CHAPITRE PREMIER. — APERÇU GÉOGRAPHIQUE
La commune de Pouancé, l’une des plus étendues en superficie de ce canton, est située à l’extrémité nord-ouest de ce département, sur les confins de l’ancienne Bretagne—appartenant maintenant aux départements de la Mayenne et de la Loire-Inférieure — et sur un point central entre les communes ci-après : Chazé-Henri, Vergonnes, Armaillé, la Prévière et Carbay.
Cette commune, quise montre sous un aspect assez varié, se compose de deux paroisses. L'une d’elles, l’ancienne ville de Pouancé, petite, mais agréablement située sur une colline schisteuse, trèsescarpée du côté de l’ancien château, est bornée sur ce point par les eaux du vaste étang de Saint-Aubin, qui touche de son extrémité opposée l’autre paroisse qui lui a donné son nom, maïs dont la source provient de la forêt d’Arraise (Ille-et-Vilaine).
Cinq routes départementales arrivent à cette ville : l’une venant de Châteaubriant, l’autre de Martigné-Ferchaud, puis celles de Laval
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— à Nantes, de Segré à Rennes et de Candé à Pouancé ; enfin, la route … stratégique de Laval à Ancenis traverse Pouancé du nord au sud.
Au nombre de ces routes, l’une d’elles, celle qui conduit à Chàteaubriant, inclinée au nord-ouest, mais dont la déclivité trop prononcée pour une route aussi fréquentée occasionnait parfois des accidents plus ou moins graves, vient assez récemment — de 1854 à 1855 — d’être adoucie dans sa pente par des travaux appropriés, qui, en la faisant dévier de sa première direction, ont rempli le but qu’on s'était proposé.
. Si, en sortant de cette ville, on se dirige vers la route de Segré et qu’on porte ses regards au sud, l’on aperçoit bientôt le vaste et magnifique château de M. le marquis de Preaulx. Ce château, entouré
d’un parc où croissent de beaux arbres, présente des facades toutes
également belles, maïs dont l’une d’elles, celle du sud, semble se complaire à se mirer dars les eaux limpides de l’immense étang qui borne le parc de ce côté (1).
Si les eaux de cet étang, employées naguère à faire mouvoir le
… marteau colossal de la forge de Pouancé, sont maintenant sous ce
rapport réduites à l’inactivité (2), d’un autre côté, elles n’ont pas cessé d’embellir le paysage d’alentour.
Cet étang, connu sous le nom d’étang de la Forge, communique à celui de Saint-Aubin, dont il recoit les eaux, par un ruisseau sur lequel sont établies plusieurs usines.
Dans l’article suivant, concernant la commune de la Prévière, nous aurons occasion de citer encore plusieurs étangs qui, avec ceux-ci, compléteront l’ensemble hydrographique des environs de Pouancé.
Superficie : 4,898 hectares, dont 228 hectares 40 ares en bois.
Population : en 1851, 2,895 habitants; en 1856, 3,001 habitants.
Bureau de poste : Pouancé. .
Foires : premier jeudi de janvier, premier jeudi de février, la mi-carème, deuxième jeudi d'avril, premier jeudi de mai, jeudi
avant la Saint-Jean, troisième jeudi de juillet, deuxième jeudi d'août, troisième jeudi de septembre, troisième jeudi d'octobre,
deuxième jeudi de novembre, deuxième jeudi de décembre : elles durent un jour. — Tous les jeudis, marché.
Distances : de Craon, 19 kil.; de Saint-Aiïgnan-sur-Roë, 11 kil.; de Martigné-Ferchaud, 12 kil. 1/2; de Châteaubriant, 14 kil.; de
la Chapelle-Glain, 12 kil, 1/2 ; de Candé, 25 kil.; de Segré, 23 k.; mn d'Angers, 60 kil. |
(1) Ce château, terminé en 1847, a été construit sur les plans et sous la direction
» d’un architecte &e Nantes.
(2) De cette forge il ne reste plus que le souvenir.
La commune de Pouancé est administrée par le maire et un adjoint, et desservie par le curé de canton et son vicaire; la paroisse de Saint-Aubin l’est par un desservant.
La ville de Pouancé est le siége de divers établissements ou institutions, savoir : un bureau de bienfaisance, un hôpital et une maison de charité, une école communale et une salle d’asile, une station
d’étalons (3 étalons) pour la monte, et un comice agricole institué”
en 1839.
Elle est encore le siége d’une justice de paix, de deux notariats, d’un bureau d’enregistrement, comme aussi la résidence d’une brigade de gendarmerie à cheval, d’un percepteur pour les com munes dont les noms suivent : Pouancé, Carbay, la Prévière, Chazé- Henri, la Chapelle-Hullin, Armaillé, Vergonnes, Saint-Michel-et- Chanveau; enfin, de deux médecins, d’une sage-femme, d’un pharmacien, etc.
Des courses furent organisées à Pouancé en 1851, mais elles n’ont eu qu’une courte existence.