‹ Indicateur de Maine et LoireChapitre 384 sur 563 · CANTON DE BAUGÉ · texte numérisé non relu

CANTON DE BAUGÉ

GÉNÉRALITÉS

Le canton de Baugé est borné au nord par le département de la Sarthe, à l’est par le canton de Noyant, au sud par ceux de Longué et de Beaufort, à l’ouest par le canton de Seiches et au nord-ouest par celui de Durtal.

IL est baigné par le Couasnon, petite rivière qui passe à Baugé, ainsi que par plusieurs ruisseaux, dont il sera question en parlant des communes.

La nature variée du sol de ce canton, la quantité considérable d'hectares de bois et de forêts (les forêts de l’Etat et autres), ainsi que les bords du Couasnon, tout en donnant un aspect particulier à cette contrée, assurent en même temps au naturaliste des productions sans nombre et des plus variées.

DIVISION

Ce canton comprend les communes ci-après : Baugé, Bocé, Chartrené, Cheviré-le-Rouge, Clefs, Cuon, Echemiré, Fougeré, le Guédeniau , Saint-Martin-d’Arcé, Montpollin, Pontigné, Saint- Quentin, le Vieil-Baugé et Volandry. Total, 15 communes.

Superficie: 26,807 hectares.

Population : en 1856, 15,156 habitants; en 1861, 15,212 habitanis.

BAUGE = (CANTON ET ARRONDISSEMENT DE BAUGÉ

… La commune de Baugé est située dans un rayon borné par celles dont voici les noms : le Vieil-Baugé, Echemiré, Montpollin, Saint-Martin d’Arcé, Pontigné, Bocé et Chartrené.

La petite rivière du Couasnon, qui prend son origine dans la commune de Chavaignes, passe sur celles de Lasse, Pontigné, Baugé et le Vieil-Baugé, pour se rendre, à l’ouest de Beaufort, où elle se jette dans PAuthion.

Cinq grandes routes arrivent à Baugé : celles de Suette, de Durtal, de la Flèche, de Tours et d'Angers par Longué.

La ville de Baugé est située sur une colline peu élevée, dont la pente est à l’est, comme celle de la rue principale, au bas de la= quelle se trouve un pont jeté sur le Couasnon. Ce pont, ouvert à une seule arche, est construit en pierres de grès.

Enfin, une promenade, sur la place de la Mairie, est plantée de 108 tilleuls disposés sur six rangs.

Superficie 655 hectares, dont 260 hectares 53 ares en bois.

Population : en 1856, 3,556 habitants; en 1861, 3,546 habitants.

Foires : 15 février, 5 avril, 17 mai et 6 décembre. Marchés tous les lundis.

Distances : du Lude, 22 kil.; de la Flèche, 16 kil. ; de Dartal, 17 kil. ; de Seiches, 18 kil. ; de Beaufort, 13 kil. ; de Longué, 18 kil; de Saumur, 32 kil. ; de Noyant, 17 kil. ; d'Angers, 40 kil.

La ville de Baugé, chef-lieu de sous-préfecture, est administrée par le maire et deux adjoints. Elle est desservie par le curé et deux vicaires. Trois aumôniers, en outre, sont attachés chacun à un des trois hospices.

Cette ville est le siége de diverses institutions ou établissements,

savoir : de trois hospices : l’hospice eivil (1), l’hospice des incu-

rables (2) et l'hospice de la Providence; d’un bureau de bienfaisance, …

d’un conseil d'hygiène, d’une caisse d'épargne, d’une commission des prisons, d’une compagnie de pompiers, d’un collége dirigé par un ecclésiastique , et auquel est annexée une école primaire de garcons; d’un pensionnat de jeunes demoiselles dirigé par les dames hospitalières de Saint-Joseph, d’un autre pensionnat dirigé par les dames de la Providence, une salle d’asile est annexée à ce pensionnat ; d’une école mutuelle gratuite de jeunes filles, soutenue

par une société ; d’une chambre consultative d’agriculture et d’une.

direction des postes.

Quant à la station des étalons pour la monte, elle n’est pas à Baugé même, mais bien à Beaufort, (Voy. Beaufort.) Cette ville est

(1) Cet hospice fut fondé par Mlle de Melun.

(2) L’hospice des incurables fut fondé par Mme de la Girouardière.

Re.

encore le siége du tribunal civil de première instance, d’une justice de paix et de trois notariats (1).

Elle est la résidence du percepteur pour les communes dont les noms suivent : Baugé, Pontigné, le Vieil-Baugé, Bocé, Chartrené, Cuon et le Guédeniau ; du conservateur des hypothèques, du receveur de l'enregistrement, du contrôleur des contributions directes, du receveur-entreposeur des contributions indirectes, du vérificateur des poids et mesures, d’un garde général des eaux et forêts, de trois médecins, d’une sage-femme, de deux pharmaciens et d’un artiste vétérinaire.

Une imprimerie y est établie pour la publication d’un journal hebdomadaire ayant pour titre : Journal judiciaire de Baugé, paraissant tous les vendredis. Enfin, une salle de spectacle se trouve placée dans l’ancien château.

Quant à la gendarmerie de l’arrondissement de Baugé, elle se compose: 1° des brigades à cheval, dont les résidences sont : Baugé, Beaufort, Noyant, Durtal et Longué ; 2° d’une brigade à pied placée à Daumeray.

1° Terrain crétacé : Etages cénomanien et turonien. — 29 Terrain tertiaire : Efage falunien, comprenant le ferrain falunien inférieur ou tongrien (Grès et calcaire d'eau douce).

1° On rencontre le tuffeau (étage turonien) à l’est et près de la ville de Baugé. Cette roche, vers sud-ouest, se dirige sur le Vieil- Baugé, où elle se montre en exploitation aux caves de la Grouberie. Cette direction se trouve interrompue par la craie de l'étage cénomanien, que l’on trouve avant et après le Vieil-Baugé. Le tuffeau reparait à la Grange (maison bourgeoise), où 1l est entouré par la craie de l’étage cénomanien. Cette dernière formation se retrouve aux environs du Perray, situé vers ouest, et continue de se montrer ainsi vers Chartrené et même jusqu’à Beaufort.

Dans larrondissement de Baugé, le tuffeau forme une chaîne ui, depuis. Jarzé, se dirige et s'étend sur Lué, Sermaise, Milon, Cornillé, Saint-Georges-du-Bois, Fontaine-(uérin, Chartrené, le

(1) Le tribunal de première instance, les six justices de paix, les douze notariats et les treize huissiers disséminés sur divers points, composent l’organisation judiciaire de l’arrondissement de Baugé.

Guédeniau, la Pellerine, Vernantes, Vernoil-le-Fourrier, Blou et Neuillé. On voit encore le tuffeau à Broc.

2° Le grès tertiaire, ainsi que des sables de même formation, reposent ordinairement sur le terrain crétacé. Près de Baugé, sur la route de Tours, le grès se montre ainsi sur un certain nombre de points.

Quant au calcaire d’eau douce de cet arrondissement, il se trouve confiné dans l’est : étant situé d’un côté entre Baugé et la commune de Linières-Bouton, et borné au reste par les départements de la Sarthe et d’Indre et Loire.

Près de Baugé, comme nous venons de le dire, se présente le calcaire d’eau douce. Cette formation s'étend sur Saint-Martin d'Arcé, Volandry, Genneteil, se dirige ensuite sur les deux rives du Couasnon, par Pontigné et jusqu’à l’entrée de Ja forêt de Chandelais. Le calcaire d’eau douce se montre encore sur Lasse, Chavaigres, Auverse, Noyant, Denezé, Chalonnes, Meigné-le-Vicomte, etc.

A cette formation se rattache le silex meulier, que l’on rencontre sur différents points, comme nous aurons occasion de le faire remarquer.

Le calcaire d’eau douce ainsi que le silex et les meulières qui composent cette formation, occupent toute l’étendue des différentes communes que nous venons d’énumérer, si ce n’est quelques unes, toutefois, où le calcaire tertiaire marin se montre sur certains points.

Le calcaire d’eau douce de l’arrondissement de Baugé est en général compacte, à pâte fine, d’un blanc plus ou moins jaunâtre. Entre Denezé et Chalonnes, cette roche contient d’énormes rognons siliceux ; ils abondent à Broc et sont également volumineux. Dans cette dernière commune, le calcaire d’eau douce repose immédiate= ment sur le terrain crétacé : formation qui se montre à nu, à l’est, dans le département d’Indre et Loire.

Les silex varient dans leur contexture, leur couleur ; les uns sont blancs, à cassure grenue; d’autres sont compactes, foncés en couleur où semi-translucides, et quelques uns recèlent du quartz arénacé blanc. Ces silex renferment ordineirement des fossiles d’eau douce. Voy. au reste : Paléontologie de Maine et Lotre, p. 133.

** Plantes.

Inula helenium, L. ; les prés, autour de Baugé. Eté

Colchicum autumnale, L. ; les prés, autour de Baugé. Automne.

Epipactis nidus avis, AI, (Neottia nidus avis, Rich.); plante paras site. Landes, prés de Saint-Michel. Mai, juin.

Epipactis ovata, AIL. (neottia ovata, Rich.); les prés. Mai, juin. Verbascum lychnitis, L. ; lieux secs. Eté.

— nigrum, L. (Var. V. alopecurus, Thuil.) ; heux secs. Eté. Lupinus reticulatus, Desv. ; les champs sablonneux. Eté. Vaccinium myrtillus, L.; bois de la Roche-Perron, ainsi qu'aux

environs du Vieil-Baugé. Mai.

Primula grandiflora, Lam., var, umbellata ; bois de la Roche-Per-

* ron, ainsi qu'aux environs du Vieil-Baugé. Avril, mai.

Saponaria ofhcinalis, L.; les prés de la Gouberis, situés près le pont. Eté.

Convallaria majalis, L.; bois de Châteaucoin. Mai.

Orchis chlorantha, Cust. (0. montana, Scnmidt.) ; bois de Châteaucoin. Mai, juin.

— purpurea, Huds. ; bois de Châteaucoin. Mai, juin.

Asclepias vincetoxicum, L. ; les bois (Chev.). Eté.

Aira canescens, L. ; lieux herbeux, incultes. Eté.

Poa megastachya, Kæler; lieux cultivés. Eté.

Briza minor, L. ; les champs. Eté.

Lolium multiflorum, Lam. ; les champs. Eté.

Juncus squarrosus, L. Eté.

Ornithogalum divergens, Bor. ; prés et pelouses, Avril, mai.

Stellera passerina, L. (Passerina annua, Wies.); champs cuitivés. Eté.

Salvia verbenaca, L. ; lieux herbeux, etc. Eté,

Galium erectum, Huds. ; lieux secs. Eté.

Œnanthe pimpinelloides, L. ; les prés, les bois. Eté.

Cladonia papillaria, Hofm. (lichen) ; à terre, près la Rigottière.

Mousses des environs de Baugé, observées, pour la plupart, par M. Félix Turpault.

Polytricum undulatum, L.; bois ombragés, parmi le gazon. — nanum, L. (P. subrotundum.) ; bois arides.

— aloïides, L. ; toits, bruyères, bords des chemins. Assez rare. — piiferam, L.; lieux arides.

— juniperinum, L. ; bois arides, les landes.

— commune, L. ; les bois, les landes.

Bartramia pomiformis, Hedw. lieux sablonneux. Funaria hygrometrica, Hedw. ; les murs, emplacement des fours à charbon, dans les bois.

— microstoma. Les bruyères, les landes.

Bryum cæspitosum, Difl. ; sur les murs.

—. capillare, Dill. ; bois ombragés, parmi les hyprum. Aulacomnion androgynum, Schw. ; les bois humides. Hypnum murale, L. ; sur les murs, les pierres.

Hypaum myurum, L.; sur les pierres, le tronc des arbres. — prælongum, L. ; les bois, les fossés.

— myosuroides, L.; dans les bois, sur les pierres, le tronc des arbres.

— populeum, L. ; les bois. — velutinum, L.; sur les pierres, au pied des arbres. —— rutabulum, L. ; sur la terre et le tronc des arbres. — purum, L.; sur la terre, les bois, les prés, etc. — cupressiforme, L.; sur le tronc des arbres. — — var. vulgare; sur le tronc des arbres.

— — var. tenue; sur le tronc des arbres, — rugosum, L. ; sur la terre, dans les bois. — triquetrum, L.; les bois, etc.

— tamariscinum (H. proliferum) ; les bois.

— serpens, L. ; sur les pierres et au pied des arbres. — lutescens, L.; sur la terre.

Leskea sericea, Hedw. (Æypn. sericeum, L.) ; les murs, le tronc des arbres.

Pterigynandrum striatum, Hedw. ; sur la terre et le tronc des arbres.

Barbula fallax, Hedw.; sur les murs.

— ruralis, Hedw. ; sur les toits, les murs.

— unguiculata, Hedw. ; sur les murs, les fossés. — subulata, Hedw.; sur les talus, dans les chemins creux. — muralis, Hedw. ; sur les murs.

Ceratodon purpureus, Brid, ; sur la terre, les murs, les rochers. Dicranum scoparium, Schreb. ; les bois, les bruyères. — glaucum, Schreb. ; les bois, les bruyères. Weissia controversa, Hedw.; sur les rochers humides. — cirrhata, Hedw. ; dans les bois ainsi que les toits de chaume. — Jlanceolata, Bruch. ; les champs, les murs, les fossés. — curvirostra, Hedw. ; sur la terre, au printemps. Encalypta vulgaris, Schreb. ; sur les murs.

Trichostomum canescens, Hedw.; sur les pierres, dans les lieux arides.

Anectangium ciliatum, Hedw.

Dryptodon funalis, Brid. ; sur les rochers secs. | Coscinodon pulvinatus, Spreng.; sur les pierres (le dolmen), le tronc des arbres.

Grimmia apocarpa, Schreb. ; sur les pierres (le dolmen), le tronc des arbres.

— cribrosa, Schreb.; sur les toits, les pierres, le tronc des arbres.

Orthotrichum anomalum, Hedw. ; sur les murs et les toits. — affine, Hedw. ; sur les murs et les arbres.

Orthotrichum diaphanum, Hedw.; les toits, les arbres. — striatum, Hedw. ; les bois, sur le tronc des arbres. Physcomitrium fasciculare, Bruch. ; le long des chemins, sur les fossés.

Gymnostomum intermedium, Schreb. ; sur la terre, les murs. — fasciculare, Schreb. ; le long des chemins, sur les fossés. Sphagnum latifolium, Schreb. ; lieux tourbeux. — capilhfoïium, Schreb. ; lieux tourbeux.

— obtusifolium, Schreb. ; lieux tourbeux.

Phascum patens, L. ; sentiers Eumides des bois. — axilare, L. ; sur la terre, près des bois. — cuspidatum, L. ; sur la terre humide des jardins, ete. — crispum, L.; sur la terre, dans les landes. — altermfolium, L.; dans les sentiers humides, sur les friches. — subulatum, L.; les sentiers des bois, des chemins.

Champignons.

Quelques champignons remarquables croissent aux environs de Baugé, tels sont :

Clathrus cancellatus L. ; lieux ombragés.

Phallus impudicus, L. ; lieux ombragés. Les bois.

Morchella esculenta, Pers. ; bord des haies, les vignes. Mars, avril. Agaricus campestris, L. (A. edulis, Bull.) ; les pelouses, etc.

Pour les autres espèces de champignons, voy. Forêt de Chandelais.

kk *k

Animaux divers.

Mollusques des environs de Baugé.

Vitrina pellucida, Drap. ; parmi la mousse, etc. Succinea putris, Blainv.; bords du Couasnon, etc. — oblonga, Drap.; bords du Couasnon, etc.

Helix candidula, Stud. ; lieux secs, les pelouses sur un fond calcaire.

— ericetorum, Müll. ; lieux secs, arides, sur un fond calcaire ; plusieurs variétés.

— hispida, L.; voisinage des eaux — Japicida, L.; sur les grès, près du Vieil-Baugé. — carthusiana, Müll. ; sur les plantes exposées au soleil. — pulchella, Müll. et H. costata, Müll.; lieux secs, sous les pierres.

— rotundata, Müll. ; lieux ombragés, sous les pierres. — nitida, Müll.; lieux frais, ombragés, au pied des murs. — nitens, Mich. ; au pied des arbres, parmi la mousse. — lucida, Drap. ; lieux frais, ombragés, sous les pierres.

Helix cellaria, Müll.; lieux ombragés : le bois Hubé (enclos des Incurables).

— crystallina, Müll.; lieux ombragés : le bois Hubé (enclos des Incurables).

Bulimus obscurus, Drap. ; sous les pierres, etc.

Zua lubrica, Leach. ; lieux frais, sous les pierres.

Clausilia rugosa, Drap. ; sous les pierres.

Balæa fragilis, Leach. ; sous les pierres et sur le tronc des arbres.

Pupa umbilicata, Drap. ; sous les pierres.

— muscorum, Lam. ; sous les pierres.

Carychium minimum, Müll.; près d’un ruisseau qui traverse un pré, situé dans l’enclos des Incurables, nommé le bois Hubé.

Planorbis corneus, Drap. ; le Couasnon.

— spirorbis, Müll. ; le Couasnon.

— Jeucostoma, Millet ; les fossés inondés.

— carinatus, Müll. ; les fossés inondés.

Physa fontinalis, Drap. ; les fossés inondés, etc. — hypnorum, Drap.; les fossés inondés, etc.

Limnæa glabra, D. Dap. (L. elongatus, Drap.); les fossés inondés. — ovata, Mich.; le Couasnon.

— auricularia, Mich. ; le Couasnon ct autres espèces.

Ancylus lacustris, Müll. ; le Couasnon.

Cyclostoma elegans, Drap. ; terres calcaires.

Vivipara fasciata, D. Dup. (Cyclostoma achatinum, Drap.) ; le Couasnon.

Paludina tentaculata, Flem. ; le Couasnon.

Anodonta anatina, Nils. ; le Couasnon.

Unio pictorum, Pars. Plusieurs variétés; le Couasnon.

Obs. La majeure partie de ces espèces a élé recueillie par feu l’abhé A. Beaudouin.

Insectes coléoptères des environs de Baugé.

Première section. — PENTAMÈRES.

Page 1