‹ Indicateur de Maine et LoireChapitre 457 sur 563 · MM. MM · texte numérisé non relu

MM. MM

Paillard (René), en 1745, Laporte (Gabriel), 1810. Poulin-Voluatte, 1745. Château (René), 1810.

Chanteloup (René), 1760. Boigné, 1810.

Freslon-Choudet, 1760. Chaudet (veuve), 1812. Laporte (Pierre), 1760. Poulain (Urbain), 1812. Beaussier (Jean), 1761. Thourault-Monnier, 1815. Beaussier (Léon), 1761. Voisin-Chauvin, 1817. Paillard (Francois), 1769. Pauvert, 1820.° Château (René), 1780. Gaultier (François), 1822. Robineau 1780. Poulin-Menon, 1822.

Lanceleur (Pierre), deux fours, | Poulin-Laporte, 1822. 1780. Chaudet-Pallard, 1822.

Courtigné, 1780. Chaudet (Pierre), 1822.

Lanceleur-Daviau, 1785. Audiau (veuve), 1822. Fillon, 1789. Chauvin (Pierre), 1825.

Voisin (Louis), 1790. Segretain (Michel), 1827. Lanceleur (René), 1795. Poulain (Urbain), 1830. Jacob (Francois), 1800. Coquereau (Pierre), 1832. Cellier (Jacques), 1802. Beaussier (Jean), 1834. Madelain (René), 1802. Poulain (Jean), 1836.

Bardoux-Segretain, 1802. Simon (Henri), 1837.

(4) Quelques-uns de ces fours reçoivent aussi, pour la’ cuisson, @es tuyaux de drainage,

MM. MM. Fillon, 1838. Guy (André), 1840.

Segretain (Pierre), 1838. Bardet (Pierre), 1840. Hardouin (Louis), 1838. Boigné, 1840.

Voisin (Pierre), 1839. Salmon -Lecoq, 1841.

Obs. Depuis l’époque à laquelle nous avons fait ce relevé, il est à penser que d’autres personnes sont venues grossir cette liste, qui d’ailleurs est plus que suffisante pour constater le grand développement de ce genre d’industrie, comme aussi son origine éloignée.

Les ouvriers employés à l’extraction de Ja pierre de Rairie le sont aussi pour la terre qu’ils confectionnent en briques, carreaux, blocs ou tuyaux de drainage, mais à des époques différentes de l’année pour l’un et pour Pautre travail. Ce genre d'industrie occupe un grand nombre de personnes.

Le commerce s’en fait dans des proportions variables, quelquefois par centaines de milliers, et c’est à Nantes que s’écoule le plus grand nombre des produits. La ville d'Angers en est aussi amplement fournie.

Le prix varie quelquefois de 1 fr. à 5 fr. par mille.

La petite brique de 16 centimètres (six pouces) sur 8 centimètres (trois pouces) vaut toujours la moitié du prix du carreau de 16 centimètres. Ainsi, pour le prix d’un millier de carreaux l’on recoit deux milliers de petites briques. Son prix actuel est de 22 fr. le millier. On l’emploie pour faire des cheminées.

La brique de 16 centimètres (six pouces) de longueur sur 11 centimètres (quatre pouces) de largeur et de 3 centimètres et demi (onze lignes) d’épaisseur vaut 30 fr. le mille. Celle-ci se compte simple. Elle est employée par les plâtriers et plafonneurs pour faire des cloisons cimentées et renduites en plâtre.

Le bloc de 16 centimètres (six pouces) carrés et de 3 centimètres (un pouce) d'épaisseur, ou carreau ordinaire, vaut, comme nous venGns de le dire en parlant de la petite brique, 22 fr. le millier.

Le bloc de 22 centimètres (huit pouces) carrés etde 4 centimètres (seize à dix-sept lignes) d'épaisseur, vaut deux fois environ le bloc ordinaire de six pouces, c’est-à-dire 40 fr. le millier.

Le bloc de huit pouces et à six pans, vaut 60 fr. le millier simple et 120 fr. le double.

MORANNES

(ARRONDISSEMENT DE BAUGÉ, CANTON DE DURTAL

La commune de Morannes est située sur la rive gauche de la Sarthe. Elle est bornée au nord par le département de la Sarthe, à l'est par la commune de Daumeray, et au sud par celle d’Etriché. Un ruisseau, venant des bois de Saint-Martin, se jette dans la Sarthe près du moulin de Penau, situé sur la rive gauche de la Sarthe : localité en outre qui a reçu, à Gratz, un bac pour la communication d'une rive à l’autre.

Non loin du moulin en question, l’on remarque une motte féodale qui porte le nom de Motte de Pendu.

Une route de grande communication d'Angers à Morannes, par Brioliay, Tiercé et Etriché, traverse la Sarthe à Morannés même, au moyen d’un pont suspendu (1), pour prendre les routes de Morannes à Grez-en-Bouère, et de Gennes à Morannes; enfin, une grande route, de Morannes à Durtal, donne encore à cette contrée un moyen de communication d’une haute importance.

Le bourg est agréablement situé sur la Sarthe, et le pont suspendu qui le touche ajoute encore à cet agrément.

Morannes possède un hôpital, fondé au X VITT* siècle, par M" Dupont, et desservi par des sœurs hospitalières, dont la maison chefd'ordre est à l’hospice général d'Angers.

L’instruction est donnée aux petits garçons par un frère de l’ordre de Saint-Joseph, et aux petites filles par des religieuses établies à Morannes en 1807.

C’est à Morannes qu’est née M"° veuve Fillon, ancienne dame de charité d'Angers, et qui, dans sa 82€ année, rendit sou âme à Dieu. Cette place, qu’elle s'était choisie pour satisfaire à l’épanchement de son cœur, l'avait fait prendre en grande estime par tous ceux qui la connaissaient.

Dieu lui avait inspiré, dit un panégyriste, cette intelligente charité qui la faisait se multiplier en autant de fois qu’il y avait de

(1) Le pont suspendu de Morannes a été livré à la circulation en 1840.

souffrances à soulager ; et le zèle qui n’a cessé de l’animer durant sa longue carrière et jusqu’à ses derniers moments ne s’est jamais ralenti.

Si nous rappelons ici des faits si honorables et dont chacun a gardé la mémoire, qui du reste ne sont qu’un hommage rendu à ses vertus chrétiennes, c’est aussi pour lui payer à notre tour la dette de l’admiration qu’elle nous avait inspirée.

Nous citerous encore, pour cette localité, un ancien usage qui paraît devoir se perpétuer. Cet usage se rapporte à l’assemblée ad mariniers de la Sarthe, qui chaque année, au mois d’août, les réunit en un banquet particulier.

Enfin, cette commune possède de très-bonnes prairies sur la Sarthe, et fournit au reste d’excellentes terres arables ; le chanvre qu’on y cultive ne le cède en rien aux chanvres récoltés dans les bons fonds de ce département.

Population : en 1856, 2,700 habitants; en 1861, 2,564 habitants.

Bureau de poste : Morannes.

Foires : le premier jeudi des mois de mars, mai et septembre. Marchés : tous les jeudis.

Distances : de Chemiré, 1 kil. ; de Daumeray, 7 kil. ; de Durtal, 17 kil.; àe Baugé, 17 kil. ; d'Angers, 36 kil.

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