RÉSUMÉ
En résumé, et en ce qui concerne toutefois le département de Maine-et-Loire, nous dirons :
1° Que sa position géographique étant entre les 46° 59 et les 47° de latitude septentrionale ; entre les2° 6’ et les 3° 42’ de longitude occidentale, indique assez que son climat est plus méridional de deux degrés que celui de Paris ; ce que démontre encore une végétation plus précoce d'environ 15 à 20 jours.
2° Que son élévation superocéanique, prise au pied de la tour Saint-Aubin, à Angers, est de 49 mètres. Et l’on sait que moins l’élévation au-dessus de la mer est grande, plus aussi la température est élevée.
3° Que sa distance de l’Océan est de 100 kilomètres. La proximité de la mer produit des effets analognes aux précédents sans être, toutefois, aussi puissants.
4° Que sa température moyenne est de 120 centigrades au-dessus de zéro : les variations de chaleur se montrant entre le 20° degré au-dessous de zéro et Le 34° au-dessus.
A cette occasion nous croyons devoir rappeler que les hivers dans ce département, sont assez généralement doux ; ce qui d’ailleurs est démontré par la végétation d’un certain nombre de plantes étrangères qui ne cessent de fleurir en pleine terre pendant l'hiver, ou bien d’autres , indigènes, qui anticipent l’époque de leur floraison. Et si par contre on cite quelques-uns de ceshivers rigoureux, comme ceux de 1694, 1768, 1789, 1794 et 1829 — où à quelques-unes de ces époques les noyers et les vignes gelèrent : les premiers ne conservèrent que quelques couches d’aubier et leur écorce, et les secon-
‘des furent gelées jusqu’à la racine — ceux-ci ne présentent réellement que l’exception.
5o Les vents, quoiqu'assez variables, se tenant plus habituellement … à l’ouest, n’apportent généralement avec eux que la température douce et uniforme de la mer.
60 Qu'en l’absence de montagnes, dont le département est dépourvu, les collines, qui les remplacent, quoique peu élevées, donnent néamoins des abris ; et recevant sur leurs parties déclives les rayons du soleil d’une manière plus directe, il en résulte que la chaleur qu’ils donnent s’y trouve concentrée jusqu’à ce qu'un courant d'air, un vent favorable s’en empare et la disperse au lo.
70 Que la nature géologique, des plus variées, et la dispersion des eaux fournies par les rivières, les étangs et les ruisseaux, sont des causes incessantes qui contribuent encore et parfaitement à donner au climat de Maine-et-Loire, un cachet tout particulier.
8° Enfin le degré de culture auquel ce département est parvenu,
ne pouvant manquer de produire aussi ses effets, tout concourt
à constituer d’une manière spéciale cette partie de la France, placée
naturellement dans une zone tempérée, dans des conditions elima-
ln tériques des plus variées et propres à y faire croître spontanément
des plantes et prospérer des animaux, qui jusqw’ici ont été regardés
comme devant appartenir à des régions plus méridionales; c’est, au
reste, ce que nous allons constater par des observations concernant
la Géographie dotanique et la Géographie zoologique de Maineet-Lorre.
$ II. — Géographie botanique.
Dans ce paragraphe nous considérerons l’influence du climat physique tel que nous venons de le présenter, en en faisant une application — sous le titre de Géograplue botanique — aux plantes qui croissent spontanément dans le département de Maine-et-Loire, comme à celles que l’on désigne par l’épithète de plantes acclimatées. Il en sera de même par rapport aux animaux et à homme même lorsque nous nous occuperons de la Géographie zoologique.
La température de ce département pouvant y laisser vivre et végéter convenablement certaines plantes et certains animaux de climats différents , et qu’on ne pouvait gnère espérer pouvoir y rencontrer, la géographie des plantes ainsi que celle des animaux de notre pays devra présenter des faits intéressants; et nous aurons occasion de citer, pour ce département, plusieurs localités des mieux favorisées, tant pour les plantes que pour les animaux , mais dont l’exposition, la nature du sol, etc., jouent sans doute un rôle important dans cette circonstance.
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M. Blondeau de Carolles dit avec raison qu'il existe des relations : évidentes entre la nature des êtres qui vivent à la surface des terrains et ces terrains eux-mêmes.
La géographie des plantes comme celle des animaux est une science bien nouvelle encore et qui mérite une attention sérieuse de la part des naturalistes ; car il faut croire que tous ces êtres de la création qui ornent, embellissent et répandent la vie partout où 1ls se trouvent, qui vivent et meurent d’après les lois universelles qui les concernent, n’ont point été répandus au hasard, mais bien fixés par des rapports intimes avec le sol qui d’abord leur sert de berceau et ensuite de tombeau.
Indépendamment de ces lois invariables, les botanistes admettent plusieurs causes qui agissent constamment pour la dissémination des plantes sur la surface du globe : ces causes, qui constituent la pérégrination des plantes, sont les eaux et les vents, les animaux et l’homme lui-même. Ainsi par l’un ou l’autre de ces moyens, quand une plante est arrivée sur un sol étranger, n'importe à quelle distance du lieu de son origine, si les conditions d’existence sont les mêmes que celles qu’elle trouvait dans son pays natal, elle vivra sur cette terre nouvelle de la même vie et de la même existence que précédemment. |
Cest ainsi, par exemple, qu’il faut expliquer cette végétation vigoureuse, parfaite que l’on retrouve dans certaines plantes qui sont venues de fort loin s'implanter sur notre sol, et que nous regar— dons maintenant comme acclimatées et appartenant à la Flore de Maine-et-Loire, telles que :
10 L’Andromeda Dabœci, L. (Menziezia Dabæc , De.), plante du Portugal que l’on retrouve à l’extrémité sud-ouest de la France et en Irlande, et que nous avons rencontrée à l’état sauvage le 8 juillet 1811, dans la forêt de Brissac, où elle végétait et végête encore on ne peut mieux. |
20 1/Antericum planifolium, L. Cette liliacée, que l’on retrouve dans la plupart des landes des arrondissements de Saumur et de Baugé, vit en Espagne ainsi qu’en Algérie.
30 Le Datura tatula, L.,' originaire de P Amérique, se propage et vit parfaitement dans les sols sableux d’Ecouflant, de Briollay, de la Chapelle-Saint-Laud, etc. | 49 L’Erigeron canadensis, L. est encore dans le même cas : originaire de l'Amérique du Nord, cette plante se rencontre dans tous les terrains stériles, sur Les vieux murs, etc.
5o L’Asciepias cornuti, De. Cette belle et grande plante, originaire de la Syrie, croit-on, s’est tellement multipliée dans certainesiles de la Loire qu’on serait tenté de la regarder comme plante indigène.
Quant aux autres plantes acclimatées, qui ne sont pas venues fortuitement prendre possession de notre sol comme les précédentes, mais auxquelles l’homme est venu donner une nouvelle patrie, elles doivent, à raison même de cette circonstance , être distinguées de cette première catégorie pour en former une nouvelle sous la dénomination de plantes naturalisées. Ainsi, sont compris dans cette dernière classe, tous les végétaux étrangers livrés à la pleine terre,
ui retrouvent dans la nouvelle contrée que l’homme vient de leur onner les conditions d'existence dont ils Jouissaient dans leur pays natal.
Toutes ces causes de bonne végétation, sont tellement essentielles qu'ellesne peuvent disparaître sans que ces plantes ne soient altérées dans leur existence, ou mème entrainées à la mort.
C'est ainsi, par exemple, que les camellas, originaires du Japon, qui naturellement croissent à l’ombre dans les forêts, doivent retrouver dans nos jardins, pour conditions de bonne végétation, nous pourrions dire d’existence, d’abord le terreau de bruyère qui leur estindispensable , puis des abris convenables qui, en les privant du
“contact immédiat des rayons du soleil auxquels ces plantes ne sont pas destinées, leur fasse remplacer convenablement l’ombre primitive et tutélaire de leurs forêts. L'exposition du Nord, est donc celle qu'il convient de leur donner ; car il ne faut pas pour qu’ils prospèrent, que ces arbustes soient alternativement exposés au gel qui retarde leur végétation et au dégel qui l'avance. Cette alternance qui occasionne une fluctuation dans la sève, est on ne peut plus préjudiciable, et devient souvent funeste même à des végétaux des plus rustiques. Enfin il faut autant que possible leur procurer la fraicheur qu'ils devaient avoir primitivement.
Nous n'irons j as plus loin dans ces appréciations, cet exemple suffit pour en faire ressortir l’importance; et c'est en tenant compte de ces circonstances, que l’norticulture angevine est parvenue à réunir ou comprendre dans ses cultures un grand nombre de plantes qu’on peut regarder maintenant comme étant acclimatées pour ce département.
Ayant de donner la liste de certaines de ces plantes, nous croyons devoir citer ici quelques essais tentés pour atteindre ce but, et qui presque tous ont été couronnés de succès.
M. Lebreton aîné, horticulteur à Angers, possédait un Melia azedarac, L., qui a vécu plus de quinze années en pleine terre, et n’a péri que par suite d’une transplantation peu convenable par rapport à la force de cet arbre. ( |
Dans le jardin de la préfecture l’on voit un individu de cette espèce qui peut avoir maintenant (1860) quinze à dix-huit années d'existence, et qui tous les ans rapporte des fleurs et des fruits.
Nous-même, nous avons réussi dans lacclimatation du Mimosa juhbrissin, W., du Begonia discolor, R. Br. (1); plantes qui maintenant ornent un grand nombre de jardins.
C’est M. de Bléret, amateur à Angers, qui, le premier, cultiva dans cette ville le Magnolia grandiflora et ses variétés; et le massif de ces beaux arbres d'ornement qu’il avait fait planter dans son jardin, rue du Cornet, est encore présent à la pensée.
Si l’on doit à MM. de Bondy, ancien receveur général à Angers, et Garnier , amateur dans la même ville, l'introduction du Camellia en Anjou, l’on est redevable aussi à M. Cachet père, horticulteur à Angers, d’avoir vulgarisé ce charmant arbuste en présentant les résultats qu’il a obtenus de la culture en pleine terre, non seulement du Camellia japonica, L. et de ses variétés, mais encore des autres espèces de ce genre de fleurs si remarquables, telles que : Camellia reticulata, Edw., C. Sasanqua, De., C. euryoides, Edw., C. oleifera, Edw.
Cette plantation en pleine terre date de 1821 ; et depuis cette époque, tous ceux ainsi cultivés ont eu à supporter dans certaines années jusqu’à 15 degrés au-dessous de zéro du thermomètre de Réaumur. Ainsi plantés tous fleurissent partaitement ; et quelques variétés ont rapporté de bonnes graines.
Parmi le grand nombre de camellias ainsi cultivés en-pleine terre das les jardins des horticuiteurs et des amateurs, dans ce département, nous en avons mesuré quelques buissons ; et celui qui nous a paru le plus élevé dans ses branches et du plus gros diamètre dans sa tige, est un Camellia pæoni/flora, de la collection de M. Cachet. Cet arbuste, planté en 1821 , se couvrit bientôt d’un grand nombre de fleurs, et après dix années de végétation, s’élevait à plus de 4 mètres; sa tige principale, mesurée à 33 centimètres an—dessus du sol, présentait une circonférence de 38 centimètres.
Ces massifs, nous pourrions dire ces bosquets de camellias, dont rien n’égale la beauté , la richesse et l'élégance, lorsque vers la fin de l'hiver et le commencement du printemps, l’on découvre sur chaque buisson autant de fleurs que de feuilles, présentent parfois encore un autre sujet d’admiration : à l’époque que nous venons de citer, ces arbustes touffus deviennent des lieux de refuge ou plutôt d'adoption pour certaines espèces d'oiseaux ; et le rossignol, ce chantre des forêts et des bois, venait et vient peut-être encore chaque année dans le jardin de M. Cachet, faire entendre du fond d’un buis- -son de camellia qui le dérobe à la vue, les sons modulés et si mélodieux de son éclatante voix.
(1j Annales de la Société d’horticulture de Paris, juin, 1830; ainsi que le pre mier numéro des travaux du CUomice horticole de Maine et Loire, année 1838.
L'on a vu encore dans ce même jardin d’autres oiseaux choisir des camellias pour y établir leurs nids; et fort souvent la fauvette à tête noire en adopte une touffe pour y établir le sien.
Quant aux autres plantes naturalisées, voici la liste de quelquesunes que l’on peut regarder comme devant être comprises dans cette catégorie pour le département de Maine-et-Loire, puisqu'elles résistent aux hivers assez variables de cette localité, sans qu'il soit pris à leur égard aucun moyen de préservation contre le froid.
Arbres, arbrisseaux et arbustes.
Amorpha fruticosa, L.
Andromeda arborea, L.
Apios tuberosa, De.
Araucaria imbricata, W.
— brasiliensis, Lamb. ainsi
que les autres conifères de
. pleine terre introduits jusqu’à
ce jour dans les cultures.
Arbutus unedo, L.
— andrachne, L.
Ardisia japonica, Decais.
Asimina triloba, Dun.
Atragene indica, Def.
— nepaulensis, Hort.
Aueuba japonica, L.
Azalea nudiflora, L., etc.
— pontica, L., etc.
Benzoin diospiras, Nees.
— odorifera, Nces,
Berberis nepaulensis, Hort., etc.
Bignonia catalpa, L.
Callicarpa americana, L.
Calycanthus floridus, L.
Camellia japonica, L., etc.
Capparis spinosa, L.
Caprifolium balearicum, R. ets.
— sinensis, Barcl.
— sempervirens, R. et S.
Caragana spinosa, De., ete, Carya olivæformis, Nuit.
Ceanotus americanus, L., etc.
Celtis australis, L., etc.
Cerasus lusitanica, L., etc, Cestrum parqui, L'Her.
Chimonanthus fragrans, De.
Chionanthus virginica, L.
Clematis azurea, Sieb.
— viticella, L., etc.
Comptonia asplenifolia, W.
Correa alba, Vent.
Coronilla emerus, L.
Cotoneaster Fontanesii, Sp. Cratægus lucida, De., ete.
Deutzia scabra, Thumb.
— straminea.
— gracilis.
Diospiros lotus, L.
Eleagnus angustifolius, L,.
— argentea, Pursh.
Evonymus americanus, L., etc.
Eriobotrya japonica, De.
Exocordia grandiflora.
Fabiana imbricata, R. et P.
Forsythia viridissima.
Gelsemium sempervirens, Don.
Gymnocladus canadensis, De.
Halesia tetraptera, L.
Hibiscus syriacus, L.
Hydrangea arborescens, L.
— quercifolia, Bartr.
Indigofera decora.
Jasminum revolutum, Sims.
— nudiflorum.
Kalmia latifolia, L., etc, Kælreuteria paniculata, W.
Laurus nobilis, L.
— carohniensis, Mich.
— sassafras, L.
Leycesteria formosa. Wall.
Ligustrum japonicum, L.
Liquidambar styracifolia, L.
Liriodendron tulipifera, L.
Lycium afrum, L., etc. Maciura aurantiaca, Nutt.
Magnolia grandiflora , L., et 22 variétés.
— acuminata, L.
— auriculata, Lam.
— cordata, Mich.
— conspicua, Salisb.
— glauca, L.
— macrophylla, De.
— obovata, W., et ses var.
— — soulangiana, S. B.
— — speciosa, Cach.
— pyramidata, De.
— thompsoniana, Hort
— umbrella, Lam.
Mahonia aquifohum.
Melia azedarach, L.
Menispermum canadense, L.
Menziesia dabæci, De.
Mimosa julibrissin, Wins.
Myrica cerifera, L.
Nintoa japonica, Thumb.
Ononis fruticosa, L.
Ornus europæus, Pers.
Pæonia montana (P. arborea,
Hort.), etc.
Paliurus australis, Def.
Paulownia imperialis, Sieb.
Pavia macrostachya, Mich., etc.
Phlomis fruticosa, L.
Pistachia lentiscus, L.
— terebenthus, L.
Pseudophora alopecuroïdes, L.
Psoralea glandulosa, L.
Punica granatum, L.
Quercus coccinea, W. et autres chênes d'Amérique.
Rhododendron caucasicum, P.
— campanulatum, Wall.
— catowbiense, Curt.
— cinnanomeum, Lind.
— ponticum, L.
Plus, un grand nombre d’hy-
brides.
Robinia hispida, L.
Rosmarinus officinalis, L.
Salisburia adianthifolia, Sm.
Sôphora japonica, L.
Stewartia malacodendron, L.
Syringa Josikæa, Jaq., etc.
Skimmia japonica.
Spiræa (tous).
Staphylea pinrata, L.
— trifoliata, L.
Sterculia platanifolia, L.
Styrax oflicinale, L.
Tamarix indica, R. et P.
Tecoma grandiflora, Don.
Weigelia rosea, etc.
Virgihia lutea, Mich, Vitex agnus castus, L,
— arborea, Fisch.
Wisteria frutescens, De.
Yucca filamentosa , L,
— flaccida, Haw.
— glaucescens, Haw.
— gloriosa, Haw.
— plicata.
— recurva, Salisb.
— obliqua.
— Stenophylla.
— aloïfolia (1).
Zizyphus jujuba, Lam.
(1) Cette espèce est la seule du genre pour laquelle il faut prendre quelques précautions contre l’intensité du froid de certains hivers. *
F7 Da
Plantes herbacées de pleine-terre.
Actæa spicata, L.
Aletris aurea, Pursh.
Alstræmeria aurantiaca, Sw.
. Amaryllis belladona, L.
— longifolia, L.
— lutea, L.
Arundo donax, L., var. ver-
sicolor.
Asclepias cornuti, Den. (A. Syriaca, L.)
— tuberosa, L.
Bambusa gracilis.
— metake.
— nigra.
Begonia discolor, L. (1) Catananche cœrulea, L.
Coreopsis diversifolia, De.
Cosmos bipinnata. Cav.
Dianthus sinensis, L., etc.
Dictamus albus, L.
— fraxinellus, EL.
Dielythra spectabilis, De.
Dodecateon meadia, L.
Doronicum caucasicum, De.
Dracocephalum speciosum , Sw.
Epimedium (plusieurs espèces).
Erythronium americanum, C.
— dens canis, L.
Escallonia floribunda, Kunt.
— montevidensis, De.
— COCCINEA.
Farfugium grande.
Gillenia trifolia, Mœnch.
Gynerium argenteum.
Hibiscus moscheutos, L.
Hibiseus roseus, Thor.
— speciosus, De.
Hotteya japonica, Hort.
Liatris elegans, W., etc.
Lilium (toutes les espèces).
Lobelia cardinalis, L., etc.
Moræa chinensis, Lam., etc.
Opuntia fragilis, Haw.
— media, Haw.
— vulgaris minor.
Echinocactus multiplex , Zacc.
— ottonis, Lehm.
Manullaria cespitosa, Otto, Michauxia campanuloides, D.S.
Oxalis arietina, L.
corallina, W.
Pancratium illyricum, L.
Pentstemon gentianoides, H. cte.
Phlomis tuberosa, L., etc.
Plumbago larpentæ.
Rudbeckia angustitolia , L, Scilla amæna, L.
— italica, L.
— siberica, Andr.
Sisyrinchium bermudiana , L.
Spigelia marylandica, L.
Tradescantia virginica, L.
Trichonema bulbocodium, H.K.
Tritoma media, Curt.
— uvaria, Ker.
Trollius americanus, De.
— asiaticus, L.
— caucasicus, De.
Tupa coccinea.
Zephyranthes atamasco, Hoot.
(1) Cette belle plante se reproduit par ses bulbes axiliaires, qui tombent à terre Vers la fin de l'automne et passent ainsi l'hiver sans aucun abri. La racine tubereuleuse de la vieille plante est quelquefois détruite par de fortes gelées; mais les bulbes axillaires ne sont jamais attaqués par le froid, même le plus intense de ce
pays.
Plantes aquatiques.
Cyperus papyrus, L. Sp. Richardia œthiopica, S. M: Aponogeton distachyum, L. Stratiotes aloides, L.
Calla palustris, L. Sagittaria brasiliensis.
Limnocharis Humboldtii, Rich. | Saururus cernuus , L., bord des Pontederia cordata, L. eaux.
Pontederia crassipes, Spreng.
Plantes soumises à la pleine-terre, en prenant la précaution d’amonceler une certaine quantité de sable fin au col de la racine.
Cassia marylandica, L. Indigofera decora.
Commelina tuberosa, R. S. Jasminum revolutum, Sims. Canna angustifolia, L. Olea europæa, L.
— discolor, W. Lagerstræmia indica, L.
— gigantea, Edw. Pittosporum undulatum, De.
Eucomis punctata, S. $. — tobira, De.
Tritoma media, Curt. Salicornia fruticosa , L.
-— uvaria, Ker. Raphiolepis salicifolia, De.
Après avoir indiqué, par les plantes acclimatées dont il vient d’être question, quel peut être en quelque sorte le climat de ce département, 11 nous reste à faire connaître, par rapport à la géographie botanique, les systèmes de classification , pour cette science, admis par les botanistes.
La géographie botanique, cette science nouvelle à laquelle des savants de premier ordre sont venus prendre part, et entre autres, dans ces derniers temps, MM. Lamouroux, Stromeyer, Tréviranus, Léopold de Buch, Wahlermberg, Hornemann, de Candolle, Schow, Bory de Saint-Vincent, mais dont la création, en définitive, est due au savant et illustre M, le baron de Humboldt, présente quelques éléments qu’il est bon de rappeler 1c1, mais que l’on peut réduire à deux principaux : la séation et l'habitation.
La station se rapporte à la nature physique de la localité dans laquelle chaque plante se rencontre, et dont les causes, au nombre de neuf, sont celles dont nous avons parlé au chapitre concernant la climatologie , telles que : l'exposition, la nature du sol, la hauteur au-dessus du niveau de la mer, la température, ete. Ainsi , la combinaison variée de toutes les influences des agents physiques devra donc se rapporter à la station des plantes.
L’habitation n'est autre que la région ou la partie du globe dans laquelle chaque espèce de plante est la plus commune,
En considérant les plantes d’après la région qu’elles occupent, M: Schow a pu rédiger la prennère géographie botanique du glohe, en classant celles-ci en 22 royaumes botaniques, suivant le partage qu’il fait du globe; et en les examinant d’après les stations qu’elles affectionnent, M. de Candolle en a formé 15 classes, auxquelles M, Bory de Saint-Vincent en a ajouté deux autres.
Voici, du reste, le tableau de ces 17 classes, tel que le Dictionnaire classique d'histoire naturelle le présente à l’article Géographie botanique, rédigé par M. Guillemin, et qui va nous servir en partie pour la classification géographique des plantes de Maine-et-Loire.