CHAPITRE IL. — COMMERCE
Après l'Industrie, se présente naturellement le Commerce, qui, en réalité , n’est qu’une dépendance de celle-ci; et qu’on ne peut bien apprécier que par les résultats obtenus.
Si, comme on l’a dit peut-être avant nous : les effets du commerce sont les richesses ; la suite des richesses, le luxe; celles du luxe, la perfection des arts, ceux-ci, portés au point où nous les voyons, indiquent par conséquent un grand commerce déjà établi.
Le commerce est donc regardé comme le complément obligé de Pindustrie ; car lui seul, en quelque sorte, en concourant à des intérêts particuliers, il est vrai, agit aussi dans l’intérêt général, puisqu'il devient lauxiliaire indispensable de l’agriculture, de la technologie , etc., dont il répand les produits partout où les besoins les réclament.
Ainsi, par rapport au commerce, en ce que l’industrie lui destine, nous dirons que l’agriculture lui fournit savoir : 1° des vins blancs et des vins rouges en grande quantité; 2° des bestiaux en grand nombre, destinés aux approvisionnements de Poissy, de Sceaux, ainsi qu'aux herbages de la Normandie ; 3° des grains, des chanvres et des lins d’excellente qualité ;
Que Phortculture lui procure des arbres fruitiers et autres de ses pépinières , ainsi que des arbustes, des fleurs d’un grand nombre d’espèces;
Que la technologie lui réserve ses produits variés à l’infini ; au nombre desquels il faut citer : 1° certains matériaux de constructon et autres, comme tuffeaux , briques et carreaux , granits , ardoises, ainsi que la chaux et le charbon de terre , etc. ; 2° les tissus
de ses fabriques si renommés pour leur bonne qualité, confectionnés soit avec le chanvre ou le lin, soit avec la laine ou le coton et mis en œuvre, plus particulièrement dans l'arrondissement d’Angers, pour les toiles à voiles et les cordages pour la marine; et dans celui de Cholet pour les mouchoirs et autres tissus. |
Il en est de même pour les grains convertis en farine dans un grand nombre de minoteries, ainsi que pour les cuirs préparés dans les nombreuses tanneries de ce département.
Nous pourrions encore citer les meubles et les voitures confectionnés dans des ateliers d'Angers, si déjà le plus grand nombre n’était passé en œuvres de commandes tant leur vogue est considérable.
Quant à la succursale de la Banque de France établie à Angers, ainsi que les banques particulières, réparties dans les principales villes de ce département , leur genre de spéculation les place indubitablement dans cette même catégorie. Voy. Angers, etc.
Obs. Sans avoir épuisé tous les chapitres indiqués dans le plan que nous venons de suivre, néanmoins nous nous arrêterons ici, ceux qui viennent ensuite et qui se rapportent à l’organisation so— ciale, ayant tous été le sujet d’un examen particulier en parlant des communes qui les concernent. |
Ces chapitres, d’ailleurs, ne contenant plus de ces faits généraux, comme Ceux que nous venons d'examiner, ne peuvent trouver leur place ici.