Loc. cil. p
3. Le Mémoire historique, a paru dans le Bulletin du Bibliophile de 1902, p. 301, 402, 467, 524. Il en a été fait un tirag'e à part : Mémoire historique sur le Mercure de France, 1 672-1 7S0. Paris. Leclcrc, 1903. in-8 de vn-80 pages. Il nest pas inutile de rappeler, à ce sujet, qu'un état des volumes du Mercure de 1072 au 1"'" avril 1762, a été publié dans le Journal de Verdun, mai 1762, t. XCL, p 371-375.
^^ INTRODUCTION
L'éditeur de ce Mémoire n'avait pas réussi à découvrir son auteur. Plus lieureux que M. Georges de Courcel, les recherches faites en vue de notre travail nous ont conduit à examiner un manuscrit de la Bibliothèque Mazarine qui contient non seulement la référence du manuscrit n" 7670, de la Bibliothèque de l'Opéra, mais encore le nom de son auteur : l'abbé Pascal, prêtre, avocat au Parlement et bibliothécaire de S. A. Mons. le duc
de Pcnthièvre.
L'examen comparatif du manuscrit de la Bibliothèque de l'Opéra avec une note autographe de l'abbé Pascal nous permet d'affirmer qu'il s'agit d'une copie exécutée pour l'érudit bibliothécaire, copie revue, corrigée et augmentée par lui-même.
La Bibliothèque Nationale contient plusieurs manuscrits relatifs au Mercure.
Le manuscrit n° 15296, du fonds français, semble être un extrait de l'œuvre de l'abbé Pascal. Il devait donner la liste des volumes publiés chaque année, depuis 17 17 jusqu'en 1776, mais cette liste s'arrête en 1772 dont elle n'indique que les trois premiers volumes. Le nombre de volumes publiés chaque année correspond aux renseignements du manuscrit 767 ô de la Bibliothèque de l'Opéra, sauf pour les années 1721 et 1728 dans lesquelles l'auteur du manuscrit de la Bibliothèque Nationale a fait entrer deux publications annexes que ne signale pas le manuscrit de la Bibliothèque de l'Opéra : en 1721, il ajoute le Journal de la peste de Marseille et, en 1728, le Journal du premier voyage du roi à Compiègne, volume fort rare, dit-il. Barrois lui-même ne le mentionne pas dans son catalogue de Secousse*, mais il est vrai que l'état qu'il en donne n'est ni complet ni exact à beaucoup près.
Enfin, le manuscrit n** 15296, de la Bibliothèque Nationale se termine par des notes sommaires sur les directeurs du Mercure.
Il a donné lieu à une singulière méprise que nous relevons dans ï Intermédiaire, tome V, 1869, p. 480, où il est indiqué comme une table qui satisfera largement à toutes les curiosités, erreur d'appréciation qui a été rectifiée dans la même publication, t. XIV, 1881, p. 297.
Ne citons que pour mémoire deux autres compilations manuscrites conservées à la Bibliothèque Nationale sous les n"* 13738 et 13739 du fonds français : la première concerne l'ancien Mercure historique, et la seconde n'est qu'une suite d'extraits littéraires — des pièces de vers le plus souvent — relevés dans le Mercure de 1673 à 1701, et formant 5 volumes in-4.
Il serait injuste d'oublier les tables alphabétiques des noms de familles et de personnes citées dans le Mercure, dont la Bibliothèque Nationale conserve trois spécimens des xvii*' et xviii^ siècles sous les n°* 32688, 32888, 33048 du fonds français, bien que ces travaux ne soient d'aucun intérêt pour notre sujet.
A la suite du catalogue d'une bibliothèque particulière dont le possesseur n'est pas nommé-, se trouve un index bibliographique du Mercure que l'auteur du catalogue imprimé
1. Catalogue des livres de la Bibliothèque de M. Secousse, avocat au Parlement. Paris, Barrois, 1755, in-8 p. 44, u° 802. Lauteur du catalogue, s'occupant de la collection du Mercure, indique comme très rares les parties XI, XII et XIII des A/faire du temps. Les Extraordinaires historiques y sont placés à leur rang à l'article Louis XIV, voy. p. 180. La collection du Mercure du cabinet Secousse comprenait 770 volumes in-12.