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QUI SEMINANT IN LACRYMIS IN EXULTATIONE METENT

Dépôt ou Asile départemental d’aliénés.

Au sud-ouest et près le boug de Sainte-Gemmes, au bord de L Loire, se présente le vaste et remarquable château de Sai Gemmes. Bâtie par un des descendants de la famille d’Autichamp cette construction du XVesiècle, et ses vastes dépendances, vendues et revendues plusieurs fois, furent, en 1841, définitivementà quises par le département de Maine-et-Loire pour être conver k. en un dépôt ou asile d’aliénés. En 1842 et 1843, le Conseil génèm vota les allocations nécessaires, montant à la somme de 330,00 pour travaux d’appropriation ; etle 17 janvier 1844, l'asile put él ouvert et recevoir des aliénés des deux sexes. |

Cet asile de la misère humaine doit d’abord son appropriatio aux soins empressés de MM. les préfets qui se sont succédés dat ce département; ensuite à M. le docteur Levincent, directeur al 0 de cet hospice, où ilest décédé et auquelil portait un grand intérè enfin à son successeur, M. le docteur Billod, qui le dirige de la m manière la plus distinguée.

L’asile de AGENCE reçoit non-seulement dés homn A aliénés, que l’on occupe à divers travaux (2), mais encork |

(1) Nous possédons une portion de meule, trouvée dans la vigne des Châtel li dont Ja couleur noire et la nature poreuse nous ont semblé se rapporter aux F0 )C volcaniques de Volvic (Auvergne).

(2) Travaux de terrassement, de culture; des ateliers, en outre, sont Gtablis la menuiserie, la cordonnerie et la peinture ; enfin le tissage du "chanvre el d d est ensuite converti en fil par les femmes. 2

en nmes parvenues, comme ceux-ci, à l’état d’aberration mentale, dont le plus grand nombre est employé à à des travaux de filature, > couture et de lingerie,

En 1854 (1), la population de l’asile était, au 1° janvier, de 36 individus, et au 31 décembre de la même année, de 520. à ins ce nombre, 425 étaient à la charge du département de Maine- | “3

> personnel de cet établissement était, dans le principe, ainsi : posé : :

Pecin directeur, 1 chef surveillant,

eveur économe, 13 surveillants du quartier des e d’économat, hommes, aumônier, | 15 surveillants du quartier des secrétaire ‘de la direction, femmes, re du service des | 14 employés subalternes, hommes. 1 barbier peigneur.

religieuses,

“Une commission de cinq membres est en outre établie près de cet D nent pour seconder le directeur.

enombre des aliénés augmentant chaque année, l’on reconnaît ; ssitôt que cet établissement est devenu d’une nécessité tellement ipérieuse qu’il faudrait le créer aujourd’hui s’il n'existait pas déjà.

nneur donc au département ou plutôt à à ses représentants qui, ns iSdes sentiments d'humanité qui les honorent, ont conçu le jebet pris initiative d’une pareille institution.

Vous terminerons cet article par cette réflexion : Ne serait-il pas lede faire des recherches, de prendre des informations auprès parents des aliénés, afin de pouvoir constater la cause positive la folie de chaque individu ? L'on sait bien déjà que l’orgueil et nc l—propre portés à l’excès sont souvent pour les uns les fs puissants que l’on peut alléguer, tandis que l'ivrognerie et lutissement qui en est la suite obligée, en est pour les autres mn ce certaine.

acroix de bois que l’on remarque dans la prairie de Sainte— n pe, placée en regard de la Loire, et tout près de la levée de thion, a été érigée ainsi le 2 septembre 1859, à la suite d’une sion conduite par M. le curé des Ponts-de-Cé et M. le desserte Sainte-Gemmes-sur-Loire.

ette croix a été placée de la sorte pour indiquer le lieu où, penun des jours néfastes i£ la révolution, quinze cents personnes

F apport fait au Conseil général,

furent fusillées ; mais leurs corps ayant ensuite été jetés dans la Loire furent, pour la plupart, retirés du fleuve et rassemblés dans un large fossé qui leur servit de sépulture. Cette croix à laquelle le nom de Croix des Martyrs fut donné le Jour même de sa bénédic=

tiun, est donc ainsi placée pour rappeler carétiennement un sous

venir des plus douloureux.

Enfin, nous terminerens ce que nous avons à dire par rapport à la commune @e Sainte-Gemmes-sur-Loire, en rappeiant que léglise de cette paroisse — agrandie et restaurée de la manière la plus heu reuse, et aux frais des habitants qui se sont imposés volontairement pour cette œuvre — a été de nouveau rendue au culte par la consécration qui en a été faite par M Angebauit, évêque d'Angers le 5 novembre 1862. Les travaux entrepris et dirigés par M: Pars chitecte Roques, sous la surveillance éclairée de M. Fillin, curé de cette paroisse, ont eu toutle succès désirable dans cette circonstance; au grand contentement des habitants.

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