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C'EST LE BONHOMME PANNETIER, DITES POUR LUI UN PATER ET UN AVE

Restauré en 1812 par J.-J. P.

propriétaire de la terre de Châteaubriant et de la Baumette.

Une assemblée instituée par René, est connue et désignée dans le pays sous le nom d’assemblée de la Baumette. Elle a lieu chaque année au quatrième dimanche de juillet. Cette assemblée n’est autre chose qu’une promenade qui s’effectue en dehors Ces prairies qui bordent la rive gauche de la Maine , depuis Angers jusqu’à la Baumette.

3° Chapelle de la Papillaye. — Au village de la Papillaye situé

sur la route de Nantes, à trois kil. environ d'Angers, un prieuré

fondé en 1279 et qui en prit le nom, fut ainsi érigé par un bour-

geois d'Angers : Herbert Lanier et Alicia son épouse, qui y éta="

blirent trois moines de l’ordre de Notre-Dame de la Réole. Ces trois

moines auxquels un quatrième fut réuni, disaient la messe dans… une chapelle où la fête de la Visitation était célébrée avec la plus

grande solennité.

Cette chapelle, qui recélait une statue de la sainte Vierge, et dans ses vitraux de couleur la représentation de la vie de Marie, montrait

aussi un certain nombre de saints sculptés en bois, connus sous las

dénomination de Saints de la Barre.

(1) Cette plaque mesure On 28 de largeur et Om 11 de hauteur,

……. $ 3. — Monuments de la Renaissance et constructions É modernes.

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Un hôtel remarquable par son architecture ou Hôtel Pince, faisant un des angles de la rue Basse et de larue Haute-du-Figuier, connu aussi, mais indüment, sous le nom de Palais des ducs d’An- jou (1) est attribué, par rapport à son architecture, au règne de “ François [*.

— Cette construction élégante, flanquée de tourelles et ornée de …cuirlandes , de festons , etc., a été donnée par Bodin comme ayant été la résidence de la chambre des Comptes, maïs cette version est assez généralement contestée par les archéologues.

D'un autre côté , si l’on considère que les armoiries de la famille (16 Pincé se trouvent sculptées dans une des parties de cet hôtel , et qu'un manuscrit ancien ayant pour titre : Recherches historiques «sur l'Anjou, attribue la propriété de cet hôtel à « Martin-Pierre , sieur Dubois des Essards , lieutenant de juge ordinaire d’Arijou , —chevin perpétuel d'Angers en 1505 , puis maire en 1511, » il n’est plus possible de douter de son origine. — Voyez Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arls d'Angers. Cet hôtel a été construit par Jean de Lespine , le même architecte qui a bäti le château du Verger , le clocher de la Trinité, la lanÿ terne de Saint-Maurice, etc.

L'édifice, situé rue Courte qui recèle les divers musées d’An- Mvers ainsi que la bibliothèque de cette ville, a été bâti par Olivier Parrault, trésorier de Bretagne, et qui fut élu trois fois maire d’An- “cers. Ce vaste local , connu sous le nom de logis Barrault , fut ha- …bité par Marie de Médicis, veuve de Henri IV; ensuite, sous Louis XIII , par des religieuses de l’ordre des Carmélites ; puis par César Borgia, duc de Valentinois; enfin, affecté au grand sémi- Munaire jusqu’à l’époque de la révolution, où 1l devint le siège de M 'Ecole centraie de Maine-et-Loire (voyez Instruction publique).

mu Le Palais des Marchands, situé rue Baudrière , orné des ordres Monique et corinthien, remonte pour sa construction à 1565, et fut | établi par Charles IX.

Mu. La Rossignolerie, siége actuel du Lycée, a été bâtie en 1780, (pour les Frères de la doctrine chrétienne, qui y ont pratiqué l’en- Meignement depuis 1783 jusqu’à la révolution , époque à laquelle | “ils furent dispersés.

| ; (1) « On croit, dit Péan de la Thuilerie (Description de la ville d'Angers), que ce sont les aucs d'Anjou qui l'ont fait construire pour y loger ou pour servir | d'Hôtel-dé-Ville. »

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L'Académie d'équitation. Vers l’an 1752, sous le règre de Louis XV, les vastes bâtiments de l’Académie , situés place Saint Laud, furent construits sur les plans de M. de Voglie , pour l’éta— blissement d’une école d'équitation. Cette institution confiée à law direction de MM. de Pignerolle, ne tarda pas à acquérir une répu= tation qui s’est soutenue jusqu’à la révolution de 1789 , époque à laquelle cet édifice fut transformé en casernes d'infanterie et de ca- |

valerie. Depuis ce moment et jusqu’ à ce Jour, cet ordre de choses a constamment été le même, si ce n’est pendant un temps, que la caserne de cavalerie devint une suceursale du dépôt de remonte de w Caen.

| La réputation de cette institution s’étendit au loin, et un grand { # ni

nombre d’Anglais, plus particulièrement, au nombre desquels l’on cite lord Wellington vinrent y prendre des lecons d'équitation. L

L’Hôtel-de- Ville actuel, a: les derniers travaux de cons. truction et d’appropriation remontent à l’année 1851 environ, présente un grand développement dans sa façade. Cet édifice, ‘ assez remarquable d’ailleurs, est précédé d’une grande et vaste cour, dont l’étendue vers l’est, est bornée par une belle grille en fer. placée dans l'alignement du boulevard. 4

Cette construction remplace en grande partie celle de l’ancien | collége de l’Oratoire fondée en 1624, et qui jusqu’à la révolution de 1789 avait été consacrée à l'enseignement secondaire.

Haras d'Angers. Le Haras ou dépôt d’étalons de Maineret- Lo situé rue d'Orléans, remonte par son organisation particulière à l’époque de l’organisation générale des haras de France, décrétéol par l’empereur le 4 juillet 1806 : Décret portant la formation pour à toute la France, de six haras et de trente dépôts.

Avant ce temps, en 1793, l’administration départementale avait établi à Saint-Serge une espéce de dépôt, dont le nombre ne dé passa pas sept étalons. :

En 1797, ce dépôt fut transféré aux Incurables; et plus tard, : l’Académie d'Angers devint pendant un temps une succursale de cet établissement. L' inspecteur prit aussi son logement aux Incu= rables, et ce n’est qu’en 1803, époque à laquelle les principales constructions du haras actuel furent terminées, que cet adminis-= trateur fut définitivement installé. |

Ce dépôt fournit pour la monte (1) à trois départements : Mainell | et-Loire, la Loire-Inférieure et la Mayenne. |

En 1849 , année que nous prenons pour exemple, les étalons du dépôt, au nombre de 64, se trouvaient ainsi répartis, savoir 31 pour le département de Maine-et-Loire, 17 pour celui de la à.

(1) La monte commence dans les premiers jours de mars et finit au 4er uit

—Loire-Inférieure et 16 pour le département de la Mayenne. Mais ce nombre ne paraissant pas suffisant pour satisfaire à toutes les demandes, le Conseil général obtint qu’il fut augmenté.

Au mois de mars de l’année 1862, 10 étalons pur sang anglais, provenant des haras impériaux, sont venus prendre rang et accroitre le nombre, déjà grand , des chevaux marquants de cet établissement ; tels sont :

Aquila , par Gladiator et Cassandra.

The ban, par Don John et Défiance.

Darius, par Stronghow.

Debout, par lonian et Félonie.

| Geometrican, par Theon et Jew Giri.

F Grog, par Nautilus et Discrète.

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