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CHAPITRE IV. — INDUSTRIE

À Chemillé comme à Cholet, deux genres principaux d'industrie se partagent les intérêts des habitants : 1° l’engraissemnent des animaux domestiques, particulièrement celui des bœufs; 2°la filature ei les tissus,

Engraissement des bœufs.

L’engraissement des bœufs est pour Chemillé, ce qu’il est pour Cholet, Montrevault et Monfaucon, un genre d'industrie d’un haut intérêt, et qui mérite à tous égards la considération qui lui est acquise (voy. Cholet).

Le marché pour la vente des animaux en question est fixé, pour Chemillé, au jeudi de chaque semaine, depuis décembre jusqu’à la fin de juir.

En ce qui concerne, au reste, cette partie si intéressante de l’agriculture, voy. Cholet. |

Filature, tissage et blanchisserie.

Les filatures de lin et de laine, et les tissus qui en dérivent sont encore pour Chemillé, ainsi que le blanchissage des toiles, une source féconde de produits dont, à raison de son importante, nous devons donner un aperçu.

1° La filature de lin de MM. Gourdon frères, établie en 1847, est située aux Quatre-Moulins, et a pour moteur une machine de douze chevaux.

Le nombre des broches est de 1,000 à 1,200; et les fils du n° 12

(1) Ge bâton est figuré dans le Repertoire archéologique de l'Anjou, juillet, 1860.

au n° 35, sont employés dans le pays pour toiles et chaînes de flanelles.

Ces Messieurs ont établi, dans l’ancienne filature de MM. Joùbert-Bonnaire et Cie, à Saint-Pierre-de-Chemillé, une filature de laine de 10 à 12 cardes, 12 à 1,300 broches, et produisant par jour 125 kilos de laine, dont la majeure partie est employée à faire des flanelles.

Le moteur de cette filature est une chute d’eau.

Dans cet établissement, l’on fait aussi usage d’une machine à défaire les chiffons de laine, dont le produit est mêlé et filé avec de longues laines.

2° La filature de laine de M. Piednoir, établie en 1844 dans une ancienne papeterie, a pour moteur une roue hydraulique ainsi qu'une machine de la force de six chevaux. Elle fait fonctionner six cardes, huit cents broches, et produit par jour 100 kilos de laine, employés dans le pays pour flanelles et grosses étoffes. — Quant aux üisseurs, 1ls appartiennent à Chiemillé et aux communes environnantes.

3° Enfin, il existe dans cette commune une blanchisserie renommée pour le beau blanc qu’elle procure aux toiles : celle de M. André Guillot. Nous ignorons si cette localité en possède d’autres.

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