CHAPITRE I. — ARCHÉOLOGIE, HISTOIRE
La commune de Chemillé, comme nous l’avons déjà dit, se compose de deux paroisses : Notre-Dame et Saint-Pierre. L'église Notre- Dame, remarquable par son architecture du style romano-byzantin et sa bonne conservation, l’est encore davantage par son clocher, que les archéologues citent comme un modèle parfait dans ce genre d'architecture.
Dans l’intérieur de l’église, M. le vicaire de cette paroisse découvrit à l’automne de l’année 1857, des peintures murales représentant des bêtes de l’ Apocalypse (apparitions de saint Jean).
L'église Saint-Pierre, de mème époque que la précédente, présente aussi une tour romane, qui souvent a servi dé forteresse aux royalistes pendant la guerre de la Vendée.
De l’ancien château fort de Chemillé, qui sous la Ligue soutint, ainsi que la ville, plusieurs siéges (en 1586 et 1590), 1l ne reste plus que des ruines, et quelques parties des murs d’enceinte de la ville.
Pétronille de Chemillé, de noble famille, et première abbesse de Fontevrault, est née dans cette commune.
Un couvent de Fontevristes s’y constitua vers 1801 par la réunion de quelques religieuses de Fontevrault échapées à la révolution. Cette communauté se trouve dépositaire du cœur du bienheureux Robert d’Arbrissel, fondateur de l’ordre de Fontevrault. Elle possède en outre un bâton abbatial qui a appartenu au même fondateur (1).