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RAR UT ER LAS LIN PT DO ET RERS

Le poil-taché et le poil-roux, sont de bonne qualité, mais de dimensions différentes : la première, plus grande que la seconde, est

| généralement employée dans le pays.

La carrée et le gros-noir fournissent environ 25 mètres de couverture au mille; ie poil-taché , 20 mètres et le poil-roux beaucoup moins.

L’héridelle, est une ardoise étroite, propre à couvrir les gèses.

… La cofline , est également étroite, légèrement courbée et comme creusée dans sa partie moyenne. Elle est employée pour couvrir des parties arrondies, comme celles que présentent les lucarnes cintrées, etc.

Enfin, l’écaille est une ardoise de moyenne grandeur , taillée en demi-cercle dans sa partie inférieure, afin d’imiter les écailles d’un poisson lorsque chacune d’elles est placée. Elle recoit cette figure au moyen d’un emporte-pièce inventé il y a une vingtaine d’années par M. Baudron.

Ces diverses carrières ont occupé jusqu’à 2,000 ouvriers; leur production en 1854, a été de 150,000,000 d’ardoises ; en 1855 , elle n’a été que de 140,000,000. Cette différence est due à l’éboulement de la carrière de la Paperie.

Il a été fabriqué en outre en 1855, 1,600,000 ardoises anglaises. Ce nombre en 1854, n’avait pas dépassé celui de 1,400,000

Les ardoises sont expédiées non-seulement pour l’intérieur de la France , mais encore pour les pays étrangers où elles parviennent comme lest de vaisseaux. (Voy. au reste Trélazé, Saint-Barthélemy, la Pouèze, Noyant-la-Gravoyère et Angrie.)

Granit. — Le granit, cette roche dure, résistante, et en quelque sorte inaltérable, se montre plus particulièrement dans larron- Mément de Cholet. Elle présente à Bécon , arrondissement d’An-— gers, une vaste exploitation , qui fournit aux architectes des pièces d'appareils , des marches d’escaliers , etce., etc., et aux agriculteurs des rouleaux pour battre les grains , des auges pour les animaux, ete. C’est sans contredit la meilleure pierre de taille que l’on puisse employer ; et son importance s’est accrue depuis qu’on s’est avisé de la tailler au ciseau, afin d’en bien préciser les arêtes qu'elle conserve on ne peut mieux.

Grès. — Le grès, qui est assez répandu dans les arrondissements de Baugé et de Saumur , se présente par blocs, souvent considérables, ordinairement à la surface de la terre. Cette roche, dure, compacte et résistante, est employée aux mêmes usages que Île granitet fournit en outre des pavés excellents ainsi que du macadam pour la confection et l'entretien des routes.

Sablon. — Le grès, sous forme arénacée , connu alors sous le

nom de sablon , se présente par dépôts plus ou moïns considérables dans ce département. Sa couleur qui varie, est ordinairement d’un blanc pur. Il est employé à divers usages et plus particulièrement pour le nettoyage des vaisselles et autres objets en cuivre, au sciage des pierres, etc.

La commune de Tiercé fournit, au Tertre-Mont- Chaud , un dépôt de sablon blanc, très-fin, de puissance assez considérable et occupant une grande étendue de terrain. Sa position, au milieu d’une lande, dont le sol est de terre de bruyère, donne à celle-ei le sable fin qui lui convient et dont les horticulteurs savent apprécier la valeur.

Aux environs de Saumur et de Baugé, l’on rencontre également le sablon.

Sable des fondeurs. — Quant au sable des fondeurs , les gisements qui s’y rapportent sont peu nombreux, et celui de Fontevrault est peut-être le seul dont l’exploitation soit en activité.

Ce dépôt, qui appartient à l’étage sénonien, fournit aux fondeurs le sable convenable à la moulerie, etc. C’est avec ce sable que M. Perdreau fait des creusets ainsi que des briques réfractaires ; ces dernières sont très-recherchées pour la garniture intérieure des fours à chaux.

Porphyre quartzifère. — Cette roche, qui a quelqu’analogie avec le granit, se montre sur quelques points de ce département (1). Elle présente une certaine exploitation à embouchure et sur la rive droite de lOudon, et fournit, non-seulement des pierres excellentes pour la bâtisse, mais encore des dalles larges et épaisses propres à divers usages, et on ne peut pius convenabies pour couvrir des ponceaux. Ces dalles, susceptibles d’être taillées au ciseau et de prendre un certain poli, présentent quelquefois des fines qui en font nécessairement restreindre l’usage.

Aux environs du château de Danne, situé commune de Saint-Mar- .

tin-du-Bois , se présente un dépôt de porphyre analogue à ce dernier, mais présentant un aspect granitoide. Cette roche fournit de belles pierres, employées à divers usages.

À Champteucé, l’on rencontre également le porphyre quartzière et plusieurs carrières de cette roche , près le bourg , sunt en activité.

Ce porphyre a été employé autrefois au pavage des rues d’Angers, et la rue Haute-Saint-Julien présente encore un certain nombre de pavés taiilés dans cette roche.

Marbre. — Le marbre, d’un gris pâle, veiné de blanc, et propre

(1) Voyez Géologie du département de Maine et Loire, par M. Cacarrié, et Paléon-

tologie de Maine et Loire, par M. Millet.

à la marbrerie, s’est présenté dans une seule carrière, celle de la

Veurière, commune d’Angrie. Ce marbre , malgré les bons résultatsqu'il a fournis, a néanmoins cessé d’être exploité sous ce rapport, et donne comme les autres marbres des pierres que l’on convertit en chaux. Pour leurs travaux, les marbriers de ce département se procurent des marbres de Laval et de Sablé.

- Les fours à chaux alimentés avec le marbre sont en grand nombre dans ce département ; et partout , en quelque sorte , où ce présente ce calcaire, l’on est presque assuré de trouver un ou plusieurs

fours à chaux (1).

Tufjeau. — Le tuffeau, cette roche argilo-calcaire de l’étage turonien, présente dans ce département , deux variétés , le tuffeau blanc et le tuffeau gris.

De consistance demi-dure et prenant sous le ciseau toutes les formes, les contours que le sculpteur ou le tailleur de pierres veut lui donner, le tuffeau est généralement recherché pour la constrnction des maisons, les beaux édifices, surtout le tuffeau blanc, qui est plus dur, plusrésistant que le tuffeau gris. |

Lun et l’autre sont exploités par galeries souvent très-profondes et plus ou moins labyrinthiformes, et dans lesquelles il serait nprudent de s’engager sans être précédé d’un guide expérimenté.

Les principales carrières sont situées dans l’arrondissement de

Saumur , sur les coteaux de la Loire et du Thouet , et prennent un grand développement à Montsoreau, Fontevrault, Brézé, Saint-Cyren-Bourg, etc., pour l'extraction du tuffeau blanc, et entre Gennes et les Tuffeaux, pour le tuffeau gris.

… Elles occupent près de 400 ouvriers, et fournissent, presque à elles seules, tous les tuffeaux, tant en parpins, barraudes et pièces de commandes réclamés par les architectes et que le commerce expédie tant au près qu’au loin.

Voy., au reste, Baugé, ainsi que les divers articles concernant le tuffeau , en parlant des communes où cette roche est exploitée.

Briques et carreaux. — Sur divers points de ce département, sont établis des fours à carreaux et à briques ; mais aucune commune, comme celle de Montigné, située près de Durtai, n’en fournit un aussi grand nombre ; en effet, 50 fours environ y sont en activite, etservent à cuire des briques et des carreaux, des blocs carrés ou à Six pans, des tuyaux de drainage, eic.

Le commerce s’en fait dans des proportions variables, quelque-

(1) Nous avions entrepris une monographie des fours à chaux pour le département de Maine et Loire, mais le temps nous a manqué pour la mettre aa Jour.

fois par centaines de miiliers, et c’est principalement à Angers, Nantes , etc., que s’écoule Le plus grand nombre de produits.

Chaux. — La chaux est teilement employée dans ce départe= ment, que partout où le calcaire s’est présenté, partout aussi se sont élevés des fours à chaux ; et même sur certains points, où le calcaire n'existe pas, des fours à chaux, néanmoins, ont été construits lorsque l’arrivage des pierres caleaires étrangères à la localité pouvait se faire facilement et avec quelqu'avantage, et comme :1l est arrivé pour Cheffes, Châteauneuf, Chemiré, Chenillé, ete.

Les divers calcaires employés dans ce département à la confection de la chaux appartiennent aux espèces ci-après : le marbre, le calcaire jurassique , le calcaire tertiaire-marin (molasse-coquillière et falun plus ou moins marneux), et le calcaire d’eau douce.

Le marbre se présente :

1° Sur les bords du Layon, depuis Beaulieu jusqu’à Chalonnes, puis sur le bord de la Loire à Montjean, Châteaupanne , le Mesnil , ainsi que sur les communes de Bouzillé et de Luiré.

2° À la Meignanne , à Angers et à Saint-Barthélemy; dans cette dernière localité il n’est pas confectionné en chaux.

3° À Vern, Chazé-sur-Argos, Angrie.

La chaux, provenant de ces marbres, est quelquefois hydraulique, comme celle d'Angers, par exemple ; tandis que les marbres des bords du Layon et de la Loire, qui donnent des chaux grasses, fournissent encore et particulièrement à Chalonnes, la chaux la plus blanche de tout le département.

Le calcaire jurassique donne des chaux plus ou moins hydrauliques; celui de Durtal, connu sous la désignation de pierre de Rairie , et cet autre, situé à Brossay , aux environs de Doué, présentent sous ce rapport, des chaux d’une grande réputation; néanmoins la chaux hydraulique de Brossay est employée de pré— férence par la direction des ponts-et-chaussées.

La molasse-coquillière et le falun se rencontrent dans un grand nombre de communes de ce département, moins toutefois celles de l'arrondissement de Cholet qui n’en possèdent aucun dépôt.

La molasse-coquillière est assez généralement convertie en chaux, mais ce n’est bien que dans le canton de Pouancé, que le falun plus ou moins marneux est exploité sous ce rapport. — Voy. Noëllet, où en parlant du calcaire de cette commune, nous avons indiqué les procédés convenables pour leur transformation en chaux.

Le calcaire d’eau douce se présente seulement dans les arrondissements de Baugé et de Saumur , où cette roche le plus ordinairement est réduite en chaux.

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Le calcaire d’eau douce ainsi que la molasse-coquillière et le falun, qui tous appartiennent au terrain tertiaire, donnent des chaux grasses excellentes pour l’agriculture.

Dans la seconde série se présentent les produits de la culture du chanvre ainsi que celle du lin. La longueur et la grosseur du chanvre, varient en raison de la bonne ou mauvaise qualité du sol qu’on lui donne et des influences atmosphériques qu’il éprouve. L’on en voit quelquefois des brins, venus dans les meilleures conditions possibles, qui atteignent au-delà de quatre mètres.

La récolte du chanvre se fait de deux manières : en arra-

chant d’abord le chanvre mâle et plus tard le chanvre femelle, ou bien en arrachant le chanvre mâle et le chanvre femelle en même temps. Cette dernière méthode étant la plus en usage , il en résulte que la graine de chanvre (chénevis), n'étant pas à cette époque arrivée à sa maturité, la récolte , dans ce cas, n’en est pas abondante.

La couleur blanche du chanvre lui vient d’un rouissage dans Peau courante, comme aussi sa couleur grise est due à un rouissage

dans l’eau stagnante. Ii en est de même pour le lin, que l’on fait

- rouir aussi sur l’herbe.

Le chanvre, pour être livré au commerce, est ou teillé ou broyé. Dans le premier cas 11 convient on ne peut mieux à la marine pour la fabrication des cordages, des toiles à voiles, et dans le second

. pour les toiles de ménage.

Enfin, la quantité de kil. de chanvre , que fournit annuellement ce département, peut varier entre six ou sept millions; et le prix , également variable, peut être évalué à plus de cinq millions de

francs.

LA

La culture du lin d’hiver, comme celle du lin d’été , donne de

…hons résultats; néanmoins celle du lin d'été fournit la majeure

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