Hermandez, par Pantalon et Black- Bess
| Prelly-Boy, par Idle-Boy et Lena.
| Shylock, par Simoon et The Queen.
s Womersley , par Irish Birdcatcher et Cinizelli.
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Indépendamment des chevaux du haras dont il vient d’être question, l’on trouve encore dans chaque arrondissement des éta- —lons appartenant à des propriétaires. Ces étalons, approuvés par la
commission hippique de chaque arrondissement, ne peuvent man- —…quer de donner aussi de beaux produits.
(Ces commissions, nommées par M. le Préfet, sont composées chacune de cinq personnes.
Courses d'Angers. Les courses d'Angers, dont l’hippodrome est situé dans les prairies d’Ecouflant, au bord de la Sarthe, à 8 kil. d'Angers, ont été instituées vers 1840. Ces courses dans le principe, furent suiviesavec empressement par une foulenombreuse de curieux maitirés, comme toujours, par la nouveauté. Mais ce genre d’exercice se reproduisant chaque année sans qu’il y fût apporté aucune modi- M hication notable, il en est résulté une espèce d'abandon de la part dun public d’abord si empressé, qui ne se compose plus maintenant M“que des personnes qui y sont intéressées, et de celles qu’un goût pro- I noncé pour les chevaux y attire encore.
mu Ta distance trop considérable de l’hippodrome ayant pu donner lieu à cet état de choses, un nouvel hippodrome mais plus rapproché d'Angers, fut proposé et accepté ; et en 1850 les courses furent | établies dans la prairie d’Aloyau , située sur la rive droite de la | Maine, à un kil. environ de la ville. Néanmoins ce dernier empla- M cement, étant fréquemment envahi par les eaux , ne put longtemps satisfaire aux exigences de ce genre d'exercice , et les courses dans
& x . L [cette occurrence, retrouvèrent à Ecouflant les prairies qu’elles oc- Diet a leur début.
Poissonnerie où Halle aux Poissons. Un projet de construction pour une halle aux poissons remonte au 20 juin 1828. L’ordon=
nance royale qui en autorise l'édification est du 7 mars 1831; et.
cette poissonnerie située près du pont des Treilles, fut livrée au public le 30 mars de l’année 1832.
La ville ne pouvant d’abord se charger des frais de cette entreprise , une société s’organisa et en fit les avances. M. F. Lachèse, architecte d'Angers qui en avait conçu le plan, lefit exécuter ; et ce n’est qu’en 1848 que la ville en devint définitivement propriétaire, en prenant à son compte toutes les actions , non remboursées, des sociétaires. |
Abattoir. L'abattoir d'Angers, situé à l’ouest du pont de la Basse- Chaine, sur la prairie d’Aloyau, a été bäti sur les plans de M. Mol}, architecte angevin. Le projet de construction conçu par la ville en 1828, arrêté définitivement en 1832 , ne fut néanmoins mis à exécution qu’en 1842. Les travaux durèrent plusieurs années , et le 20 FA 1846 , cet établissement fut mis en activité et livré au public.
Depuis longtemps, chacun reconnaissait l’utilité d’un abattoir convenablement placé , afin de faire cesser l’usage établi depuis un temps immémorial d’abattre les bœnfs au sein d'Angers même, rue de lEcorcherie ; et la ville, lorsqu'elle s’est trouvée en position d'exécuter ce projet, s’est empressée de l’accomplir.
Il en a été de même de cet autre projet qui s’est réalisé à la satisfaction générale, de remplacer cette même rue de lEcorcherie, étroite, basse et insalubre, par une voie, à niveau de la rue Saint- Laud , l’une des plus belles de ce quartier, et à laquelle La ville 1mposa le nom de rue Plantagenet,
Ponts d'Angers. Angers possède trois ponts et les débris d’un quatrième, savoir : | |
1° Le grand pont ou vieux pont, situé sur la Maine , au centre de la ville, est très-ancien ; mais des travaux récents, relatifs à son élargissement ainsi qu’à l’élévation de ses arches et terminés au
premier janvier 1848, en ont fait un pont neuf. Ses arches , plein" cintre, de différentes largeurs et au nombre de huit, sont construites en dalles de schiste ardoisier , mais les parapets sont formés par plusieurs assises de pierre de Champigny (calcaire d’eau douce). Sa
longueur est de 116 mètres.
2° Le pont de fer de la Haute-Chaine (pont à la Polonceau),
formé de trois arches fortement surbaissées, a été commencé en« septembre 1835, et livré à la circulation, au moyen d’un péage, en
novembre 1839.
Ce pont, dont l'ouverture se présente en ligne directe avec celle ie
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du boulevard des Pommiers, ayant par cela même son arrivage placé sur une grande longueur du port Ayrault , il en résulte que celui-ci, se comblant chaque jour , aura bientôt disparu par ce travail indispensable.
A cette occasion nous croyons devoir rappeler que ce port, qui a rendu tant de services à la ville d'Angers, fut creusé en 1556, alors que René Ayrault, d’heureuse mémoire, était maire d'Angers.
Depuis la construction de ce joli pont, dont la forme rappelle celle du pont des Arts de Paris, les eaux de la rivière dans les
…crandes crues , s’écoulant lentement à cause de la longue levée qui
joint cette construction sur la rive droite de la Maine , il est à regretter que des arches n’aïent pas été pratiquées dans cette levée lors de sa construction, afin d'éviter cet inconvénient ; et avec d'autant plus de raison encore ue l’une d’elles eut servi pendant les eaux fine , de moyen de communication, soit avec charrettes soit de toute autre manière.
3° Le pont de la Basse-Chaïîne , qui dans le principe était un pont suspendu formé d’une seule travée de 100 mètres d’une culée
à l’autre , fut commencé en septembre 1835, et livré à la circula-
tion au moyen d’un péage en 1838. Mais le 16 avril 1850 , ce pont
s'étant écroulé sous le poids énorme d’une partie du 11° léger, ré-
giment qui arrivait à Angers , il fut refait mais en pierres de taille pour la majeure partie, et se compose de cinq arches plein- cintre. lia été commencé en 1851, sous la direction de M. l'ingénieur Thoré, et confié aux soins de l'entrepreneur M. Hamon , avec le concours de MM. Benoist et Lebreton , qui dans là direction des travaux des Ponts-de-Cé, ont donné les preuves de leur savoir et de leur aptitude dans ce genre de constructions (1).
4 Le pont des Treilles, dont il ne reste plus que quelques parties, remonte par sa construction au moyen âge.
Obs. Indépendamment des moyens de communication que présentent ces ponts, Angers possède un bac sur la Mayenne qui relie
Pile Saint-Aubin au faubourg de Reculée, et'au port Launay, un
bac sur la Sarthe.
Saile de Spectacle. La salle de spectacle située place du Rallie-
% ment, construite en 1821, sur les plans et sous la direction de
M° Binet, architecte d'Angers, a remplacé l’ancienne salle du même genre construite au bas de la place des Halles. Des changements et
(4) Dans le cimetière de l'Est, on remarque un monument funéraire, placé sur une tombe collective renfermant les dépouilles mortelles des militaires du 11e régiment d'infanterie légère, qui ont succombé par suite de la catastrophe du pont suspendu &e la Basse-Chaîne. Ce monument de piété, représenté par une colonne élevée, surmontée d’une croix, et qui a reçu les noms des deux cent vingt-trois victimes de ce triste événement, a été érigé aux frais de la ville d'Angers.
des embellissements faits à ce théâtre en 1851 et aux frais de la ville, étaient devenus nécessaires et comme un complément obligé des travaux primitifs.
Fontaines publiques. Gonsidérées sous le rapport hydrographique, nous avons eu déjà l’occasion de parler des fontaines d'Angers; mais ici, examinées sous un autre point de vue, nous allons en dire quelques mots.
La ville d'Angers possède à l’intérieur quatre fontaines publiques :
4° La fontaine Pied-Boulet, située rue Baudrière, remonte au X° siècle pour sa construction. Voici ce que l’histoire a conservé sur l’origine du nom qu’elle porte. Foulques Nerra, ayant choisi le jour pour faire commencer les fondations de l'église Saint-Nicolas, sortit à cheval de son palais pour se rendre sur les lieux, mais dans ce trajet, son cheval en s’abattant au bas de la rue Baudrière , visà-vis de la fontaine en question, se meurtritle boulet de l’un de ses pieds. Cette fontaine qui portait alors, dit Bourdigné, le nom de
Fontaine-Bourilante, prit, après cet accident, celui de fontaine Pied-Boulet.
2° La fontaine de la place de la Laiterie, dont les eaux sont peu abondantes, a été disposée dans sa construction pour recevoir le buste de Garnier, d’heureuse mémoire , médecin à Angers, et dont la vie a été consacrée avec le plus grand désintéressement au soulagement des pauvres. Cet homme de bien, et qui jouissait de la considération générale , ne reçut que fort tard, et quelques années seulement avant sa mort, la décoration de la Légion d’honneur, mais du moins il l’avait bien méritée. |
30 et 4° La fontaine Godeline et la fontaine de la place du Rallement.
La fontaine Godeline , située rue de PEcorcherie (rue comprise maintenant et faisant partie de la rue Plantagenet) fournissait les eaux nécessaires aux divers abattoirs concentrés autrefois dans cette rue.
Cette fontaine qui, pour sa construction, remonte à une époque M
assez reculée, ayant été bâtie en 1478 ou 1483 , par Jean-Bernard alors maire d'Angers, reçoit les eaux qui lui viennent d’une autre fontaine, celle de la place du Ralliement, dont elle est en quelque sorte le trop plein.
Pour appuyer cette version, il suffit de faire remarquer la direction que prennent ses eaux, qui par un canal souterrain, après avoir traversé la place du Ralliement, la chaussée Saint-Pierre et tout uu quartier, celui de la rue du Grand-Talon (2), se rendent à la
(2) La rue du Grand-Talon, dans son origine, portait le mom de rue Godeline.
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