CHAPITRE IV. — AGRICULTURE
L'agriculture de Sainte-(Gremmes-sur-Loire ressemble, pour Wa manière de cultiver les terres, beaucoup à celle de Saint-Laud“ localité qui touche au nord cette commune; et si les terres dont. elle dispose sont moins profondes, plus légères et beaucoup moins substantielles, dontiant néanmoins des résultats si remarquables;ñl faut donc en attribuer le succès à une culture appropriée due sans doute à l’activité incessante ainsi qu’au zèle intelligent des cultivas teurs de cette contrée.
Déjà, dans un ouvrage sur l’agriculture du département de Maine-et-Loire (1j, nous avons eu occasion de faire remarquer ce genre de culture, dont la terre, en quelque sorte toujonrs occupée; n’a vraiment de repos que le temps qu’il faut employer pourla labourer de nouveau. Les jachères sont donc inconnues dans cette contrée, qui pour labourer ses champs emploie, soit une araires particulière, montée sur une petite roue en fer, et que conduisent deux ou un seul cheval, soit le pic à deux branches allongées : inss Re indispensable pour bien faire un labour et en accélérer le travali.
Les plantes qui entrent dans la culture de Sainte-Gemmes sont.
(1) Etat actuel de l’agriculture dans le département de Maine et Loire, par M. Miñiet, 1 vol. in-$°. Angers, Cosnier et Lachèse.
le froment dit de Saint-Laud, cultivé par sillons, le lin d’hiver ou d'été, par sillons ou en planches, le chanvre en grandes planches. Les autres produits, qui consistent en légumes et en fruits légumiers, tels que melons, concombres, potirons, sont plantés en lignes comme les choux-pommes et choux-fleurs d'automne, ou les chouxbrocolis de printemps, de même que les artichauts réservés aux bonnes terres.
Le trèfle de Roussillon, les navets, le vesceau ainsi que les betteraves, et quelquefois la carotte à collet vert, sont cultivés pour les vaches, dont le lait, en général, sert à alimenter journellement les marchés d'Angers.
Au reste, beaucoup d’autres plantes, comme fraisiers, diverses espèces de pois, que lon sème en quelque sorte pendant toute l’année, haricuts, laitues, entrent également dans les rotations agricoles de cette contrée.
Quant à la qualité de tous ces produits, elle est irréprochable, et leur précocité en assure facilement le débit.
GOHTER
(ARRONDISSEMENT D’ANGERS, CANTON DES PONTS-DE-CÉ
Cette petite commune, dont le bourg est piacé au pied d’un co. teau, est située sur la rive gauche de la Loire, entre Blaison et Saint-Remy-la- Varenne. Plusieurs ruisseaux, qui lui viennent des coteaux, se rendent à la Loire qui présente une petite île au nordest du bourg.
La levée syndicale de Gohier, Blaison et Saint-Sulpice, occupe une longueur de terrain de 5 kil. environ. |
Une grosse pierre — un peulvan sans doute — est indiquée par les archéologues, et connue dans le pays sous le nom de Pierre de Gohier.
Superficie : 290 hectares, dont 37 hectares 74 ares en vignes, et 6 hectares 90 ares en bois.
Population : en 1856, 272 habitants; en 1861, 263 habitants. Bureau de poste : Brissac.
Distances : de Blaison, 1 kil. ; de Saint-Remy-la-Varenne, 4 kil: des Ponts-de-Cé, 17 kil. ; d'Angers, 23 kil.