrent à la suite des Mémoires de t Académie des Inscriptions^.

Antoine de La Roque mourut le 3 octobre 1744, et fut enterré dans un des caveaux de l'église Saint-Sulpice. Le Mercure, qui lui devait tant, fut ingrat ix)ur sa mémoire, et ne lui accorda que ces quelques lignes d'une navrante banalité : « Antoine de la Roque, ancien gendarme de la garde ordinaire du roi, chevalier de l'Ordre militaire de Saint-Louis, de l'Académie royale des Belles-Lettres de Marseille, mourut à Paris le 3 octobre 1744, dans la 72^ année de son âge. Il était auteur du Mercure depuis 1721. Il en a donné en tout, jusques et compris celui du mois d'octobre 1744, sans aucune interruption, 321 volumes, à la satisfaction de la Cour et du public ', »

De 1724 à 1744, la publication se poursuivit mensuellement, avec deux volumes pour les mois de juin et décembre, sauf en 1744, dont le mois de novembre fut double.

Sur le premier volume de cette série, la vignette du titre avait été changée. On y voyait Mercure tenant une banderole et volant sur un nuage. Au-dessous, on lisait la légende : quse coUigii spargit qui fut inscrite, à partir d'avril 1730, sur la banderole de Mercure.

Le Mercure se trouvait alors chez Guillaume Cavelier, au Palais; — Guillaume Cavelier fils, rue Saint-Jacques, au Lys d'or; — Noël Pissot, quay des Augustins, à la descente du Pont-Neuf, à la Croix d'or. En 1729 et années suivantes, Guillaume Cavelier, la veuve Pissot et Jean de Nully, au Palais, à l'Ecu de France et à la Palme étaient dépositaires de la publication.

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