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ANTIQUITÉS

Cette section comprend un grand nombre d’antiquités celtiques, gauloises et romaines.

Au nombre des premières, l’on remarque une grande quantité

de haches, soit en pierre, soit en bronze; des couteaux en silex”

dans leur intégrité, des bouts de flèches et de lances, également en silex ; des poignards en os et en dents de sangJlier.

Les autres antiquités se rapportent à des médailles gauloises,

romaines et du moyen âge, ainsi qu’à des poteries et des bronzes

romains. Comme instruments appartenant à l’ethnographie, nous cite-

rons plus particulièrement une réunion nombreuse et très-remar:-

quable d'outils à l’usage d’un charpentier, ainsi qu’une trompette

romaine en cuivre jaune, tous objets trouvés à Saint-Just-sur-Dive, dans un espace de plusieurs mètres carrés.

Nous représentons ici la trompette en question, véritable /uba

des Romains, et peut-être la seule de ce genre dans ies collections

archéclogiques. Voy. pl. 56. Des médailles romaines depuis

Auguste jusqu’à Constantin, faisaient partie de ce trésor archéo—

logique.

Bibliothèque.

La bibliothèque publique, placée à la Mairie de Saumur, se compose de sept à huit mille volumes, dont la majeure partie est pro venue des communautés religieuses supprimées à l’époque de la révolution. Elle est ouverte au public tous les jours depuis une heure jusqu’à quatre.

Obs. À défaut de statues de marbre ou de bronze reproduisant les traits des auteurs auxquels la reconnaissance pubiique fait un devoir de consacrer un souvenir, mais le budget administratif souvent s'oppose à la réaïisalion de tels projets, ne serait-il pas digne d’une grande ville de faire figurer dans sa bibliothèque les ouvrages marquants des auteurs, qui par leurs écrits ont illustré de la sorte

leur pays? Ce témoignage de gratitude parlerait on ne peut mieux

à l'esprit, au lieu de parler aux yeux.

Aïnsi, et pour le moment, ne citant d’autre nom pour Saumur

… que celui de cette femme célèbre dans la république des lettres,

M?° Dacier, dont le nom seul est une illustration pour la ville qui

lui a donné le jour, nous croyons devoir espérer que la ville de Sau-

nur accueillera favorablement cette simple observation.

M%° Dacier (Anne-Tanneguy Lefèvre), née à Saumur en 1651, débuta dans la littérature par son édition de Callimaque, 1 vol. in-4°, 1675; puis fit paraître de savantscommentaires sur plusieurs

“auteurs, pour l’usage du Dauphin, etc. Elle a traduit, savoir :

Florus, Aurelius, Victor, Eutrope et Dictys de Crète. Mais les plus remarquables comme les plus vastes de ses travaux sont : une traduction de trois comédies de Plaute : l'Amphitryon, le Rudens et

… Lepidicus, 3 vol. in-12 ; et surtout une traduction de l’//zade et de L'Odyssée d'Homère, 8 voi. in-12, 1756. On cite encore de M"° Da-

cier une traduction d’'Anacréon et de Sapho, Paris, 1680. Cette femme exceptionnelle mourut en 1694.

Jardin des Récollets.

Ce Jardin en terrasses, dépendance des anciens Récollets, possède un certain nombre de vignes, parmi lesquelles il en est une — obtenue de semis par le directeur de ce jardin, M. Courtiller — remarquable par sa précocité et à laquelle 1! a donné le nom de

Muscat précoce de Saumur.

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